[Alboss] Des scènes surréalistes au Parlement Européen…

L’excellente émission de François Pécheux, « Une semaine d’enfer » sur France 4, dévoilait la semaine dernière un reportage édifiant réalisé par les équipes allemandes de la chaîne RTL. Les journalistes Allemands ont eu la bonne idée de confirmer une fois pour toute la réputation de bien des parlementaires européens : ils seraient (très bien) payés à rien foutre !

Et on assiste à  des scènes totalement surréalistes… Les députés se succèdent, valises à la main, devant un bureau pour venir émarger une feuille de présence et quitter le parlement sans jamais y siéger ! Mais, il y a plus surréaliste. Surpris et embarrassés de constater la présence d’une équipe de journalistes, ils sont nombreux à sortir de l’ascenseur pour y retourner aussitôt, notamment une député écologiste qui cherche à tout prix à cacher son visage… une élue du peuple !

Finalement, l’équipe de tournage va se faire virer par la sécurité alors qu’ils sont accrédités et donc dans leur plein droit.

Rappelons que ces députés sont parmi les mieux payés au monde alors que ce sont sûrement les députés avec le moins de responsabilités et de prérogatives… au monde ! Gabegie européenne, quand tu nous tiens.

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[Alboss] Sous le pédalo, y a du flot !

La gauche est en train d’offrir un splendide spectacle médiatique qui promeut à la perfection son talent inné de la désorganisation, de l’incohérence et de la capacité à se flinguer toute seule, même lorsqu’elle n’a pas d’adversaire officiellement déclaré à droite ! On croyait que les primaires devaient justement remédier à tout cela et que nous n’aurions plus jamais à goûter à la cacophonie habituelle…  il faut croire qu’il est toujours bon de croire… ou pas ! Et, paradoxalement, c’est M’dame Duflot qui mène la barque de tout ce beau monde socialiste, comme écologiste. Nous serions-nous trompés de capitaine ?

L’épisode qui se joue actuellement avec Europe Ecologie Les Verts n’est finalement rien d’autre que la conséquence du tout premier épisode : celui de la présentation de l’équipe de campagne. Et c’est là qu’intervient le talent de désorganisation, comme ce qui risque de devenir une constante de la campagne de Hollande. Pour ne froisser personne, ce sont ainsi pas moins de soixante membres de l’équipe de campagne qui sont entrés sur une scène à l’évidence bien trop petite pour les accueillir. Une scène, que dis-je, un catafalque qui à ce rythme accueillera bientôt le cercueil de la campagne socialiste. Mais cela montre à quel point les socialistes n’ont rien appris de l’importance du détail dans ces mises en scène. Et ça se permet de critiquer Eva Joly sur sa communication hasardeuse…

Avec l’accord surgit l’incohérence. L’incohérence des positions entre le PS qui se voit ouvertement imposer une partie de son programme par Areva et les Verts pour qui les circonscriptions ont autant de valeur que le nombre de centrales nucléaires vouées à disparaître.
L’incohérence ensuite puisque c’est un petit groupe d’oligarques qui a décidé de cet accord ! A gauche, certains, à l’image de Bertrand Delanoë ont été mis devant le fait accompli. Il n’a rien demandé à personne Bertrand, et v’là qu’il va se retrouver avec la Duflot dans les parages et à terme en tant qu’adversaire du PS pour la Mairie de Paris.
L’incohérence enfin avec le silence puis les propos ravageurs d’Eva Joly. Elle est la seule à avoir le courage de défendre ses positions sur le nucléaire et cet accord lui flingue littéralement sa campagne ! Elle pourrait se retirer dès maintenant que cela ne changerait rien ! Eva, qui voit la présidentielle comme une élection des idées là où c’est un concours d’image, est tombée de très haut. Elle comprend finalement qu’elle est tout simplement au service de sa patronne, Cécile Duflot. Eva Joly, n’est qu’un alibi sur pattes. EELV joue un peu, comme cela se fait au football, dans un système au service du meilleur buteur. Sauf que là où les autres partis en font autant mais pour leurs candidats désignés, EELV le fait pour sa présidente. Les écolos visent davantage les législatives censées les sauver de leur gouffre financier plutôt que la présidentielle. Et, apparemment, Eva n’était pas au courant. De l’incompréhension, au-delà de l’incohérence.

