[Alboss] Le dragon est dans la bergerie !

(Je préviens d’entrée, cet article écrit durant le week-end peut déjà, à quelques égards, paraître obsolète. Je ne pouvais pas prévoir le coup de poignard grec, et je n’étais apparemment pas le seul. Les amateurs qui nous servent de dirigeants n’ont rien vu venir non plus. Vous me pardonnerez donc. Article écrit 2 jours avant G-P, Georges Papandréou, la nouvelle référence de la chronologie de l’existence de l’UE.)

Quelle est l’Europe de mes rêves ? Ou, plutôt, est-ce que je rêve d’Europe ? Si tant est que j’en ai rêvé un jour, après le sommet de Bruxelles, toute forme de rêve européen s’est envolée à jamais.
Ceux qui, comme mon ami Alexandre, croient à l’Europe, sont forcément des rêveurs et de doux idéalistes. Et je dirais même qu’ils ont une tendance profonde à la schizophrénie.
Je m’explique. Si on lit le dernier billet d’Alexandre, il y a l’Europe d’un côté et les Etats de l’autre… la première serait responsable, prévoyante et bienveillante, les seconds seraient évidemment tout le contraire. Cette étrange dichotomie semble consciemment, (ou inconsciemment, et ce serait d’autant plus grave), ne pas vouloir tenir compte du fait que l’une est faite à partir de l’autre et que l’une ne peut exister sans l’autre. Autrement dit, ceux qui ont pondu une Europe irréprochable sur le papier sont les mêmes que ceux à la tête des Etats fautifs ! Lorsque le traité de Maastricht est ratifié, Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général adjoint du RPR, faisait campagne pour le oui. Tout comme on se souvient de cette une de Paris Match réunissant en 2005 François Hollande et Nicolas Sarkozy, chacun à la tête des deux plus grands partis politiques du pays, au diapason pour le oui au référendum sur la Constitution Européenne. Après, le tout est de savoir si on a écrit ces traités pour se donner bonne conscience ou pour les respecter…

Il est donc aberrant de dissocier les deux camps ! Il n’y a pas la vertueuse Europe d’une part et les véreux Etats de l’autre. Quand les Etats fautent, l’Europe faute ! Ne sommes-nous pas une « famille » ? C’est ce que j’ai cru comprendre ces derniers temps. Alors quand le petit frère grec faute, c’est parce que sa mère, l’Europe, a fauté au départ. Elle a soit fauté dans son éducation pour ne pas avoir su faire respecter ses règles, soit pour avoir inculqué de mauvaises règles ou même, pour avoir accepté dans la famille rapprochée (monétaire) un membre notoirement instable et malhonnête… Et qui le lui rend bien, en ce moment.
Alors, on reproche aux souverainistes d’être des boulets dont l’Europe doit se débarrasser pour avancer…  Ce serait donc en partie de la faute des sceptiques si l’Europe en est là. Et pourquoi ce ne serait pas de la faute des européistes ? C’est bien parce qu’ils n’ont jamais su nous convaincre que nous sommes toujours restés sceptiques et le cul entre deux chaises. C’est bien parce qu’ils n’ont jamais su convaincre qu’ils ont dû s’y reprendre à plusieurs fois pour faire passer en force leurs textes, au demeurant à l’apparence toujours vertueuse  et consciencieuse, censés régir l’UE. Les européistes n’ont jamais pris au sérieux les euros sceptiques. Ils n’ont jamais pris la peine de considérer leur position, la rejetant, la renvoyant dans ses 22 à la moindre occasion. Et ce, pas toujours avec élégance, dernier exemple en date : l’altercation Sarkozy-Cameron. Les européistes sont toujours parvenus à leurs fins et n’ont guère réellement souffert des euros sceptiques qui, eux, n’ont jamais bloqué le projet européen. Ils l’ont, au pire, retardé. On ne peut pas dire que le PPE soit minoritaire depuis une dizaine d’années à Strasbourg ou que l’immonde Barroso ne soit pas à la tête de la Commission européenne depuis bientôt sept ans. C’est moins la faute des sceptiques que celle des européistes eux-mêmes si nous en sommes là aujourd’hui ! Il ne faudrait pas inverser les rôles…
Mais, en même temps, si  on avait écouté les Français dès 2005, si nous n’avions pas fait voter deux fois les Irlandais pour Lisbonne, si, plus récemment, nous n’avions pas fait pression sur les Slovaques, nous n’en serions pas là. Nous aurions sûrement déjà célébré les funérailles de l’Europe un verre à la main, autour d’un bon grec en rêvant imaginant l’Europe d’après. Nous n’aurions donc pas été en retard, mais en avance.

