Républicain, démocrate, libéral

Samedi, j’ai suivi le débat, sur On N’Est Pas Couché, entre Christophe Barbier et les polémistes de Ruquier.

Selon l’éditorialiste, être républicain est plus important qu’être démocrate. Il défend les prétendues valeurs républicaines, et estime qu’aucun référendum ne doit pouvoir venir renverser certaines de ses valeurs. Ainsi, il rejette l’idée d’un référendum sur la peine de mort. A son avis, son abolition est un acquis républicain, qui ne doit pas être contesté, même si une majorité démocratique le souhaite. Il constitue un sanctuaire de valeurs républicaines intouchables. Je suis un farouche opposant à la peine de mort, mais l’idée même de décréter que certains débats n’ont pas lieu d’être en République est hautement problématique. Qui décide quelles sont ces valeurs sanctuarisées ? Qui place la borne entre le sacré et le profane ? Qui décide ce dont on doit discuter démocratiquement, et ce qu’on ne peut évoquer ? Si on décide un jour que le socialisme ambiant est un acquis de la république, aucun choix démocratique ne pourrait venir le contester. Est-ce légitime ?

Cela dit, placer l’abolition de la peine de mort dans le lot des valeurs intouchables de la République, c’est assez loufoque. La République, après la Révolution Française, est née dans l’application effrénée de la peine de mort par guillotine. La République s’est accomodée, la plus longue partie de son histoire, de la peine de mort. Du temps de De Gaulle, Pompidou, Giscard, la peine de mort n’était pas abolie. Ces hommes-là n’étaient-ils pas républicains ? Bref, bizarre, cette vision élitiste des choses. Dans le cadre duquel une minorité voudrait imposer son point de vue comme un dogme.

Faut-il être d’abord républicain, ou démocrate ? Si être républicain signifie sanctuariser certains sujets, imposer des dogmes commodes, et réécrire une histoire républicaine, je suis démocrate. Le Royaume-Uni n’est pas une République, mais c’est une démocratie, une grande démocratie, depuis beaucoup plus longtemps, et avec beaucoup plus de régularité que la France.

Et si j’étais avant-tout libéral ? Une démocratie sans libéralisme (au moins économique), c’est fort possible. Le libéralisme (dont le libéralisme politique) sans démocratie, c’est quasiment impossible. Quitte à choisir, autant demander le libéralisme. On a la démocratie garantie. Quant au républicanisme, il n’a rien d’indispensable a priori.

[Malaberg] 10 meilleures raisons de voter François Hollande

Yop, Alexandre m’invite dans son article à reprendre sa chaine.

Vu que je n’ai pas la moindre intention d’aller voter pour lui, puisque je suis de Gauche, c’est une bonne occasion de me faire pour une fois l’avocat du diable. Vous êtes prêts ? C’est parti. Attention, mes raisons à moi sont MEILLEURES que celles d’Alexandre. D’ailleurs, dans la logique de concurrence pure, parfaite, libre et non faussée qui régit notre relation, je suis plus compétitif que lui, comme je le démontre :

1) Parce que toutes les gens qui se trouvent trop gros auront enfin un exemple à suivre de régime qui marche ET qui vous fait réussir dans la vie.

2) Parce que si vous voulez voir les blogueurs de gauche qui l’ont soutenu être « superdécus » de sa politique.

3) Mieux encore : parce que vous voulez voir les blogueurs de gauche qui le soutiennent encore user d’une mauvaise foi scandaleuse en soutenant que sa politique est la meilleure possible, ce en quoi ils seront rejoints, avec quelques réserves, par les blogueurs de droite, ce qui permettra donc d’affirmer « gauche, droite, même combat »

4) Parce que vous avez intérêt à ce que rien ne change : répartition des richesses, tranches de la populations qui devront supporter la dette, etc.

4 bis) Parce que vous voulez ENFIN voir quelqu’un appliquer une VRAIE politique de RIGUEUR en France.

5) Parce que vous pensez qu’un congé paternité de cinq ans, ça n’a rien de scandaleux dans le cas du président actuel

6) Parce que vous avez acheté de la dette Française, donc que vous n’avez surtout pas intérêt à ce qu’elle soit ré-echelonée

7) Parce que vous aimez bien Chirac, au fond, pour son coté sympa et son absence totale de convictions politiques, et que vous aimeriez bien revoir à l’élysée quelqu’un du même acabit

8) Parce que vous soutenez Marine le Pen, et que vous êtes certains qu’elle remportera un succès fou auprès de l’electorat de droite déboussolé par la défaite ET par la politique « socialiste » qui a détérioré la situation du pays

9) Parce que vous voulez Copé comme président de la république en 2017

10) Parce que vous voulez plomber durablement la nébuleuse qu’on appelle « Gauche » en France, et que vous souhaitez que le PS en soit le seul représentant (qu’on nous débarasse vite vite d’EELV et du Front de Gauche, ouh!)

10 bis) Parce que vous souhaitez donner raison à Jean Luc Mélenchon qui affirme qu’Hollande fera comme Papandréou ou Zapatero.

10 ter) Parce que vous trouvez que les taux de participation aux elections sont encore trop hauts

Pour toutes ces raisons, je vous appelle solennellement à voter massivement pour François Hollande le 22 avril, et à lui offrir une victoire la plus large possible, dès le premier tour. Et puis sinon, dans le pire des cas, à faire la même chose le 6 mai.

Voilà, c’est bon, non ? Avec ça, toute la frange de la population allant de la gauche radicale en passant par l’introuvable « centre » et en continuant ainsi jusqu’à l’extrême droite, sans oublier les gens sans jugement politique et les allergiques à la graisse devrait trouver au moins une bonne raison de voter Hollande, non ? Du coup, ça va lui rapporter un sacré paquet de voix…

On dit merci qui ?

