[Alboss] Comprendre la dette publique en un clic.

En ce moment, on est en mode vidéo sur ce blog. En suiviste de circonstance, je respecte le mouvement et je vous propose une vidéo que j’ai trouvé très intéressante. Elle traite de la dette publique pour nous en faire comprendre les tenants et les aboutissants en dix minutes à peine. Défi osé et, à mon humble avis de non-économiste, réussi (puisque j’ai compris). Ajoutons à cela qu’elle respecte une certaine cohérence par rapport à l’opération andouillette de Malaberg. C’est pas beau tout ça ?

A l’heure à laquelle je vous parle, certains sont attablés à Bruxelles pour sauver l’Europe dans un énième « sommet décisif » dont je souhaite de tout coeur l’échec. Il ne pourra de toute façon rien arriver de pire aux peuples européens qui souffrent de l’incompétence chronique de leurs dirigeants. Absolument rien ! Et pour ceux qui pensent que l’Europe telle que nous la connaissons et telle que nous la souhaitons n’est pas vouée à l’échec, le réveil sera rude. L’Europe court à sa perte et ces sommets ne font que retarder celle-ci.
Nico a menti, notre triple A n’est pas intouchable. La France n’est à l’abri de rien du tout et surtout pas de la récession qui va faire son grand retour dans notre pays comme dans bien d’autres. La France n’est plus qu’un pion (encore important) de l’échiquier financier européen et sera désormais pour toujours esclave de l’Allemagne qui est en train d’imposer une Europe allemande !  A défaut de pouvoir peser sur les décisions, Nico lèche les pieds à la grosse Merkel tout en ne ratant pas les bonnes occasions pour remettre en cause le résultat de son régime, ou encore de s’en prendre à plus faible que lui, David Cameron. Notre chef d’état n’a même pas l’élégance d’un bon perdant.

La pire chose qui puisse vraiment nous arriver, c’est que jeudi, après avoir bâclé le sommet de Bruxelles, Nico ne squatte pas notre soirée télévisuelle pour nous annoncer que nous devons nous préparer au sang, aux sueurs et aux larmes mais pour faire son numéro électoraliste. Il viendra surement mentir aux français une nouvelle fois, leur dire que c’est grâce à lui que l’Europe aura été « sauvée » ou encore leur faire croire à un statut intouchable de la France tout en se prosternant et se couchant avec bienveillance face aux agences de notation, et, bien sur, tapera sur les doigts de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie pour se défouler.
Qu’il vienne, qu’il nous dise qu’on va en chier, s’il en a le courage. Qu’il dise réellement ce que sera l’avenir sur le court terme pour les français (récession, chômage, appauvrissement, recul chronique du pouvoir d’achat, dégradation du niveau de la qualité de vie). Qu’il vienne, s’il en a les couilles. Qu’il vienne nous expliquer que tout le monde va devoir travailler plus pour payer les dégâts causés par une tempête dont lui et les gouvernements successifs qu’a connu le pays sont à l’origine. Qu’il vienne, s’il est un homme. Qu’il vienne nous faire culpabiliser pour des erreurs que nous n’avons pas faites !
Personnellement, je connais la réponse que je pourrais lui donner. Mais, comme je n’ai pas pour autant envie de voir passer la gauche en 2012, je m’abstiendrai.

Dans cette vidéo, il est ahurissant de constater que l’article 123 du traité de Lisbonne (prolongation naturelle de la loi du 3 janvier 73) combiné à l’irresponsabilité de nos gouvernements successifs nous ont obligés à nous endetter de 1300 milliards pour payer les seuls intérêts de nos emprunts ! Alors que sans cet article, notre dette publique serait inférieure à ce qu’elle était en 1980… Un traité de Lisbonne adopté malgré le refus des français au référendum quelques années plus tôt.

Bref, place à la projection ! Et si des économistes passent par-là, je veux bien leurs avis éclairés et éclairants, parce qu’il fait franchement sombre ici-bas.