Nul doute que Victor Hugo aurait considéré le projet actuel comme une félonie faite à ce que devaient être, selon lui, les Etats-Unis d’Europe !
Le dernier coup porté à cette Europe est venu du sommet de Bruxelles. Modestement, Sarkozy nous expliquait que lui et toute la bande d’incapables avaient non pas seulement sauvé l’Europe mercredi, mais le monde ! Je suis sûr que les Ouzbeks et autres Népalais peuvent souffler, l’Europe est sauvée. Mais à quel prix, puisque nous avons pactisé avec le diable. C’est d’ailleurs Nicolas Sarkozy en personne qui s’est entretenu avec lui au téléphone. Et le diable européen porte désormais un nom : Hu Jintao.
Alors, certes Alexandre, l’Europe n’a pas de politique économique et budgétaire fédéralisée, mais l’Europe a une BCE. On crache sur ceux qui usent de l’argument de l’indépendance et de la souveraineté des Etats et, dans le même temps, on  se soumet à jamais à l’ogre Chinois ? Si je comprends bien : pas de jaloux, de souveraineté et d’indépendance il n’y en aura ni pour les Etats ni pour l’Union Européenne ? Je trouve que les européistes ont poussé leur aversion pour ces deux composantes essentielles d’une nation ou d’une union un peu trop loin… Pourquoi l’Europe renie ses propres institutions pour vendre son âme aux chintoks ? Dans tout autre pays du monde, et c’est ce qui se passe aux USA, étant donné la gravité de la situation, on aurait fait appel à la planche à billets. Un pouvoir régalien ! Un levier qu’actionnent seulement les Etats qui sont maîtres de leur destin. Quoi ? Was ? Ah ja, ja, ja… c’est vrai, nous avons vainement demandé la permission au Bundestag avant de se prosterner… Nein inflation ! Verboten ! Traktat ! Heil Angela !

Ou, plutôt ni hao Hu Jintao ! Eh oui, faut se mettre à la page, le chinois va devenir la langue d’usage en Europe, maintenant. Dumping chinois ? Barrières douanières avec la Chine ? Pillage par la Chine de nos technologies sur l’autel du transfert de technologie ? Et, accessoirement, respect des droits de l’homme ? Terminé ! On n’en parle plus, alors que hier encore Sarkozy s’en insurgeait. Il ne faut plus agacer les salvateurs cocos chinois. Au contraire, on se félicite, dixit Sarkozy, que la Chine fasse tellement confiance à l’Euro qu’elle décide d’investir dedans. C’est formidable ! Je me pince pour y croire tellement c’est beau.
En provoquant une guerre mondiale, l’Allemagne nous avait déjà contraints au protectorat américain. Maintenant, sa peur bleue de l’inflation nous subordonne à la Chine sans pour autant offrir une solution sur le long terme.
Les européistes disent qu’il en va du respect des traités comme du respect de l’Europe. Néanmoins, je pense que l’Europe se serait bien passée de cet infâme signe respectif. En 2008, la solution est venue des Etats. On a définitivement constaté que l’Europe n’était pas l’outil adapté à la résolution de crises. En s’assoyant sur les traités, les protocoles et autres conventions, chaque Etat dans son coin a sauvé ses banques avec plus ou moins de brio. Cette fois, hypocrisie oblige, le piège des textes s’est refermé sans aucune possibilité de l’entrouvrir, même sous la pression que nous ne pouvions de toute façon pas exercer sur une Angela en position de force.
L’hypocrite mouton européen qui avait inventé l’euro pour fuir Oncle Sam se jette maintenant dans la gueule du dragon chinois. Etrange parcours.