10 bonnes raisons de voter François Hollande

Sollicité par Val’ et l’Hérétique, je réponds ici à une chaîne visant à trouver 10 raisons « de ne pas voter Flamby » . Mais je trouve nettement plus drôle (esprit de contradiction, anarchie) de vous donner 10 très, très bonnes raisons de voter Babar. Lira en filigrane qui pourra…

  1. Si François devient Président, on nous servira du « care » , du sirupeux, du carton pâte, et le décor qui cache notre totale déchéance sera sans doute très esthétique et maternant, pendant que notre gentil capitaine de pédalo (et c’est pas moi qui le dis) ramera.
  2. Si François devient Président, on sabotera enfin l’un de nos derniers succès technologiques, le nucléaire, et il était temps, puisque nous sommes peut-être sur le point de trouver comment produire 1000 ans d’énergie simplement en recyclant nos déchets accumulés (malheureusement, je ne trouve pas la source papier que j’ai lue sur Internet, mais j’approfondirai mes recherches, promis), et on rejoindra enfin nos amis allemands dans notre course à la pollutions écolo-responsable des centrales à charbon.
  3. Si François devient Président, la droitosphère va pouvoir enfin s’amuser et se venger de toutes les turpitudes qu’elle a subi à force de passer pour l’avocat du diable.
  4. Si François devient Président, il est possible que les Libéraux comprennent que le PS est encore plus désastreusement socialiste que l’UMP.
  5. Si François devient Président, il est même possible que l’UMP, pour se distinguer de la bouillie socialisante qui se profile, soit obligée de s’ouvrir à ces idées bizarrements sous-exploitées dont regorge le Libéralisme.
  6. Si François devient Président, on sera certains que les grands sommets et accords internationaux seront gérés avec autant de maestria que l’accord avec Europe Eco-lol-gique.
  7. Si François devient Président, les Français auront enfin ce qu’ils ont tant réclamé : un président moyen donc forcément médiocre, mou et sans caractère, après l’hyperactif Sarkozy. On va tous gentiment se reposer les méninges en regardant le pays couler.
  8. Si François devient Président, je me délecterai à le voir tenter de ménager la chèvre du pragmatisme budgétaire et le chou de sa gauche, pendant que cette même vrai gôche se réveillera, en réalisant que François mène peu ou prou la même politique que Sarkozy, en peut-être plus hypocrite, tandis que notre chère intelligentsia gaucho-médiatique et illibérale se contorsionnera de façon formidâââble (comme dirait notre éternel ministre de la boboïtude culture).
  9. Si François devient Président, les réactions de la gauchosphère seront sans doute captivantes à suivre, de même que la stabilité de l’inévitable majorité nébuleuse du précaire rassemblement d’entre-deux-tours antisarkozyste (et dont l’antisarkozysme est le seul liant), pendant que la droite récupèrera toutes les collectivités locales, qui tomberont aussi vite que la cote de popularité de François.
  10. Si François devient Président, surtout, et c’est le plus drôle, Sarkozy a toutes ses chances pour 2017, et vraiment, ce serait le plus beau retour de manivelle de toute l’histoire de la Ve République.

D’ailleurs, toute cette histoire de campagne socialiste commence déjà sérieusement à sentir le brûlé. La sentez-vous venir, cette familière odeur de cramé et de ségolénitude, amis socialistes ?

Après cette note de légèreté, je profite de cet article pour m’étonner des propos de l’Hérétique sur l’un de ses derniers articles, qui m’ont considérablement surpris. Mettre sur le même plan le « j’aime pas les riches » de François (qui en fait partie, singulière schizophrénie…) et la lutte contre la fraude de Nicolas, c’est pour le moins bizarre, à mon sens. Enfin, quoi. Je préfère largement vivre dans un pays de riches que dans un pays de fraudeurs. Un pays de riches est rarement moins viable qu’un pays de fraudeurs (demandez aux grecs, dont c’est malheureusement l’un des sports préférés, btw). Alors, certes, ce n’est pas LA cause de notre situation désastreuse. Mais si quelqu’un, qui qu’il soit, tente de trouver LA cause de tous nos malheurs, je lui souhaite bon courage, tant la merde actuelle est le résultat complexe et minutieusement préparé d’un nombre remarquable de tares nationales. Est-ce une raison pour ne pas combattre la fraude ? Non… Est-ce injuste de stigmatiser une partie des Français ? Oppose-t-on (comme on l’entend tellement souvent à tout propos) les Français les uns contre les autres ? Pas davantage. Par contre, là où il y a injustice, là où on oppose les Français entre eux, c’est quand on tolère que les uns payent pendant que les autres trichent, dans notre soit-disant pays ultra-néo-turbo-libéral (< article à lire ab-so-lu-ment). C’est comme ça que je vois les choses.

Alors comme ça, augmenter d’un jour la durée de carence pour les fonctionnaires, c’est stigmatiser ces pauvres choux ? Comment peut-on tolérer, au pays du culte de l’égalité, que la fonction publique bénéficie d’une couche indécrottable de privilèges sur le secteur privé qui le finance largement ? Passer de 0 à 1 pour le public, et de 3 à 4 pour le privé, c’est une énorme connerie. C’est là que se nichent les véritables injustices de droits et de statuts, et que l’on crée aussi de la fracture sociale. 2 et 2, un point c’est tout !

Quant à cette chaîne, je la suggère à Malaberg, Alboss, et à tous ceux qui, au-delà de ce Blog, se sentent inspirés. Je les lirai, comme toujours, avec plaisir (et comme toujours, quand j’aurai le temps). ;-)

[Malaberg] Un EXCELLENT anime

Il s’agit d’un Anime nommé Code Geass. Pour ceux qui ne connaissent pas, on appelle « manga », la bande dessinée japonaise et « animé », les dessins animés qui en sont tirés.

Dans le cas qui nous intéresse, Il n’y a aucun Manga à la source de cet anime, il a été écrit spécialement pour être une série.

Pour tous ceux qui ont eu un jour envie de changer un monde qui vous semble mal fait, c’est fait pour vous.

