Primaires républicains

Non, il n’y a pas de fautes d’accord. Les électeurs de la primaire républicaine sont primaires pour la plupart. Et quand je dis « primaires » , je ne pense même pas aux candidats primaires et incultivés qui étalent leur absence totale de maîtrise de la géographie et de la géopolitique internationales.

Je pense davantage au choix des électeurs républicains, et des candidats qui ont leur préférence.

Mitt Romney, un mormon déconnecté de la réalité, et manipulé par les lobbies comme une sympathique marionnette.

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Newt Gringrich, chrétien fondamentaliste, excessif, passablement immoral (en contradiction avec les valeurs chrétiennes qu’il prône), brouillon, et qui, cerise sur le gâteau, n’a aucune chance de l’emporter face à Obama.

Rick Santorum, no comment. Un peigne dans la poche, et ses idées d’un autre temps en bandoulière.

Et pendant ce temps, Ron Paul traîne dans le ventre mou. On peut faire de savants calculs et constater que ses résultats ont progressé depuis la dernière fois, et qu’il suscite plus d’intérêt, mais quand on le compare aux autres candidats, force est de constater que le résultat obtenu est bien bas par rapport à son intelligence et à sa sagesse.

J’en viens même à espérer que Ron Paul maintienne sa candidature en tant qu’indépendant, juste pour relever le niveau… Parce que je me vois très mal soutenir un autre Républicain. Décidément, je préfère les Conservateurs britanniques. God Save The Queen !

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Demain, la crise des dettes publiques

Après une longue période de relative absence, pour cause de surcharge de travail désespérément incontournable, me voilà de retour sur ce blog, afin d’évoquer avec vous l’un des sujets qui me tient le plus à cœur aujourd’hui : la dette publique.

L’incroyable danger que représente cette dette incontrôlable, et que peu cherchent vraiment à contrôler est ma principale préoccupation pour l’avenir de notre pays, et de l’économie mondiale.

D’un point de vue strictement national, comment admettre que l’État, institution la plus élevée et légitime pour le plus grand nombre, puisse se placer dans une telle position de faiblesse ? Alors que l’État moderne et providence a endossé la responsabilité de systèmes de protection sociale toujours plus poussés, comment admettre qu’il puisse prendre le risque inconsidéré de vivre durablement au-dessus de ses moyens ? Que dira-t-on au peuple le jour où tout s’arrêtera, faute de moyens, pour avoir trop longtemps tiré sur la corde ? Aujourd’hui, l’État apparaît encore comme le protecteur des citoyens. Que fera-t-on lorsque ce bouclier tombera en poussière, du fait de l’aveuglement de générations de politiciens démagogues ? Le risque social est considérable, et un aperçu édulcoré nous est donné par les tensions sociales à l’œuvre en Grèce.

Les politiciens ont la responsabilité d’assumer la réalité de notre situation, et de dire la vérité aux citoyens. Ils doivent être capables de faire admettre au peuple qu’il vaut mieux sauver le bouclier par quelques sacrifices tant que cela est encore possible qu’attendre stoïquement, sans changer de cap, que tout s’écroule pour s’inquiéter. Pourtant, partout aujourd’hui, c’est le démagogisme qui prime. On est bien plus prompt à promettre toujours davantage de dépenses qu’à persuader les électeurs de la nécessité impérieuse d’un redressement des finances publiques.

Ce système est malsain. La croissance d’aujourd’hui, la paix sociale d’aujourd’hui, la consommation d’aujourd’hui, sont payés avec l’argent de demain. Qu’est-ce qu’emprunter, sinon avancer à aujourd’hui les investissements de demain ? Comme l’affirme mieux que moi le Minarchiste, « la dette n’est en fait qu’une façon de déplacer sa consommation du futur vers le présent. Tôt ou tard, cette dette doit être remboursée, et pour ce faire les emprunteurs devront réduire leur consommation » . Et finalement, le refus actuel de tout redressement de cette situation financière désastreuse est une forme de puissant égoïsme à l’égard des génération futures…qui pourrait bien se retourner contre les générations actuelles.

Si l’on en croit Philippe Herlin, après la crise des dettes privées que nous avons connue en 2008, partie des États-Unis, où l’endettement privé (notamment dans le cadre de l’accès à la propriété) est profondément ancré dans la culture américaine de la consommation, nous risquons d’assister à une crise des dettes publiques, dont les conséquences risquent d’être encore plus graves. En effet, en cas de crise de la dette publique, comment les États aideraient-ils les banques puisqu’ils seraient eux mêmes en faillite ? Ce scénario pourrait très vite ressembler à une joyeuse chute libre où Banques et États se tiendraient tout aussi joyeusement la main, chacun croyant pouvoir sauver l’autre.https://i1.wp.com/site.agerard.free.fr/img/dettepublique.jpg

Les signes avant-coureurs de ce séisme financier apparaissent éclatantes dans l’actualité de ces derniers jours, avec la dégradation de la note des États-Unis de « stable » à « surveillance négative » . Concrètement, ça signifie que si le pays ne redresse pas la barre dans les deux ans à venir, il est fort probable qu’il perde son « triple A » , cette assurance d’emprunter au meilleur taux sur les marchés. Quel coup de tonnerre pour un pays dont on pensait qu’il avait tout loisir de s’endetter ad vitam aeternam, grâce à la position dominante du dollar !

Ne parlons pas du Japon, où la Croissance faible se conjugue avec une dette colossale de 200% de son PIB, et les effets de la catastrophe naturelle et nucléaire que connaît actuellement le pays.

Quant à l’Europe, on en parle suffisamment pour que personne n’ignore la situation désastreuse de la Grèce, de l’Irlande, ou encore du Portugal. Mais je me demande malgré tout si sa tradition de relative rigueur budgétaire, tout au moins en ce qui concerne une partie de ses pays, ne lui permettra pas de s’en sortir paradoxalement mieux que les deux autres pôles de la Triade, puisque sa situation globale est meilleure que celle des États-Unis ou du Japon en la matière.

Cela dit, si la tempête éclate, personne ne sera épargnée. Et ce ne sera pas faute d’avoir prévenu.

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