Le sommet de Bruxelles a donc sauvé l’Euro pour mieux tuer l’Europe. Jeudi, au lendemain du sommet, les bourses se remettaient dans un élan presque orgasmique de leurs déboires… Par l’afflux de ces bonnes nouvelles politiques, leur turgescence faisait monter la valeur de l’euro emportant avec elle toujours plus la compétitivité de nos industries depuis toujours plombées par une monnaie sur évaluée… L’euro est un problème sans solution. Comme disait Einstein, « un problème sans solution, est un problème mal posé ». On en revient à la responsabilité  de l’Europe, comme des Etats.
Mais, comme la libido finit toujours par retomber, dès le lendemain, l’euphorie laissait place nette au doute de la panne italienne. L’Italie de Berlusconi qui pose un problème de libido, le comble…
Ainsi, les paris sont ouverts pour la date du prochain sommet décisif (presque le 20ème depuis le début de la crise), dans quelques jours, semaines ou mois ? (Les Grecs viennent d’apporter la réponse à cette question. Il aura fallu six jours pour qu’une nouvelle réunion de crise soit programmée ! C’est fort !)

De cette Europe là, désormais à la botte d’une dictature sans nom, souffrez que je ne puisse non pas en rêver mais lui souhaiter tout le mal du monde. Au fond, je rêve d’une seule chose : c’est que le cauchemar qu’est actuellement l’Union Européenne, prenne un terme définitif !
Bref, j’aurais aimé finir sur du Einstein mais c’est Bigard qui va conclure. Ainsi, à défaut de trouver le moyen de l’escalader, « c’est au pied du mur que l’on voit mieux le mur ».

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[Alboss] Comprendre la dette publique en un clic.

En ce moment, on est en mode vidéo sur ce blog. En suiviste de circonstance, je respecte le mouvement et je vous propose une vidéo que j’ai trouvé très intéressante. Elle traite de la dette publique pour nous en faire comprendre les tenants et les aboutissants en dix minutes à peine. Défi osé et, à mon humble avis de non-économiste, réussi (puisque j’ai compris). Ajoutons à cela qu’elle respecte une certaine cohérence par rapport à l’opération andouillette de Malaberg. C’est pas beau tout ça ?

A l’heure à laquelle je vous parle, certains sont attablés à Bruxelles pour sauver l’Europe dans un énième « sommet décisif » dont je souhaite de tout coeur l’échec. Il ne pourra de toute façon rien arriver de pire aux peuples européens qui souffrent de l’incompétence chronique de leurs dirigeants. Absolument rien ! Et pour ceux qui pensent que l’Europe telle que nous la connaissons et telle que nous la souhaitons n’est pas vouée à l’échec, le réveil sera rude. L’Europe court à sa perte et ces sommets ne font que retarder celle-ci.
Nico a menti, notre triple A n’est pas intouchable. La France n’est à l’abri de rien du tout et surtout pas de la récession qui va faire son grand retour dans notre pays comme dans bien d’autres. La France n’est plus qu’un pion (encore important) de l’échiquier financier européen et sera désormais pour toujours esclave de l’Allemagne qui est en train d’imposer une Europe allemande !  A défaut de pouvoir peser sur les décisions, Nico lèche les pieds à la grosse Merkel tout en ne ratant pas les bonnes occasions pour remettre en cause le résultat de son régime, ou encore de s’en prendre à plus faible que lui, David Cameron. Notre chef d’état n’a même pas l’élégance d’un bon perdant.