Pour faire simple, c’est une uchronie (un univers tiré du notre dans un futur proche avec une histoire différente mais semblable), dans le Japon colonisé par l’Empire de Britannia, un garçon de 17 ans reçoit par un concours de circonstances (je n’en dis pas davantage, pas de trop de spoil) le pouvoir de se faire obéir de n’importe qui. (Mais juste une fois !) Il décide de prendre une revanche…

Par exemple, s’il dit « tais toi ! » tu ne parleras plus jamais, et s’il dit « meurs », et ben… Tu te suicides !

L’histoire est extrêmement bien ficelée, elle pose de vraies questions politiques (sur la violence, sur le lien entre la fin et les moyens), et elle m’a absorbé à deux reprises (une fois il y a deux ans, une seconde fois il y a quelques mois) avec succès. (ça m’a transformé en vrai no life le temps que je termine)

Le héros, qui s’appelle Lelouch (rien à voir avec le cinéaste ni avec le facho atlantiste de l’UMP) comme la plupart des personnages est assez ambigu, ni « gentil » tout rose, ni « méchant » completement salaud, un peu des deux, avec une volonté de fer qui écrase tout sur son passage.

Je ne dirais même pas que c’est un anime de gauche ou de droite, parce qu’en fait j’en sais fichtre rien, et je m’en fiche. (oui, oui, vous m’avez bien lu !)

Vous pouvez le trouver , sur Rutube, le youtube russe, difficilement accessible des restrictions européennes sur la propriété intellectuelle (et c’est tant mieux dans ce cas précis)

deux saisons de 25 épisodes (entre 20 et 25 min), avec de longs (mais sublimes) génériques d’intro et de fin.

Normalement, en deux ou trois épisodes, vous avez accroché. (Pour mon cas, c’était dès l’intro du premier !)

Ce qui est bien c’est que plus on le regarde, plus on comprend certains détails !

Précision : les commentaires du genre « j’aime pas les mangas/ce qui vient du japon » seront traités avec tout le respect que le niveau intellectuel qu’ils démontrent mérite. Les autres sont le bienvenu !

[Malaberg] triste constat…

ce matin, j’ai découvert que j’étais bien plus efficace au boulot après trois ou quatre tasses de café.

C’est triste parce que j’ai remarqué que le café, ça ne me fait rapidement plus d’effet, donc c’est une solution à court terme

C’est triste parce que ça veut dire que j’ai besoin de drogues pour bosser

C’est tristes parce qu’à 21 ans, si on ne peut pas dormir 6h par nuit et être en état de marche en journée sans bibine à coté, bah on est déjà vieux…

Snif.

(bon, allez, à part ça, la vie est belle !)

Bonnes vacances !

Vous connaissez sans doute mon attrait pour les titres originaux. Sans doute ne vous ai-je donc pas déçus cette fois encore. En tous cas, je l’espère.

Comme le titre ne l’indique absolument pas, je pars en vacances. Sans connexion Internet, loin de tout, loin, même, de Ségolène Royal et Jean-Luc Mélenchon, lumières de mes jours.

Ce Blog existe depuis moins d’un an. Il compte 162 articles et 594 commentaires. Il a été ajouté à pas mal de Blogrolls, ses articles ont été linkés par des personnalités admirables de la Blogosphère (voir plus bas), qui ont inspiré ma vocation Bloguesque par le passé, mais il aura surtout été un Blog ouvertement libéral, Sarkozyste et dextro-centriste (à l’UMP) dont certains articles ont été repris par un réseau associé au MoDem, et le Blog d’un élu PS (j’attends encore fébrilement que Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Peninounet me fassent le même honneur), preuve s’il en était que l’UMPSMODEM existe. Révolution !

J’ai pourtant eu pendant toute l’année les plus grandes difficultés à me montrer régulier. Et le silence forcé par les circonstances est pénible. Malheureusement, avec les études que je me suis choisies pour l’an prochain, les choses risquent encore d’empirer, mais quoi qu’il en soit, le chemin parcouru est considérable, et je n’espérais même pas en arriver là. Et je ne désespère pas de continuer. Un peu.

Il faudrait aussi que je revienne un peu plus activement sur Twitter, que j’ai un peu abandonné ces dernières semaines derniers mois. C’est promis. Au pire, secouez-moi un peu.

Mon retour, en septembre, sera l’occasion d’une belle remise à neuf de ce Blog (qui en a bien besoin), avec changements visuels (la bannière, toussah), réaménagement du menu de droite, avec plein de trucs colorés supplémentaires, pour essayer de faire un peu plus chatoyant qu’un site de Djihadiste, et remise au goût du jour des portraits des différents auteurs -théoriques- de ce Blog. D’ailleurs, je ne sais pas où sont passés certains d’entre eux, mais s’ils me lisent…

Du reste, si je suis moins actif, je ne doute pas un instant que Malaberg résistera à l’envie de vous gratifier d’une activité plus régulière. ;-)

Je ne puis terminer que sur un grand salut et un immense merci à mes thuriféraires blogosphériques :

100 000 V

Hashtable

Lyonnitude(s)

Humeurs de vaches

Réflexions en cours

La Maison du Faucon

L’Hérétique

Contrepoints

L’Échiquier

Au comptoir de la Comète

A toi l’honneur !, la suite…

Aymeric Pontier

Démocrate sans frontière

Le Parisien Libéral

Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron

Vous ferez en sorte de passer un bon été malgré mon absence, promis ?

Un peu de Libéralisme en vidéos

Pour parodier le slogan d’une célèbre publicité, il fait trop chaud pour écrire de longs articles bien solides. J’ai bien pour projet de commenter le projet de Xerbias pour 2012, et j’ai bien une dizaine de sujets à aborder un jour ou l’autre, mais là, je ne suis pas suffisamment inspiré. J’attends encore l’élan lyrique.

Cela dit, je vous propose quelques vidéos pour passer le temps.