Et quand Eva bafouille, c’est Cécile qui est réquisitionnée pour mettre les choses au clair. Ben oui… paraît qu’elle n’a pas d’expérience la Joly, elle est bien trop naïve et sincère pour la laisser briller seule sur scène. C’est Noël Mamère qui le dit, « Eva Joly n’est pas assez chevronnée ». Elle n’a pas l’hypocrisie de Duflot, c’est certain. J’ai beau ne pas être d’accord avec elle, je trouve Eva courageuse… ou kamikaze d’ailleurs. Ce qui me fait dire qu’elle devrait abandonner sa candidature sur le champ ou quitter le parti et faire cavalier seul. Mais poursuivre sa campagne dans ces conditions devient suicidaire.

Sarkozy ? Il va bien, merci !

Pour toutes ces raisons et bien d’autres en perspective, le PS démontre encore une fois qu’il n’a toujours pas rangé au placard la machine à perdre. Elle semble même mieux huilée que jamais.

Et cela profite évidemment à un candidat qui n’est même pas déclaré, Nicolas Sarkozy. Au baromètre des sondages, François Hollande perd neuf points en un mois. Au premier tour Sarko est à 29% et Hollande à 30%. Au second, Hollande gagnerait encore par 58% à 42%. Neuf points en un mois ! il en reste presque six, des mois…
Le plus intéressant dans l’affaire, c’est de constater le pouvoir de nuisance des partis de gauche sur le PS. L’extrême gauche est inexistante, Mélenchon ne décolle absolument pas d’un iota et ce depuis des mois maintenant. Même les écolos ne profitent pas de la baisse de Hollande. Seul Chevènement passe de 1  à 3%, il triple ses intentions de vote. Les points perdus par le capitaine du pédalo ne tombent donc pas dans l’escarcelle des moussaillons verts ou des pirates rouges qui font perdre des points au PS au profit quasi exclusif de la droite !
Mais, il y a plus inquiétant pour la gauche et plus rassurant pour la droite. Hollande a perdu 25% des intentions de votes chez les ouvriers. En conséquence, pour la première fois, Nicolas Sarkozy le devance avec 20% sur cette catégorie socioprofessionnelle. Et même tendance chez les 35-49 ans.

En somme, François Hollande ressort plus affaibli que jamais des dernières épreuves. L’image de flamby lui colle encore et toujours à la peau. Il se retrouve à gérer le pire des accords possibles avec les pires partenaires possibles. Il donne l’image d’un candidat embourbé dans des querelles partisanes dont on ne voit pas la fin pendant que Sarkozy profite à plein régime de la crise qu’il instrumentalise à souhait et à la perfection ! Un début de campagne bordélique avec  une équipe de soixante membres et autant de personne douées de parole et d’opinions, une volonté de ne pas froisser les autres partis de gauche sans pour autant parvenir à les rassembler, une extrême droite plus en forme que jamais. Il y a chez François Hollande une tendance à la jospinisation.

Et on sait tous sur quels rivages cela mène…

[Alboss] Quand le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

Le corps de la petite Agnès a donc été retrouvé calciné, ce après avoir subi une agression sexuelle. La nouvelle tant redoutée est tombée et son agresseur rapidement identifié. L’espoir d’une famille s’est envolé et une ineffable douleur a pris le relais pour ne plus jamais s’éteindre. Elle sera éternelle. Une douleur comme seul le manque d’un être cher arraché impromptument à la vie peut en provoquer. Une douleur que chaque instant, chaque chose, chaque souvenir et chaque lieu vous rappelle. Une douleur qu’on ne peut fuir tant qu’on est sur Terre, mort parmi les vivants. Il est des deuils qui ne se font jamais. Celui d’un enfant,  venu sur terre faire un petit tour de 13 ans, ne vous laisse même pas le souvenir d’un sourire… Lire la suite

[Alboss] Dix raisons sans prétention de voter pour le mollasson !

Je m’étais juré de ne pas céder à la mode des chaînes… mais quand c’est pour la bonne cause, je rends toujours service. Comme mes camarades, Alexandre et Malaberg, ont déjà été très prolifiques, je viens en complément, comme tout ce qui vient en bout de chaîne. En espérant que vous y trouverez votre bonheur. Alors, ni bonnes, ni meilleures, elles sont juste dix pour vous convaincre de voter Hollande. A prendre ou à laisser.

François Hollande.Cette image ne fait pas partie des 10 raisons. Ne pas en tenir compte avant de les lire. Il est important d’avoir l’esprit indépendant de tout apriori.