La pire chose qui puisse vraiment nous arriver, c’est que jeudi, après avoir bâclé le sommet de Bruxelles, Nico ne squatte pas notre soirée télévisuelle pour nous annoncer que nous devons nous préparer au sang, aux sueurs et aux larmes mais pour faire son numéro électoraliste. Il viendra surement mentir aux français une nouvelle fois, leur dire que c’est grâce à lui que l’Europe aura été « sauvée » ou encore leur faire croire à un statut intouchable de la France tout en se prosternant et se couchant avec bienveillance face aux agences de notation, et, bien sur, tapera sur les doigts de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie pour se défouler.
Qu’il vienne, qu’il nous dise qu’on va en chier, s’il en a le courage. Qu’il dise réellement ce que sera l’avenir sur le court terme pour les français (récession, chômage, appauvrissement, recul chronique du pouvoir d’achat, dégradation du niveau de la qualité de vie). Qu’il vienne, s’il en a les couilles. Qu’il vienne nous expliquer que tout le monde va devoir travailler plus pour payer les dégâts causés par une tempête dont lui et les gouvernements successifs qu’a connu le pays sont à l’origine. Qu’il vienne, s’il est un homme. Qu’il vienne nous faire culpabiliser pour des erreurs que nous n’avons pas faites !
Personnellement, je connais la réponse que je pourrais lui donner. Mais, comme je n’ai pas pour autant envie de voir passer la gauche en 2012, je m’abstiendrai.

Dans cette vidéo, il est ahurissant de constater que l’article 123 du traité de Lisbonne (prolongation naturelle de la loi du 3 janvier 73) combiné à l’irresponsabilité de nos gouvernements successifs nous ont obligés à nous endetter de 1300 milliards pour payer les seuls intérêts de nos emprunts ! Alors que sans cet article, notre dette publique serait inférieure à ce qu’elle était en 1980… Un traité de Lisbonne adopté malgré le refus des français au référendum quelques années plus tôt.

Bref, place à la projection ! Et si des économistes passent par-là, je veux bien leurs avis éclairés et éclairants, parce qu’il fait franchement sombre ici-bas.

Et maintenant que j’ai tapé sur Sarko, voyez que Hollande ne fait pas mieux… Sa réponse est elle aussi ahurissante et nous donne tellement de bonnes raisons de ne pas voter pour lui puisqu’il ne vaut pas mieux que Sarko sur ce dossier. Quitte à choisir, autant voter pour le meilleur des pires candidats. Comme je le dis depuis la fin des primaires, Hollande, quitte à être le candidat naturel de la gauche en est son candidat par défaut, mais Sarko, qui lui est le candidat naturel de la droite, sera président par défaut en 2012, pour la simple et bonne raison que la frilosité des français les empêchera de changer de capitaine en pleine tempête.

[Alboss] Que la droite soit… de droite !

De droite et opposé au débat sur la laïcité ! Mais je n’y suis pas opposé pour les mêmes raisons que François Fillon ou Roselyne Bachelot. Ceux-ci craignent que le débat ne vire à la « stigmatisation » de l’Islam… Je ne crains rien, j’en suis convaincu. Mais ce n’est toujours pas pour cette raison. J’y suis tout simplement opposé parce qu’il ne s’agit que d’un simulacre de débat. Avec celui sur l’identité nationale, l’UMP et le Gouvernement avaient compris à leurs dépens qu’un débat ne se fait pas sur commande à une échelle aussi importante que la réunion de citoyens désireux de joutes verbales dans toutes les préfectures de France. De ce fait, cette fois, le débat sera interne à l’UMP.  Alors pourquoi répéter à longueur de journée que ce débat est essentiel, car il répond aux préoccupations des Français, si c’est pour au final n’offrir la possibilité d’en discuter qu’aux français de droite et détenteurs d’une carte UMP ? C’est avant tout un jouet permettant aux Copéistes d’assouvir leurs pulsions onanistes.
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[Alboss] Ah, oui… la Libye !

On en reparle ! Il était temps. Le dossier s’était perdu entre un séisme, un tsunami et une probable catastrophe nucléaire. V’là que l’océan de l’actualité ramène à nouveau sur nos rivages médiatiques et polémiques la question Libyenne. Loin de moi l’idée de vouloir dénigrer l’ampleur des terribles évènements qui, sans mauvais jeu de mot, secouent le Japon, mais me concernant une vie nippone ne vaut pas plus qu’une vie libyenne. D’autant plus que j’estime qu’il faut aussi savoir s’incliner devant les forces de la nature et ne pas se lamenter. Et, au contraire, savoir se soulever durablement face au délire d’un seul homme dont sont victimes des centaines de milliers de personnes. Mais, force est de reconnaître que ce ne sont pas tant les dégâts causés ni le malheur imperceptible d’un des peuples les plus dignes au monde qui intéressent les infâmes affamés de sensations fortes, mais bien le risque d’une explosion nucléaire à grande échelle. Oui, il faut être bien sûr d’avoir assez de munitions en pastilles d’iode au cas où un hypothétique nuage radioactif tchernobylien aurait la bonne idée de parcourir plus de 90 000km pour venir nous faire chier en France quoi ! Namého !