Je suis de ceux qui avaient beaucoup de difficulté à appréhender le sujet de philo « peut-on avoir raison contre les faits ? » . En effet, je suis plutôt attaché au pragmatisme : ce qui fonctionne le plus efficacement est souhaitable, en toutes circonstances. C’est pas tout-à-fait de l’utilitarisme (trop froid, mécanique, et insuffisamment nuancé), mais on y est presque. C’est selon ce principe clé du pragmatisme que je me définis comme un Libéral. Plus encore qu’une convergence avec un système de valeurs, c’est avant tout le pragmatisme qui m’a rapproché du Libéralisme. Je reste convaincu que le Libéralisme est le système économique et sociétal le plus efficace que l’homme ait imaginé.

Besoin d’une confirmation ? Visionnez plutôt cette courte mais très efficace démonstration de l’impact de la liberté économique sur la prospérité des nations, et le bonheur des populations (via Ordre Spontané).

Certes, ces classements de « Bonheur Intérieur Brut » ne sont pas un indicateur parfaitement satisfaisant, comme l’a expliqué H16, mais tout compte fait, il ne faut pas oublier que ça reste un moyen très efficace et difficilement réfutable de démontrer statistiquement l’importance de la liberté économique, et les bienfaits du Libéralisme. Alors que le Libéralisme est partout décrié, critiqué, contesté, conspué, accusé de tous les maux, nous ne pouvons pas négliger l’importance de cette vulgarisation et de ce type de démonstration.

En parlant de vulgarisation, je profite de l’occasion pour partager avec vous ces deux autres vidéos particulièrement sympathiques. Il me semblait l’avoir déjà fait, mais ce n’est peut-être pas le cas finalement. Au pire, prenez ça comme une piqûre de rappel. Voici une initiation ludique à l’opposition entre les théories de Keynes et Hayek. Le tout en musique. Merci à Hashtable pour la trouvaille.

Si vous voulez quelque chose de plus sérieux, ne manquez pas cette autre vidéo de vulgarisation, pour enfin comprendre la théorie des avantages comparatifs de Smith, meilleur antidote aux tentations protectionnistes (merci à Ecointerview).

Et j’ai comme l’impression que toutes les vidéos de cet utilisateur sont à suivre de près.

Les succès du pureplayer libéral Contrepoints se font chaque mois plus éclatants. C’est un réel plaisir que de voir ce site grandir, et gagner en assurance et en qualité au fil des mois, et ce, depuis que j’ai la chance de le connaître. J’y ai beaucoup appris, sur l’économie, la philosophie, l’actualité, et l’histoire. Ce site est une vraie mine d’or, loin de la légèreté de la plupart des sources d’informations du Web français. Cette réussite n’est-elle pas le signe d’un retour en force des idées libérales, alors que ces dettes publiques, sans cesse dénoncées, en vain, par ces mêmes libéraux, pendant des années, commencent à devenir un sujet de très (très) grande inquiétude pour tous ? En tous cas, je ne sais pas si ce n’est qu’une impression, mais je vois naître de plus en plus de site, et l’apparition d’un camp longtemps totalement désert, en France : celui des Libéraux Conservateurs. Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis toujours d’accord avec eux (la partie « conservatrice » me gêne toujours autant, sur de nombreux sujets, et je me définis davantage comme un Libéral dextro-centriste que comme un Libéral Conservateur ou un Libéral de Gauche), mais tous ces mouvements seront intéressants à suivre. A condition que les vrais partis libéraux ne cèdent pas, comme semble le faire Alternative Libérale, aux sirènes d’ARES (Républicaine, Sociale, Écologique, presque comme le Parti de Gauche, vraiment, Mégalol), ce mouvement qui est TOUT, sauf vraiment Libéral (même s’il attire aussi des sympathisants très sympathiques). La preuve :

« … À l’Alliance, nous n’envisageons une sortie de crise que par une relance économique, industrielle, agricole, par la cohésion sociale, par de grands projets européens, par le retour des banques au financement de l’activité réelle, par le respect de l’autre. . patati patata » (Borloo, cité par Daniel Tourre).

Et c’est sur ces tristes mots que nous terminerons ce pot-pourri, qui ne devait -initialement- être qu’un chapelet de vidéos.

[Malaberg] Le PS est trop fort : il a gagné.

Oui, oui, il a gagné ! Je vais allez voter à leurs foutues primaires.

Je vais aller voter Montebourg. Oh, n’en déplaise à Rimbus et Nicolas, sans la moindre intention de voter pour lui au premier tour (je ne vote JAMAIS pour le PS au premier tour, et de moins en moins au second d’ailleurs), mais juste peut être au second, histoire de ne pas être contraint d’oublier d’aller voter le 6 mai prochain, dans le cas (peu probable, n’est ce pas) où nous, Front de Gauche, ne serions pas au second tour avec Mélenchon. C’est vraiment juste histoire d’avoir fait ce que j’ai pu pour avoir un autre candidat pour lequel je puisse voter au second tour, quoi… Après, si le PS en décide autrement, j’assumerai pleinement cet échec, et en tirerai les conséquences, en me retirant définitivement de tout vote PS.

Non parce qu’avec Aubry et Hollande qui trouvent tous deux formidable que Lagarde soit au FMI, au même titre que Strauss-Kahn, je sens que le 6 mai prochain, si on n’est pas au second tour, ça ne soit grasse mat’ puis ciné ou balade dans les calanques (ou journée à Miribel, selon mon lieu de résidence) jusqu’à 20h minimum, heure à laquelle je me rappellerai que « oh, j’ai oublié d’aller déposer un bulletin blanc »…

Ca a marché comme ça aux dernières cantonales, et au vu du résultat, je n’aurai aucun remords à recommencer. Et je pense que ça valait mieux d’ailleurs, des fois que la minablitude de la candidate socialiste ne me fasse me gourer de bulletin…

Et quel que soit le résultat, ça ne sera pas la peine de pleurer. Un vote, ça se mérite. Vous ne faites pas ce qu’il faut pour avoir le mien, vous ne l’avez pas ! Simple, non ?

