[Malaberg] Unité 2012 !!

J’ai lu sur le blog de Guy Girenbaum un appel à l’unité de la gauche en 2012, pour éviter qu’elle soit absente au second tour. J’ai déjà dit ici ce que j’en pensais. Mais je trouve qu’ils sont un brin sectaires. C’est vrai, quoi. Pourquoi se limiter à la Gauche ? Puisque ces gens là se contrefichent manifestement des divergences énormes présentes à l’intérieur de ce gloubi boulga qu’ils appellent la gauche (volonté d’affronter le capital, de gouverner face aux banques, de ne pas se laisser dicter notre politique par l’UE et sa commission d’ultralibéraux fanatiques, de remettre la durée de cotisation pour la retraite à 37.5ans -ou même ne serai-ce qu’à minima la remettre à 40 ans- etc. autant de choses cruciales qu’on trouve par exemple au Front de Gauche et catégoriquement écartées par le PS, par exemple), et que donc, tout ça n’est que du détail, on est la gauche, peu importe ce qu’on met à l’intérieur, n’est ce pas, on pourrait faire de l’eugénisme comme ont fait depuis les années 30 les sociaux-démocrates suédois, on serait toujours la gauche, et bien je trouve donc fort dommage de ne pas soutenir directement Nicolas Sarkozy dès le premier tour, en rassemblant au passage toutes les forces « républicaines », Modem, NC, UMP, CPNT en plus de tout ce qui est « la gauche »…

Cherchons un accord de gouvernement avec cet homme. Mettons nous d’accord sur un programme, qu’il sera obligé de respecter, hein, et soutenons le dès le premier tour. Ainsi, il devrait gagner dès le premier tour, et éviter au FN d’être au second tour qui n’aura donc pas lieu. Après tout, c’est logique, non ? Sarkozy est le président sortant, il a donc toute légitimité pour que nous le soutenions, et qu’il gagne. Donc un programme, un candidat, et hop, la victoire en 2012 ! C’est pas beau ?

Alors, qu’en pensez vous, chers signataires ?

Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc , Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie, Sylvie Stefani : Trublyonne, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur

Comment ça, vous n’êtes pas d’accord ? Si on doit soutenir le PS et sa politique de droite, pourquoi ne soutiendrait-on pas directement la droite ? Au moins on acheverait de donner raison à Marine le Pen quand elle affirme qu’elle serait la seule à s’opposer au système… Hollande 2012, soutenu par toute la gauche pour appliquer un plan d’austérité décidé par l’europe et le FMI « modernisé » !! Ça, ça aurait de la gueule, non ?…

Edit : je vois que cet appel est repris par des strauss-kahniens. Je n’ai rien contre ces gens qui sont surement charmants personnellement, mais politiquement, je ne me sens vraiment rien à voir avec eux, mais vraiment rien, on a des divergences de fond très importantes, cf plus haut (comme d’habitude, et comme tous les PS, ils ne veulent pas en discuter, préférant le « votutil !, votutil ! », en évacuant le fond mais c’est bien leur droit malgré mon envie de leur donner une baffe lorsqu’ils font cela), et si jamais je me trouvais dans une démarche politique approuvée par eux et entrant dans leur optique, je me poserais vraiment des questions… Un peu comme si, tout à coup, je me trouvais associé à l’UMP, au FN, ou aux Skinheads, je me dirais vraiment « mais qu’est ce que je fais là ? »… A bon entendeur.

Edit-bis : Ne pensez vous pas que c’est plus la médiocrité du PS qui risquerait de le priver de second tour en 2012, davantage que la division ? (S’il est si bon, il devrait pouvoir gagner tout seul) Et qu’il serait donc particulièrement stupide de soutenir des médiocres pour une élection de cette importance ?

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La valse macabre des fossoyeurs du Centre

Une fois de plus dans ce pays de fous, le Centre est en deuil. Une fois de plus, ceux qui s’en revendiquent avec le panache d’un sèche-linge lui ont creusé une nouvelle tombe, exploré une nouvelle voie sans issue. Pourvu qu’ils enterrent leur carrière politique avec, pour une fois.