En parlant de munitions, les valeureux Libyens en manquent depuis bien longtemps. Ils en avaient suffisamment pour attirer l’attention de la Communauté Internationale sur leur cause. Aujourd’hui, ils en ont suffisamment pour ne pas offrir l’ultime privilège aux mercenaires de Kadhafi de les liquider.  Lire la suite

Socialistes : le degré zéro de la politique

Quelle ne fut pas ma stupeur quand je découvris hier soir un mail de Jean-François Copé dans ma boîte mail, pour nous avertir de sa réaction à la dernière trouvaille tordue des Jeunes Socialistes ! Mais ce n’est rien comparé à ma stupeur au moment de découvrir la nature de ces affiches.

Je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps :

https://i0.wp.com/www.picdo.net/fichiers/2011/2/24/cd268904-78fd-4955-aa8e-eb7237bfd037_Affiche-MJS.jpg

(cliquez pour agrandir et admirer la chose dans le détail)

« Une nouvelle étape dans la bassesse a été franchie avec l’affiche du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui détourne honteusement une photo dans l’unique but d’assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler, et ceux qui soutiennent le président de la République aux nazis!« , a dénoncé le Président de l’UMP.

Je suis au regret de vous annoncer que le Parti Socialiste a officiellement touché le fond. Admirateurs de son exploration des fonds marins de la politique, rassurez-vous ! Il a toujours su démontrer qu’à chaque fois qu’il touche le fond, il creuse encore !

Cette affiche est minable, ignoble, désastreuse. Alors que j’en entendais certains critiquer les affiches de l’UMP sans la moindre raison valable, j’espère que celui qui se permettait d’évoquer « les scandaleuses affiches de l’UMP » sera aussi prompt à réagir cette fois ci.

Voilà le PS à nouveau réduit par son inconséquence politique à se réfugier derrière les confortables remparts du point Godwin : il est tellement simple d’assimiler son adversaire à Hitler, quand les idées viennent à manquer. C’est même une théorie éprouvée.

http://godwinner.files.wordpress.com/2009/10/godwin_point_by_seboun.png

Alors que certains surfent sur la mode de l’indignation, voici un parfait sujet d’indignation. Il faut croire que le niveau du débat politique a réellement atteint des niveaux de nullité assez rares. C’est comme ça que les Socialistes espèrent trouver une certaine légitimité ? En réalité, ils continuent à passer sereinement pour des idiots.

Et la bêtisé est d’autant plus significative alors même que des peuples entiers se battent, et crèvent sous les balles insensibles de soldats dociles dans la plupart des pays du Maghreb, avec l’espoir de conquérir ne serait-ce qu’un quart de la liberté et de la démocratie dont nous jouissons de ce côté-ci de la Méditerranée. Il est facile, pour un jeune socialiste français pourri gâté de démocratie, de confort et de liberté, de revêtir, le temps d’une affiche, le costume de résistant et de défenseur révolté de la démocratie. Il est facile de maquiller notre démocratie en dictature pour les besoins d’une minable propagande. Il est facile de s’indigner, ou de faire semblant de s’indigner contre les prétendus risques pour notre démocratie, comme le suggère cette affiche. Mais c’est une insulte pour tous les peuples qui se battent pour leur liberté. Beaucoup de jeunes n’ont visiblement pas conscience de ce que cela signifie, de la chance qu’ils ont, et du trésor de la démocratie qu’on leur confie en héritage. Mais peut-être ne savent-ils même pas que la plupart de ces dictateurs qu’il est de bon ton de conspuer se revendiquent socialistes, et ont même été membres de l’Internationale Socialiste, dont la vice-présidente est Ségolène Royal. Voilà qui remet les choses en perspective. Se tromperaient-ils de combat ? Les évènements de ces jours-ci rendent encore plus criant le décalage entre l’exagération d’une poignée de jeunes inconscients et la réalité du combat pour la démocratie. Pour changer du sempiternel « si t’es pas content, va voir en Corée du Nord » , j’ai envie de dire « si tu veux défendre la démocratie, va à Tripoli » .