[Malaberg] Il venait d’avoir 18 ans…

C’est plus fort que moi, j’adore Dalida. En général l’entendre m’emeut presque aux larmes. Je n’ai pas d’explication à ce phénomène.

Bref, je vous en fais profiter

[Malaberg] Sale temps

Bon, nous somme le premier juin, je suis à Lyon, dans le grand nord, et il pleut.  Il pleut même depuis plusieurs jours, sans discontinuer. Il fait froid, aussi, on se croirait fin octobre. (13° ce matin, ouhhh…) J’en ai même remis mon pull et mon imper.

Chose marrante, je vois toute cette pluie, et j’entends parler de sécheresse en France. Ca fait très décalé. A croire qu’il ne pleut qu’au dessus de ma tête. En tout cas, ça me fait marrer ces gens du nord qui ont peur de la secheresse. Chez nous, dans le sud, on est habitué au « pas de pluie », ça fait des siècles qu’on fait avec. Et eux, il suffit qu’il y ait deux semaines de beau temps d’affilée, et hop, c’est la catastrophe… Ils peuvent se moquer de nos difficultés avec la neige, après, tiens…

Voilà, belle journée à vous tous !

[Malaberg] le PS va se vautrer, mais magistralement…

Alors, avant de commencer, que ce soit clair, je suis pas un devin ni un oracle. Je livre juste ici ma conviction profonde.

Je pose plusieurs hypothèses, qui pourront être démenties par la suite : Sarkozy sera candidat, aucune révolution ne se sera passée d’ici là, les médias restent ce qu’ils sont, etc.

Je suis allé voir la conquête, le film sur Sarkozy, et, même si j’ai beaucoup apprécié les acteurs qui ont vraiment fait une splendide performance, je dois dire que ce que je retiens du film, c’est une leçon politique. Sarkozy cherche à être en phase avec l’opinion. (et ça marche). Dusse-t-il mentir, être démagogue, changer d’avis pour que l’autre entende ce qu’il veuille entendre, il fera n’importe quoi pour qu’on pense du bien de lui. Après, on déchante, mais en campagne, ça marche.

Je constate une chose : le PS n’est pas en phase avec l’opinion. Nous vivons une période de grande attente où la majorité du peuple va attendre que l’on mène une politique ferme. (ou, du moins, qu’on donne pendant la campagne l’illusion qu’on va mener une politique ferme) Le PS est complètement incapable, du moins dans sa forme actuelle, de répondre à cette attente. Peut être que d’ici quelques mois, il aura eu l’intelligence de changer, certes, mais si les PSocialistes étaient intelligents, 1) ils seraient au pouvoir depuis longtemps 2) ils ne seraient pas aussi arrogants et sûrs d’eux (marque de fabrique du PS) 3) ils ne seraient pas PSocialistes. Donc ça me parait assez peu probable, en fait.

Pour être en phase avec l’opinion, il faut dire ce que « les gens » attendent d’entendre, ou se débrouiller pour que ce qu’on dit soit ce que les gens ont envie d’entendre.  Après, la réalité de ce qui est fait ou du programme peut être toute autre, mais c’est secondaire pour quelqu’un qui ne s’informe pas correctement. Marine le Pen et le national socialisme plus généralement, c’est tout à fait ça.

Je vois deux grandes hypothèses, maintenant. Non, trois en fait, il y en a une qui est le croisement des deux.

Première hypothèse : le PS n’arrive décidement pas à être en phase avec l’opinion, il a désigné un candidat ou une candidate playmobil mou tout sauf volontariste. Sarkozy, lui, sait le faire, il reprend la main dans la campagne, et il est réélu. Le PS se sera vautré pour la quatrième fois consécutive à la présidentielle.

Deuxième hypothèse : Le rejet de Sarkozy est tellement fort qu’il ne réussit pas à reprendre la main sur l’opinion, et étant donné qu’une cruche en terre cuite ou un rouleau de PQ serait élu contre lui, le candidat PS en face est donc élu. Et là, patatras. Demandons nous une petite seconde quel genre de politique les PSocialistes peuvent faire. Je n’en vois qu’une : la politique menée actuellement partout en Europe, la politique de Sarko et de l’UMP. La rigueur. D’ailleurs, en conformité avec l’Union Européenne, ses traités, le FMI et consorts, le prochain gouvernement élu sera obligé de mettre en place un plan de rigueur et de renoncer à à peu près toutes les mesures qui demanderaient au moins un euro d’investissement. Du moins s’il ne souhaite pas rompre avec les institutions précédemment citées et les respecter à la lettre en faisant chaque jour une prière et des courbettes devant. (l’orientation actuelle du PS, quoi) . Donc ouste toutes les belles éventuelles promesses faites par les PSocialistes, place à la rigueur. Et là, ça me fait mal rien que d’y penser. Le « la politique, c’est tous pourris tous pareils  » va grimper en flèche, la gauche va sombrer une fois encore, bref, c’est peu réjouissant. Résultat des courses, le PS se vautre.

Remarque au passage : ça me fait rire quand je vois Alexandre dire que le PS sera dépensier, quand on voit ce que l’UE et les banksters nous préparent.

Troisième hypothèse, mixte des deux précédentes, donc. Le rejet de Sarkozy est très fort, mais la mainmise sur les médias&sondages de l’idéologie dominante est telle que la seule candidate anti-sarkozy crédible qu’ils laissent apparaître est Marine Le Pen. (il est d’ailleurs amusant de voir les médias faire quotidiennement campagne pour elle ces derniers temps). Le PS, toujours victime de sa médiocrité et de son incapacité à se mettre en phase un minimum avec l’opinion, ne passe pas le second tour et Sarkozy est réélu. Le PS se vautre.

Quatrième hypothèse : même que la précédente mais avec une percée du Front de Gauche et de Mélenchon avec (où à la place de) celle de Marine le Pen. C’est l’hypothèse à laquelle je travaille, et que je souhaite, mais on verra. Mais là aussi le PS se sera vautré.