  1.  Pour voir la tête de Royal qui avait pensé se débarrasser d’un looser.  Et, avouez-le, on a tous envie de la revoir pleurer.
  2. Parce que nous dominerons Merkel dans un domaine au moins : le régime. Et nous pourrons même envisager un transfert de technologie, à défaut de leur vendre de l’électricité issue du nucléaire.
  3. Parce que Yannick Noah reviendra habiter en France, et donc… euh, chanter.
  4. Parce qu’on a tous envie de le voir en visite officielle en Hollande.
  5. Parce que, une fois Président, il ne sera plus le vilain cumulard de la gauche !
  6. Parce que sa femme ne fera pas d’albums.
  7. Parce que Nadine Morano ne sera plus au gouvernement et, par la même occasion, disparaîtra à jamais de nos vies. (Quoique…)
  8. Parce que la droite sombrera dans les pires bassesses et tout le monde balancera sur les 5 années de présidence Sarkozy. Takkiédine et Bourgi, ce serait de la franche rigolade à côté.
  9. Pour créer un précédent : ne pas faire mentir les sondages.
  10. Raison purement personnelle : parce qu’il est supporter de l’AS Monaco (club relegué en Ligue 2 et aux portes du National).

Voilà. Dix raisons de voter Hollande. Pour tout le reste, il y a Sarkozy.

[Alboss] Non, il n’a pas changé.

Nicolas Sarkozy a encore frappé. On se souviendra ad vitam aeternam du Fouquet’s. Cet homme qui avait dîné le soir de son accession à la plus haute responsabilité de notre République sur les Champs a remis ça à Cannes.

Alors que François Fillon nous annonce très humblement que le budget voté pour l’année prochaine sera le plus rigoureux depuis la seconde guerre mondiale. Alors qu’on cherche 6 à 8 misérables (en comparaison du FESF) milliards d’euros pour combler nos trous et garder nos A, les dépenses de Sarkozy durant le sommet du G20 à Cannes sonnent comme une terrible provocation. Une ultime provocation !

Si David Cameron sait se contenter de « peu », entendez quand même 1950€ la nuit dans une suite au Mariott, si Hu Jintao, l’homme le plus influent de la planète actuellement, sait être « raisonnable » avec une suite à 11 000€ la nuitée, si Berlusconi a choisi le Carlton (sûrement sur les conseils de DSK), et ses suites à 29 000€, notre Président, lui, a même battu Barack (35 000€) ! Que dis-je, il a fracassé la baraque avec 37 000€ dépensés chaque nuit pour une suite présidentielle dans le Majestic !

C’est consternant… On nous parlait de « traits tirés », de « fatigue », de « discussion nocturnes sans fin », de « nuits blanches »… Alors pourquoi dépenser 37000€ pour une suite si ce n’est pas pour y dormir dedans ? Oui, je suis volontairement naïf et candide. Et même con, parce que nous sommes tous pris pour des cons.

La « République responsable » vous salue bien avec ces quelques clichés de vacances sur les bords de la french riviera.

[Alboss] Le dragon est dans la bergerie !

(Je préviens d’entrée, cet article écrit durant le week-end peut déjà, à quelques égards, paraître obsolète. Je ne pouvais pas prévoir le coup de poignard grec, et je n’étais apparemment pas le seul. Les amateurs qui nous servent de dirigeants n’ont rien vu venir non plus. Vous me pardonnerez donc. Article écrit 2 jours avant G-P, Georges Papandréou, la nouvelle référence de la chronologie de l’existence de l’UE.)

Quelle est l’Europe de mes rêves ? Ou, plutôt, est-ce que je rêve d’Europe ? Si tant est que j’en ai rêvé un jour, après le sommet de Bruxelles, toute forme de rêve européen s’est envolée à jamais.
Ceux qui, comme mon ami Alexandre, croient à l’Europe, sont forcément des rêveurs et de doux idéalistes. Et je dirais même qu’ils ont une tendance profonde à la schizophrénie.
Je m’explique. Si on lit le dernier billet d’Alexandre, il y a l’Europe d’un côté et les Etats de l’autre… la première serait responsable, prévoyante et bienveillante, les seconds seraient évidemment tout le contraire. Cette étrange dichotomie semble consciemment, (ou inconsciemment, et ce serait d’autant plus grave), ne pas vouloir tenir compte du fait que l’une est faite à partir de l’autre et que l’une ne peut exister sans l’autre. Autrement dit, ceux qui ont pondu une Europe irréprochable sur le papier sont les mêmes que ceux à la tête des Etats fautifs ! Lorsque le traité de Maastricht est ratifié, Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général adjoint du RPR, faisait campagne pour le oui. Tout comme on se souvient de cette une de Paris Match réunissant en 2005 François Hollande et Nicolas Sarkozy, chacun à la tête des deux plus grands partis politiques du pays, au diapason pour le oui au référendum sur la Constitution Européenne. Après, le tout est de savoir si on a écrit ces traités pour se donner bonne conscience ou pour les respecter…