Et maintenant que j’ai tapé sur Sarko, voyez que Hollande ne fait pas mieux… Sa réponse est elle aussi ahurissante et nous donne tellement de bonnes raisons de ne pas voter pour lui puisqu’il ne vaut pas mieux que Sarko sur ce dossier. Quitte à choisir, autant voter pour le meilleur des pires candidats. Comme je le dis depuis la fin des primaires, Hollande, quitte à être le candidat naturel de la gauche en est son candidat par défaut, mais Sarko, qui lui est le candidat naturel de la droite, sera président par défaut en 2012, pour la simple et bonne raison que la frilosité des français les empêchera de changer de capitaine en pleine tempête.

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À propos S. Z.
24 ans. Etudiant en droit à l'Université de Rouen. Je cours après l'actu des médias, de la politique et du foot. Et parfois, je donne mon avis.

7 Responses to [Alboss] Comprendre la dette publique en un clic.

  1. xerbias says:

    Je me suis donné la peine de regarder la première vidéo. Cela va à peu près jusqu’à la sixième minute, après ça devient n’importe quoi, jusqu’à devenir franchement risible. On revoit bien les partisans de la planche à billets comme solution à tous les problèmes.

    Le raisonnement « notre dette = les intérêts » est d’un ridicule achevé. Quand quelqu’un achète quelque chose à crédit, normalement, il ne compte pas payer les intérêts en réempruntant. Il doit s’organiser pour payer ces intérêts avec son revenu disponible. L’intérêt, c’est le coût de l’argent immédiat plutôt qu’éloigné dans le temps. L’intérêt, c’est aussi ce qui permet de rémunérer l’épargnant. Une entreprise, quand elle emprunte, doit pouvoir investir pour créer des flux de revenus supplémentaires suffisants pour au moins payer l’intérêt. Le problème des Etats, c’est que l’argent emprunté est dépensé pour des choses qui ne lui rapporteront pas plus, d’où sa difficulté à payer les intérêts. On paye nos dépenses de fonctionnement à crédit, c’est bien ça ce qui ne va pas.

    Quant à l’article 123 du Traité de Lisbonne, c’est l’article 104 du Traité de Maastricht, qui fut bien adopté par référendum…

    • Alboss says:

      Je suis entièrement d’accord avec toi concernant les intérêts, c’est pourquoi je prends la peine de combiner l’irresponsabilité de nos politiques à cet article.
      Quant à la planche à billets, elle n’est pas la solution à tous les problèmes et elle ne doit surtout pas l’être. Mais, force est de constater que dans la situation dans laquelle nous nous trouvons elle aurait été une formidable issue de secours ! La planche à billet oui, mais avec modération. C’est la théorie de la deuxième partie de la vidéo. Au lieu de ça, nous ne sommes pas souverains, puisque nous ne pouvons pas battre monnaie. On a vendu notre souveraineté pour bien peu…

      Et le fait qu’on ait voté favorablement lors d’un premier référendum ne veut pas dire que nous sommes condamnés au fixisme. On peut évoluer, et en 2005 les français ont dit non. A part accuser les français d’être trop cons pour comprendre un traité, on n’a jamais su tiré les leçons de ce refus.

  2. Malaberg says:

    Question : est ce que l’inflation, c’est mal ? Pourquoi ?

  3. Malaberg says:

    à part ça, ces deux vidéos sont pas trop mal. Ça rejoint pour partie ce qu’on dit au FG. Regarde donc de quel coté il faut te tourner^^

    Nous, on n’a pas peur d’affronter les marchés financiers. Je ferai peut être un billet dessus ou un florilège d’articles. Tu peux acheter le programme, au fait, c’est pas cher, 2€ dans n’importe quelle librairie, ou auprès de n’importe quel point de tractage de militants.

  4. Ping : Parlons d’Europe (et de dette) « J'ai rarement tort …

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