Des coquilles vides sous perfusion de l’UMP

Le Nouveau Centre s’émancipe de l’UMP. Le Parti Radical s’émancipe de l’UMP. Ils en sont transcendés, ces partis. Ils se sentent exister, pour une fois. Mais réfléchissons un petit instant…

Que seraient ces deux partis sans l’UMP ? Rien.

Financièrement, ils doivent leur survie aux reversements effectués par l’UMP, sous perfusion de laquelle ils vivent. Je vous invite à ce sujet à lire Laurent de Boissieu, qui s’est penché sur le sujet avec beaucoup de précision. Conclusion, sans l’UMP, ces deux partis ne pèsent pas lourd. Je suis curieux de savoir comment ils mèneront campagne.

Politiquement, leur poids est quasiment nul. Ce sont des coquilles vides, qui ne tiennent que par des élus, et non par des adhérents. Même le MoDem peut se targuer d’un poids politique supérieur dans l’opinion. Et une fois encore, d’où leur viennent ces adhérents, sinon de l’UMP ? Ces quarante à cinquante députés qui pourraient former un groupe indépendant de celui de l’UMP à la prochaine rentrée parlementaire, d’où viennent-ils, sinon des listes de la Majorité ? Le Nouveau Centre et les Radicaux n’ont d’élus que grâce au bon vouloir de l’UMP, qui concède à ces deux partis quelques places au sein de ses listes, ou dans certaines élections. Le MoDem, seul, ne parvient pas à disposer de plus de 4 députés (si je ne m’abuse). Le Nouveau Centre ou le Parti Radical seuls feraient de pires performances encore.

Quelle bande de sinistres opportunistes ! Ces partis n’existent QUE grâce à l’UMP, ne survivent politiquement QUE grâce à l’UMP. Leurs élus ? Ils les doivent à l’UMP. Ce sont bien des sympathisants de l’UMP et de la majorité qui ont voté pour des personnalités issues du Nouveau Centre. Ce sont ces sympathisants UMP qui les ont portés là où ils sont : leur propre électorat n’aurait jamais suffi. Les UMPistes qui ont voté pour la Majorité aux dernière Législatives ont contribué à l’élection de ces 50 députés. Quitter cette Majorité qui a permis leur élection, c’est trahir la confiance des électeurs de leur liste, qui n’ont pas souhaité les voir intégrer autre chose qu’une Majorité unie.

Morin et Borloo jouent à un jeu dangereux. Ils savent très bien que si l’UMP les lâche, ils ne sont plus rien. Imaginons qu’ils réussisse à faire perdre Nicolas Sarkozy en 2012… L’UMP les laissera tomber avec délectation. Et après ? Ils perdront tous leurs élus, car on peut être certains que l’UMP ne leur laissera plus une miette. Et je pense sincèrement que de plus en plus d’élus Nouveau Centre et Radicaux sont conscients de ce problème : s’ils s’émancipent trop de l’UMP, ils perdront leur fauteuil, leur mairie, leur circonscription, leur écharpe, leurs indemnités, surtout. Ils seront forcément perdants. Leur survie électorale dépend uniquement de l’UMP. Combien de temps suivront-ils Borloo et Morin dans leur danse macabre ?

Cette bande de ridicules opportunistes

Je ne suis pas le seul à le souligner : il est facile de participer pendant des années au Gouvernement sans broncher, en affichant de grands sourires et en défendant l’action du Gouvernement, puis, une fois sortis, de déchaîner une haine sans borne, avec le bruissement des retournements de veste en musique de fond. En même temps, on ne devrait pas tant être surpris. C’est un mécanisme à l’œuvre à chaque fois qu’un ministre perd son ministère : il trouve soudain tous les maux du monde à son ancienne équipe. Pensez à Boutin, à Yade, à Jego, à Borloo, à Morin… Ces hypocrites atrabilaires ! Ils apparaissent comme autant d’enfants capricieux souffrant d’aigreurs d’estomac à l’idée d’avoir perdu leur planque. Ils n’étaient pas là pour servir, mais pour SE servir. C’est si facile. Le problème, c’est que ces gens-là ne prennent plus des positions en suivant leurs convictions, mais changent de convictions au gré de leurs postures. Ils ne sont guidés que par la rancoeur, et l’anti-sarkozysme dans sa version la plus primaire, dans un registre que de Villepin lui même n’avait pas encore osé explorer.