Il est donc aberrant de dissocier les deux camps ! Il n’y a pas la vertueuse Europe d’une part et les véreux Etats de l’autre. Quand les Etats fautent, l’Europe faute ! Ne sommes-nous pas une « famille » ? C’est ce que j’ai cru comprendre ces derniers temps. Alors quand le petit frère grec faute, c’est parce que sa mère, l’Europe, a fauté au départ. Elle a soit fauté dans son éducation pour ne pas avoir su faire respecter ses règles, soit pour avoir inculqué de mauvaises règles ou même, pour avoir accepté dans la famille rapprochée (monétaire) un membre notoirement instable et malhonnête… Et qui le lui rend bien, en ce moment.
Alors, on reproche aux souverainistes d’être des boulets dont l’Europe doit se débarrasser pour avancer…  Ce serait donc en partie de la faute des sceptiques si l’Europe en est là. Et pourquoi ce ne serait pas de la faute des européistes ? C’est bien parce qu’ils n’ont jamais su nous convaincre que nous sommes toujours restés sceptiques et le cul entre deux chaises. C’est bien parce qu’ils n’ont jamais su convaincre qu’ils ont dû s’y reprendre à plusieurs fois pour faire passer en force leurs textes, au demeurant à l’apparence toujours vertueuse  et consciencieuse, censés régir l’UE. Les européistes n’ont jamais pris au sérieux les euros sceptiques. Ils n’ont jamais pris la peine de considérer leur position, la rejetant, la renvoyant dans ses 22 à la moindre occasion. Et ce, pas toujours avec élégance, dernier exemple en date : l’altercation Sarkozy-Cameron. Les européistes sont toujours parvenus à leurs fins et n’ont guère réellement souffert des euros sceptiques qui, eux, n’ont jamais bloqué le projet européen. Ils l’ont, au pire, retardé. On ne peut pas dire que le PPE soit minoritaire depuis une dizaine d’années à Strasbourg ou que l’immonde Barroso ne soit pas à la tête de la Commission européenne depuis bientôt sept ans. C’est moins la faute des sceptiques que celle des européistes eux-mêmes si nous en sommes là aujourd’hui ! Il ne faudrait pas inverser les rôles…
Mais, en même temps, si  on avait écouté les Français dès 2005, si nous n’avions pas fait voter deux fois les Irlandais pour Lisbonne, si, plus récemment, nous n’avions pas fait pression sur les Slovaques, nous n’en serions pas là. Nous aurions sûrement déjà célébré les funérailles de l’Europe un verre à la main, autour d’un bon grec en rêvant imaginant l’Europe d’après. Nous n’aurions donc pas été en retard, mais en avance.

Nul doute que Victor Hugo aurait considéré le projet actuel comme une félonie faite à ce que devaient être, selon lui, les Etats-Unis d’Europe !
Le dernier coup porté à cette Europe est venu du sommet de Bruxelles. Modestement, Sarkozy nous expliquait que lui et toute la bande d’incapables avaient non pas seulement sauvé l’Europe mercredi, mais le monde ! Je suis sûr que les Ouzbeks et autres Népalais peuvent souffler, l’Europe est sauvée. Mais à quel prix, puisque nous avons pactisé avec le diable. C’est d’ailleurs Nicolas Sarkozy en personne qui s’est entretenu avec lui au téléphone. Et le diable européen porte désormais un nom : Hu Jintao.
Alors, certes Alexandre, l’Europe n’a pas de politique économique et budgétaire fédéralisée, mais l’Europe a une BCE. On crache sur ceux qui usent de l’argument de l’indépendance et de la souveraineté des Etats et, dans le même temps, on  se soumet à jamais à l’ogre Chinois ? Si je comprends bien : pas de jaloux, de souveraineté et d’indépendance il n’y en aura ni pour les Etats ni pour l’Union Européenne ? Je trouve que les européistes ont poussé leur aversion pour ces deux composantes essentielles d’une nation ou d’une union un peu trop loin… Pourquoi l’Europe renie ses propres institutions pour vendre son âme aux chintoks ? Dans tout autre pays du monde, et c’est ce qui se passe aux USA, étant donné la gravité de la situation, on aurait fait appel à la planche à billets. Un pouvoir régalien ! Un levier qu’actionnent seulement les Etats qui sont maîtres de leur destin. Quoi ? Was ? Ah ja, ja, ja… c’est vrai, nous avons vainement demandé la permission au Bundestag avant de se prosterner… Nein inflation ! Verboten ! Traktat ! Heil Angela !