Bref, voilà pourquoi l’idée du PS au gouvernement ne me fait guère envie. Et aussi pourquoi quand j’en entends dire « unité autour du PS pour qu’il soit au second tour (pour y perdre ?) et qu’il gagne la présidentielle », je dis « non, surtout pas, vous allez nous entrainer dans votre chute ! ». L’idée est affinée par ceux qui avancent « les états majors doivent se mettre d’accord et élaborer un programme commun, en faisant des compromis entre les différents programmes, c’est normal de faire des compromis ». Bigre. des compromis entre ceux qui disent « non il ne faut pas rompre avec les traités européens » et ceux qui disent le contraire ? Ça donne quoi ça ? une demi rupture ? de l’eau seche ? un cheval sans jambes ? un ordinateur portable de 50kg ? Une télé sans écran ? Sans blague, faudrait réfléchir avant d’écrire, parfois. De toute manière, la vraie question, c’est le rapport qu’on a face aux banksters et leurs laquais, tout le reste, c’est de l’enrobage et de l’enfumage par ceux qui ne veulent pas parler du fond parce qu’ils y sont mal à l’aise.

Je ne vois guère que deux personnes pour éviter l’un de ces scénarios catastrophe pour le PS. L’un est Jean Mallot, parce qu’il a de l’humour, et que je l’apprécie beaucoup (et puis il a la même profession que moi à l’origine ! Ah, corporatisme, quand tu nous tiens…). Mais l’humour ne suffira peut être pas à nous sortir de là, (encore que…) Le second est Arnaud Montebourg, parce qu’il a le courage de ses opinions. Mais il a sans doute trop merdé et zigzagué par le passé et s’est un peu égaré chez Royal, certains auront du mal à le lui pardonner (pas moi, il suffit qu’on me parle à gauche, et je vous aime, je suis un vrai naïf). Si le PS soutient Mélenchon dès le premier tour aussi sans trop se mêler de la campagne, ça peut être évité, aussi, mais cf l’arrogance de plus haut, c’est peu probable.

Voilà aussi pourquoi je trouve qu’il serait complètement suicidaire pour le front de gauche d’aller se mouiller dans un gouvernement PS si jamais il gagne en 2012, ceux qui le souhaitent au PCF manquent cruellement de discernement.

bon, allez, votre avis m’intéresse beaucoup sur ce sujet. Alexandre et Alboss aussi. Promis, j’essaie de ne pas mordre. Pas trop fort, en tout cas.

Sinon, à lire, trois petits trucs : Pourquoi je ne voterai pas utile en 2012, par monsieur Jo, un excellent dézinguage de « l’Unité 2012  » et comme d’habitude, un excellent billet de CSP

Edit : On est le 29 mai, anniversaire du référendum de 2005 et des 55% de non ! Et donc un rappel de plus de l’incapacité totale du PS de se trouver en phase avec la population… (ils ont fait passer le traité de Lisbonne, copie du TCE, en 2008…)

[Malaberg] étonnement et questionnement

Alors, je ne sais pas trop comment démarrer ce message. Tiens, le dire comme ça c’est pas mal.

Bon, comme une partie de mes lecteurs hypothétiques le savent, je ne suis pas du genre à dissimuler ma pensée. Donc, une fois de plus, je vais dire les choses telles que je les sens, et tant pis si je me fais de solides inimitiés. Bref, je vais faire un inutile exercice d’étalement de mes ridicules illusions, donc, si ça ne vous intéresse pas, arrêtez là.

Ah, vous avez continué. Bon.

Alors voilà, j’avais une idée assez haute de la blogosphère. Enfin, pas tant au niveau de la qualité philosophique des billets qu’on y trouverait que du niveau de ceux qui les écrivent. Pour moi, en tant que nouveau venu, les blogs en tête du classement Wikio (dont je n’ai pas bien pigé comment il marche d’ailleurs) ne pouvaient être écrits que par des gens ayant un certain sens de l’humour, une ouverture d’esprit incontestable, une certaine capacité à se remettre en question, etc. bref, des gens forcément intéressants, comme par exemple l’excellent blog de Guy Birenbaum ou dans une moindre mesure celui de Corto74 ou de CSP. Sans compter aussi le défunt blog de Jean François Kahn. Tous, dans une certaine mesure, possédaient tout ou partie de ces qualités. (Et j’en oublie plein aussi, c’était juste histoire de brasser un peu l’éventail politique)

Et voilà que, récemment, je tombe sur le blog en tête du classement wikio à l’heure actuelle. Pas deuxième, ni dixième, en tête. Alors, je me dis, même s’il est PSocialiste de droite (il soutient Hollande !), qu’il doit également être ouvert d’esprit, avoir un grand sens de l’humour, faire des blogs intéressants, être agréable à la discussion et avoir la conversation intéressante, etc. (je n’ai pas encore trouvé de PSsocialiste de droite répondant à ces critères réflextion faite, peut être à cause de l’inconfort structurel de cette posture empêchant de se sentir à l’aise ?)

Et bah non. A ma grande surprise, il est très susceptible (moi aussi vous direz, mais je ne suis pas en tête du classement des blogs et je n’aspire pas à l’être, sinon j’aurais mon propre blog), completement fermé à toute discussion si on n’est pas d’accord avec lui à priori, incapable de se remettre un minimum en question et surtout, un quelquechose comme Elie Arie d’après Mamie Kamizole. En effet, j’ai eu deux discussions plus ou moins brèves avec lui (dont une trouvable quelque part dans les commentaires de ce blog), et ces conversations avaient quelque chose de surnaturel. En effet, tout d’abord ses arguments ne répondaient pas aux miens et étaient completement bidons. Du genre :

(moi) : Mais on ne peut pas dire que le PS soutenait le PCF dans le val de marne, puisqu’il a fait alliance avec les Verts contre ses sortants dès le premier tour !

(Lui) : Mais si, on mange des frites à la cantine ce midi !