Alors, on apprend ce matin que ces affiches ont été conçues localement, et n’engagent pas l’ensemble du Mouvement des Jeunes Socialistes. Il paraît même qu’elles vont être retirées. Seulement, notre chère blogosphère ne s’était-elle pas indignée lorsqu’un membre isolé, seul, individuel des Jeunes Populaires avait tenu des propos racistes sur Twitter, à propos des « noirs » de l’équipe de France de handball ? A l’époque, j’entendais que ces propos n’étaient pas un cas isolé (ah bon ?) et qu’ils permettaient, de fait, d’en faire porter la responsabilité à l’ensemble des Jeunes Pop’. Du coup, on n’entendait pas « un tel à tenu ces propos » mais « un Jeune Pop a tenu ces propos«  . Par conséquent, dans l’affaire qui nous préoccupe, j’estime que c’est à l’ensemble des Jeunes Socialistes d’être tenus pour responsables, surtout que pour concevoir des affiches, il a fallu l’assentiment d’une bonne série de responsables du mouvement. Contrairement aux propos tenus par un individu sur Twitter. Et oui.

Mais sans qu’il soit nécessaire d’employer un raisonnement aussi poussé, on peut légitiment penser que le lexique Nazifiant est devenu chose courante au sein du Parti Socialiste. C’est passé quasiment inaperçu, mais ce cher Moscovici n’a rien trouvé de mieux que de comparer les propos de Jacob sur DSK à ceux qu’aurait pu tenir le « maréchal Pétain«  . Je vous invite à prendre connaissance de la petit histoire. Ça commence quand même à faire beaucoup, non ? A quand Fillon comparé à Laval et André Santini à Mussolini ? Avec le PS, il faut décidément s’attendre à tout. Et toutes ces affaires sont fortement révélatrices du vide idéologique du PS, qui ne navigue que sur des mots creux, et la vanité de propos déplacés.

J’attends toujours que le PS ait la dignité de présenter des excuses au Président de la République et à ses électeurs, sachant que Nicolas Sarkozy a été élu démocratiquement, au suffrage universel, par 53% des Français. Et puisqu’elle voue un culte aux excuses, et recommande à tout un chacun de s’excuser pour tout et n’importe quoi, je suggère que Ségolène Royal s’en charge. Elle en a fait une spécialité.

Il y a des jours, j’aurais vraiment honte d’être socialiste.

Qu’attendent les Socialistes pour réagir ? « Jusqu’où les laisserez vous aller » dans la bêtise ?

[Alboss] Intéressons-nous au Kosovo…

Je vais donc, par ce billet, participer, moi aussi, à l’intérêt subit à l’effet du Kosovo. On ne parle, depuis la fin de la guerre, de ce pays que lorsqu’il pose problème. Et une problématique, plus que d’autres, semble revenir inlassablement et retenir l’intérêt des médias, qu’ils soient français ou plus largement occidentaux. C’est le problème du trafic d’organes. Lire la suite

[Alboss] L’Europe, le meilleur allié de vos projets !

L’Union Européenne c’est un budget de 120 milliards d’euros. Pour les fédéralistes, tels que mon ami Alexandre, c’est très insuffisant. Pour moi, c’est déjà bien. Enorme, même, quand on prend la mesure de son objectif : financer le travail d’eurocrates (grassement payés en plus, puisque le salaire moyen d’un député européen est de 17 500€/mois !) passant le plus clair de leur temps à inventer des traités de principe pour faire chier leur monde. Et parfois, avec cet argent, l’Europe peut se montrer très généreuse, trop peut-être. Lire la suite

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