Ou, plutôt ni hao Hu Jintao ! Eh oui, faut se mettre à la page, le chinois va devenir la langue d’usage en Europe, maintenant. Dumping chinois ? Barrières douanières avec la Chine ? Pillage par la Chine de nos technologies sur l’autel du transfert de technologie ? Et, accessoirement, respect des droits de l’homme ? Terminé ! On n’en parle plus, alors que hier encore Sarkozy s’en insurgeait. Il ne faut plus agacer les salvateurs cocos chinois. Au contraire, on se félicite, dixit Sarkozy, que la Chine fasse tellement confiance à l’Euro qu’elle décide d’investir dedans. C’est formidable ! Je me pince pour y croire tellement c’est beau.
En provoquant une guerre mondiale, l’Allemagne nous avait déjà contraints au protectorat américain. Maintenant, sa peur bleue de l’inflation nous subordonne à la Chine sans pour autant offrir une solution sur le long terme.
Les européistes disent qu’il en va du respect des traités comme du respect de l’Europe. Néanmoins, je pense que l’Europe se serait bien passée de cet infâme signe respectif. En 2008, la solution est venue des Etats. On a définitivement constaté que l’Europe n’était pas l’outil adapté à la résolution de crises. En s’assoyant sur les traités, les protocoles et autres conventions, chaque Etat dans son coin a sauvé ses banques avec plus ou moins de brio. Cette fois, hypocrisie oblige, le piège des textes s’est refermé sans aucune possibilité de l’entrouvrir, même sous la pression que nous ne pouvions de toute façon pas exercer sur une Angela en position de force.
L’hypocrite mouton européen qui avait inventé l’euro pour fuir Oncle Sam se jette maintenant dans la gueule du dragon chinois. Etrange parcours.

Le sommet de Bruxelles a donc sauvé l’Euro pour mieux tuer l’Europe. Jeudi, au lendemain du sommet, les bourses se remettaient dans un élan presque orgasmique de leurs déboires… Par l’afflux de ces bonnes nouvelles politiques, leur turgescence faisait monter la valeur de l’euro emportant avec elle toujours plus la compétitivité de nos industries depuis toujours plombées par une monnaie sur évaluée… L’euro est un problème sans solution. Comme disait Einstein, « un problème sans solution, est un problème mal posé ». On en revient à la responsabilité  de l’Europe, comme des Etats.
Mais, comme la libido finit toujours par retomber, dès le lendemain, l’euphorie laissait place nette au doute de la panne italienne. L’Italie de Berlusconi qui pose un problème de libido, le comble…
Ainsi, les paris sont ouverts pour la date du prochain sommet décisif (presque le 20ème depuis le début de la crise), dans quelques jours, semaines ou mois ? (Les Grecs viennent d’apporter la réponse à cette question. Il aura fallu six jours pour qu’une nouvelle réunion de crise soit programmée ! C’est fort !)

De cette Europe là, désormais à la botte d’une dictature sans nom, souffrez que je ne puisse non pas en rêver mais lui souhaiter tout le mal du monde. Au fond, je rêve d’une seule chose : c’est que le cauchemar qu’est actuellement l’Union Européenne, prenne un terme définitif !
Bref, j’aurais aimé finir sur du Einstein mais c’est Bigard qui va conclure. Ainsi, à défaut de trouver le moyen de l’escalader, « c’est au pied du mur que l’on voit mieux le mur ».

[Alboss] Comprendre la dette publique en un clic.