(je caricature un peu, sinon ce n’est pas drôle)

Et si jamais je montrais que son argument était bidon et completement faux, et bien il changeait de sujet. (j’ai un de semblables aventures avec d’autres PSocialistes, mais eux ne sont pas en tête des blogs… ah ? je l’ai déjà dit ? je radote, c’est l’âge) Il était tellement convaincu de tout savoir et d’avoir raison qu’il n’y avait plus aucune logique dans ce qu’il disait ni aucune démonstration, que des arguments d’autorité. Et si jamais on remet en question son schéma mental de la vision politique, pouf, insultes. Je suis con, forcément. Et au final, comme évidemment je le lui fais sentir qu’il n’est pas capable d’aligner deux phrases pour construire un argument correct, je me fais insulter, une fois encore. (J’ai OSE dire en face à sa seigneurie qu’il mentait, ce qui était tout à fait le cas, crime de lèse majesté)

Bref, à mon grand étonnement, il est superficiel. Completement impossible à faire réfléchir ou même discuter, à cause de son arrogance indécrottable. (C’est le point commun de beaucoup de PSocialistes de droite, et pas que de droite, d’ailleurs) Et surtout, il n’a aucun humour. (là, c’est rédhibitoire.) Il pratique l’ironie, certes, mais d’humour, point. Le néant.

Ce qui a enclenché chez moi nombre de questions : peut on être con et avoir du succès ?

Ah que Johnny il sait pas !

Bon, mauvaise question, ok.

Peut-on être superficiel et avoir du succès ?

Ah, oui, Bernadette, elle a trop la positive attitude !

Bon, mauvaise question, ok.

A-t-il attrapé la grosse tête ou l’a-t-il toujours eue ?

Je sais pas. Étant donné qu’il est PSocialiste de droite, le pense pour la seconde solution, mais là, c’est gratuit.

Les lecteurs de blogs sont ils tous aussi superficiels pour placer celui ci en tête ?

Hum. Pense au foot. Oui, ouf. Si tous ceux qui aiment le foot étaient aussi cons que ce jeu, je m’inquieterai. Ouf. la réponse doit être non. J’espère.

Pourquoi est ce que je suis trop con pour prendre au sérieux les avertissements des blogs ?

En effet, son blog prétend que s’il fallait connaître quelque chose à la politique pour en parler, ça limiterait l’interet des discussions de bistrot, ou quelque chose comme ça. C’est pourtant annoncé qu’il ne va dire que des conneries ! Et c’est pas fini. Il nous invite à Partager Son Avis. Autrement dit, si tu ne le partages pas, dégage. Lui ne partagera surement pas le tien.

Bref, si j’avais pris ça au sérieux, ça m’aurait évité de grandes désillusions…

(Notez que je ne mets pas de lien vers son blog. C’est non seulement parce que vous aurez compris de qui je parle, mais surtout parce que sa réponse ne m’intéresse pas, étant donné la probabilité voisine de 1 -voire supérieure- qu’elle soit outragée, superficielle, et pleine de mépris et d’arrogance) Par contre, votre avis à tous, là, tous les autres lecteurs virtuels, m’intéresse… Aviez vous de semblables illusions ?

Bon, allez, je retranscris quand même la conversation. Il reprend une phrase qui le fait rire

« Cela dit, tu as une phrase qui est à crever de rire : « C’est tout de même le Front de gauche qui, aux cantonales, dans les seconds tours où il était présent, a fait le meilleur score en moyenne.  » (NDLA : ce qui est exact : le FG a fait 60% en moyenne au second tour, le PS 56%, EELV 47%)

C’est bien parce que le PS a laissé des cantons au Front de Gauche, que le Front de Gauche a pu faire des bons scores, presque exclusivement dans des fiefs historiques du PC, allié historique des socialos. J’habite dans le 94, j’ai bien étudié les cantons autour du mien… »

Je lui réponds que c’est faux, le PS n’a laissé aucun canton au FG, puisque dans le 94, le PS avait conclu une alliance avec les écolos pour passer devant les sortants FG (PCF en fait dans le cas qui nous intéresse) et n’avait soutenu aucun candidat FG. Donc le PS n’a rien laissé au FG, il l’a même tenté de le doubler… (et j’ajoute des exemples)

Et le voilà qui dit que je mens ! Et que le PCF n’est pas majoritaire à gauche à Villejuif. (Pourquoi Villejuif alors qu’on parlait du PCF dans le 94 en général ?) Bon, soit, alors, contre exemple, je sors les scores de Villejuif, qui montrent bien que le PCF était en tête donc majoritaire et il me sort donc qu’il connait bien les résultats, et donc qu’il a raison (donc que le PCF n’est pas majoritaire là bas, allez comprendre) Puis il me dit que le PS n’a pas tenté de mettre en danger le PCF localement. (Alors à quoi servait l’alliance avec EELV ? Mystère) et que je fais des calculs electoraux bizarres (je ne me rappelle pas en avoir fait un seul)

Bref, ça vire rapidement à l’engueulade…

Suite de la conversation quand même : Il me dit, sans prouver quoi que ce soit que le PS a plus de chances que le FG de remporter le second tour  d’une election, puis que le FG n’avait aucune chance d’être au second tour puisque devancé par le PS. (alors que je disais dans ce billet d’une manière un peu provocatrice que le PS devrait nous soutenir au lieu de se présenter…) Ce faisant, c’est lui qui extrapole à partir de rien, et m’accuse de le faire (alors que sur les chances au second tour, je m’appuie sur les résutats des cantonales, qui peuvent donner une indication, cf plus haut, même si je ne dis pas que c’est automatique, j’avance une exemple, ce qu’il ne fait même pas)

Et zou, re enguelade. Flemme de transcrire le reste, tellement il saute d’un sujet à un autre sans s’attarder un brin sur le fond…

[Malaberg] DSK, il y en a marre à la fin…

…de toutes ces affaires SUPERFICIELLES !