En ce moment, on est en mode vidéo sur ce blog. En suiviste de circonstance, je respecte le mouvement et je vous propose une vidéo que j’ai trouvé très intéressante. Elle traite de la dette publique pour nous en faire comprendre les tenants et les aboutissants en dix minutes à peine. Défi osé et, à mon humble avis de non-économiste, réussi (puisque j’ai compris). Ajoutons à cela qu’elle respecte une certaine cohérence par rapport à l’opération andouillette de Malaberg. C’est pas beau tout ça ?

A l’heure à laquelle je vous parle, certains sont attablés à Bruxelles pour sauver l’Europe dans un énième « sommet décisif » dont je souhaite de tout coeur l’échec. Il ne pourra de toute façon rien arriver de pire aux peuples européens qui souffrent de l’incompétence chronique de leurs dirigeants. Absolument rien ! Et pour ceux qui pensent que l’Europe telle que nous la connaissons et telle que nous la souhaitons n’est pas vouée à l’échec, le réveil sera rude. L’Europe court à sa perte et ces sommets ne font que retarder celle-ci.
Nico a menti, notre triple A n’est pas intouchable. La France n’est à l’abri de rien du tout et surtout pas de la récession qui va faire son grand retour dans notre pays comme dans bien d’autres. La France n’est plus qu’un pion (encore important) de l’échiquier financier européen et sera désormais pour toujours esclave de l’Allemagne qui est en train d’imposer une Europe allemande !  A défaut de pouvoir peser sur les décisions, Nico lèche les pieds à la grosse Merkel tout en ne ratant pas les bonnes occasions pour remettre en cause le résultat de son régime, ou encore de s’en prendre à plus faible que lui, David Cameron. Notre chef d’état n’a même pas l’élégance d’un bon perdant.

La pire chose qui puisse vraiment nous arriver, c’est que jeudi, après avoir bâclé le sommet de Bruxelles, Nico ne squatte pas notre soirée télévisuelle pour nous annoncer que nous devons nous préparer au sang, aux sueurs et aux larmes mais pour faire son numéro électoraliste. Il viendra surement mentir aux français une nouvelle fois, leur dire que c’est grâce à lui que l’Europe aura été « sauvée » ou encore leur faire croire à un statut intouchable de la France tout en se prosternant et se couchant avec bienveillance face aux agences de notation, et, bien sur, tapera sur les doigts de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie pour se défouler.
Qu’il vienne, qu’il nous dise qu’on va en chier, s’il en a le courage. Qu’il dise réellement ce que sera l’avenir sur le court terme pour les français (récession, chômage, appauvrissement, recul chronique du pouvoir d’achat, dégradation du niveau de la qualité de vie). Qu’il vienne, s’il en a les couilles. Qu’il vienne nous expliquer que tout le monde va devoir travailler plus pour payer les dégâts causés par une tempête dont lui et les gouvernements successifs qu’a connu le pays sont à l’origine. Qu’il vienne, s’il est un homme. Qu’il vienne nous faire culpabiliser pour des erreurs que nous n’avons pas faites !
Personnellement, je connais la réponse que je pourrais lui donner. Mais, comme je n’ai pas pour autant envie de voir passer la gauche en 2012, je m’abstiendrai.

Dans cette vidéo, il est ahurissant de constater que l’article 123 du traité de Lisbonne (prolongation naturelle de la loi du 3 janvier 73) combiné à l’irresponsabilité de nos gouvernements successifs nous ont obligés à nous endetter de 1300 milliards pour payer les seuls intérêts de nos emprunts ! Alors que sans cet article, notre dette publique serait inférieure à ce qu’elle était en 1980… Un traité de Lisbonne adopté malgré le refus des français au référendum quelques années plus tôt.

Bref, place à la projection ! Et si des économistes passent par-là, je veux bien leurs avis éclairés et éclairants, parce qu’il fait franchement sombre ici-bas.

Et maintenant que j’ai tapé sur Sarko, voyez que Hollande ne fait pas mieux… Sa réponse est elle aussi ahurissante et nous donne tellement de bonnes raisons de ne pas voter pour lui puisqu’il ne vaut pas mieux que Sarko sur ce dossier. Quitte à choisir, autant voter pour le meilleur des pires candidats. Comme je le dis depuis la fin des primaires, Hollande, quitte à être le candidat naturel de la gauche en est son candidat par défaut, mais Sarko, qui lui est le candidat naturel de la droite, sera président par défaut en 2012, pour la simple et bonne raison que la frilosité des français les empêchera de changer de capitaine en pleine tempête.

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