A l’heure où j’écris ce billet, j’ai été réveillé par des amis à 14h (oui, bon ça va, hein) et j’ai découvert plein de SMS m’invitant à allumer mon ordi pour aller voir.

J’y apprends que DSK a été arrêté pour une accusation de tentative d’agression sexuelle. Enorme fatigue, tiens, j’ai envie d’aller me recoucher. Si c’est avéré, je ne dirai pas que je suis vraiment étonné (je tiens plusieurs anecdotes par mes réseaux pas tristes, mais que je ne raconterai pas), et si c’est faux, et bah tant mieux.

Non mais c’est vrai, il y en a marre à la fin ! De n’anecdotique, de l’anecdotique, et encore de l’anecdotique. MERDE !

Pourquoi les seules critiques qui sont faites à DSK par la presse (immensément majoritairement de droite) ne visent que des trucs DONT ON SE FOUT ? La porsche, qui peut s’imaginer que DSK roule en 2cv ? Franchement… et sa vie privée, oui, bah, on sait depuis un bout de temps que c’est un coureur de jupons ET ALORS ?

Pendant ce temps, évidemment, aucune critique construite. On critique l’homme sur ce qu’il est, et pas sur le fond.

Pas un mot sur le régime des Stock options en France. Pas un mot sur le FMI qui saigne la grèce à blanc, pour lui faire des généreux prêts à 23% (!), en échange de privatisations monstres, qui ne régleront bien évidemment rien du tout, puisque, depuis que la cure d’austérité du bon docteur strauss kahn comme il se définit lui même, la situation s’est aggravée en grèce, et qu’elle va continuer à s’aggraver si on continue comme ça. Le taux d’endettement n’a cessé d’augmenter, tout comme le déficit. Mais ce sont les grecs qui paient tout, surtout en fait l’argent versé directement aux banquier (dont des banques françaises, merci pour elles). Est-ce nécéssaire ? Je ne le crois pas. On va sans doute, après que la grèce ait remboursé de toutes ses forces sans arriver à éponger la dette gonflée artificellement, en arriver à une « restructuration » de la dette grecque.

Est ce de gauche ? Ah, ça, surement pas. Ou alors d’une gauche qui s’est vraiment vraiment vraiment beaucoup égarée dans les méandres idéologiques de la droite au point de s’y perdre. DSK ferait un excellent candidat pour l’UMP, je n’en doute absolument pas, il est bien sur leur ligne.

On pourrait aussi parler d’une anecdote (c’est anecdotique aussi, mais moins) à propos de la gestion des finances de sarcelles par le « bon docteur »… Mais au moins c’est une réponse à ceux qui le jugent « bon gestionnaire ».

Pourquoi ne parle-t-on quasiment pas ce ça ?

(perso je le sais, c’est parce que tout le monde est d’accord sur le fond économique depuis un bail, PS et UMP…)

Bref, cet homme serait une catastrophe s’il était choisi par le PS, mais certainement pas à cause de ses problèmes hormonaux internes, qui ne regardent QUE LUI.

Tu vois Romain ? Moi aussi je trouve ça déguelasse.

[Malaberg] C’est une épidémie…

Allez savoir pourquoi, en ce moment, les députés socialistes meurent à la pelle. On en est à la deuxième en deux jours…

A ce rythme là, le PS n’aura plus personne à présenter à la présidentielle, ouille ouille ouille…

Celle qui est morte hier, je ne la connaissais pas. Mais Patrick Roy, je l’aimais bien. Ca m’a vraiment fait de la peine.

Je préfèrerais que ce soit les députés de droite qui meurent, personnellement… Je vois que Bernard Stasi est mort hier aussi, tiens. Dommage, il n’était plus député. Sérieux, ça ne pourrait pas être Vanneste, Luca, Copé, ou Mariton, qui attrappent ce genre de maladie ?

La peste noire présentait au moins cet avantage qu’elle frappait tout le monde, riches et pauvres…

Réponse à… « Qui pour remplacer Sarkozy ? »

Je n’ai fait que répondre rapidement à ce billet de mon ami l’Hérétique, mais pour ceux qui sont intéressés, j’ai déjà abordé ces sujets dans d’anciens billets (suivez les liens dans l’article).

 

par exemple, annoncer le recrutement en hausse de gendarmes et de policiers, celui de greffiers et d’experts pour la justice, de gardiens et de personnels pour les prisons, puis mener une politique de fermeté déterminée

Bien sûr, ce serait génial … mais avec quel argent ?

Aujourd’hui, la priorité, c’est de réduire cette foutue dette, de réformer le fonctionnement de l’État, et de libérer l’économie et l’initiative entravées de tous les côtés pour préparer l’avenir, pas de promettre des dépenses qui ne permettront pas forcément toujours un vrai gain d’efficacité.

Je voterai pour le camp qui promettra à la fois un projet moderne et ambitieux pour la France, tout en osant avouer que pour les années qui viennent, il ne peut nous promettre que « du sang, de la sueur, et des larmes« . Je ne voterai certainement pas pour ceux qui promettront plus de moyens à tout le monde, sans source de financement crédible.

Juppé ferait un pire score que Sarkozy. L’UMP est un parti qui marche à la fidélité, et sait se souder dans les moments importants, malgré des dissensions internes et normales, qui ont toujours existé. Et le moment venu, il sera beaucoup plus soudé et mobilisé qu’on ne l’imagine.

Imaginez bien qu’aujourd’hui, Sarkozy est le Président en fonction, cible de toutes les critiques. Il ne tombera pas plus bas, il est dans la pire des situations. Quant au PS, il ne peut que récolter quelques lauriers déplumés, puisqu’il ne fait que critiquer le bouc émissaire national, quant son candidat n’est pas carrément absent (donc à l’abri des coups). Attendez que le PS redevienne sur terre, doive se mouiller, s’avancer, prendre position, commence à prendre des coups de tous les côtés. Il est au plus haut, il baissera.

Si Marine, les Verts, et Méluche font un bon score, le second tour sera un 21 avril… à l’endroit !

On en reparlera. ;-)

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