Opportunisme, encore et toujours. Tartuffisme. Théâtre. Hypocrisie.

Ils se sont bien servis des largesses de l’UMP, des ministères offerts par Sarkozy, et maintenant, ils jouent les opposants de toujours… Et quels opposants !

Un centre aux relents de mélenchonisme

Initialement, cette maudite Confédération des Centres devait s’appeler « Solide » pour « SOciale, LIbérale, DEmocrate » , idée repoussée par Morin, qui voyait déjà les journalistes ironisait sur l’état liquide ou gazeux du Centre. Effectivement, si cette Confédération du Centre ne doit être qu’un regroupement intéressé d’opportunistes n’ayant rien en commun, sinon une ambition démesurée, et les mêmes dents qui tracent des sillons sur les parquets ministériels, la comparaison a son charme. D’autant que ce rassemblement n’est que du vent. Il prend la forme d’un montage hâtif et précipité dans le but d’afficher un vernis d’unité pour dissimuler les ambition personnelles des uns et des autres. Quelle vaste plaisanterie !

Il y a mieux, beaucoup mieux ! Devinez quel nom de parti a suggéré Judas-Borloo ? « L’Alliance républicaine écologique et sociale » . En fait, depuis son intervention dans « A vous de Juger » , je sentais venir ce leitmotiv mielleux. « Républicaine, écologique, et sociale » , ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire…

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Écologie – Socialisme – République, contre République – Écologie – Social. Tiercé dans l’ordre, tiercé dans le désordre.

Vous ne rêvez pas. La Confédération centriste pourrait bien se choisir un nom qui n’est autre qu’un réaménagement du slogan du Parti de Gauche. Ahurissant. Ubuesque. Grotesque.

Pour vous dire la profondeur d’imagination de nos opportunistes. Marine a raison : tous les mêmes ! Même le Centre affiche quasiment les mêmes valeurs que la gauche radicale ! Champagne ! Ou plutôt, Champomy, pour pas faire trop bourgeois.

Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Voilà donc les valeurs du Centre ? Et le Libéralisme ? Et l’Europe ? Et la Démocratie Libérale ? L’opportunisme irait-il jusqu’à nier les racines idéologiques du Centre pour leur substituer une soupe aux relents de socialisme ? Décidément, ce n’est pas le Centre que j’attends…

Pauvre Centrisme…

Cette affaire redonnerait presque du prestige à Bayrou, à mes yeux louable pour sa constance, tant cette alliance centriste prend des allures de vaste blague. Nous avons franchi une étape supplémentaire dans le suicide politique du centrisme. Bayrou avait malheureusement commencé, pour s’enfermer dans son refrain « ni gauche ni droite » qui l’a totalement isolé politiquement. Morin et Borloo partent avec du retard, mais ils continuent à enterrer les idées centristes. A chaque fois, les ambitions individuelles ont pris le pas sur l’unité du Centre. Aujourd’hui, fragmenté, dispersé, isolé, il ne pèsera bientôt plus rien ! A refuser toute alliance avec les majorités au pouvoir, il finira par disparaître totalement de la scène politique, (presque) aussi misérablement que Lutte Ouvrière et le NPA. C’est désolant.

Ce que j’ai toujours souhaité, c’est l’émergence d’un grand parti du Centre et du Centre Droit, une UDF, ou carrément un puissant Mouvement Libéral Démocrate. Ce parti s’affirmerait par son unité et la spécificité de ses valeurs (Libéralisme, Subsidiarité, Europe etc etc), tout en restant fidèle à une alliance avec le grand parti de la droite. Comme du temps du tandem RPR-UDF, ou, malgré les problèmes que cela pouvait susciter, les deux partis n’hésitaient pas à faire front dans les moments importants, sans pour autant renoncer à leurs différences, l’un et l’autre pouvant peser sur la politique française avec un poids accru.

Seul, je suis persuadé que le Centre ne gagnera jamais rien. L’échec du MoDem en est la triste preuve, malgré l’estime que j’ai malgré tout pour Bayrou. Au contraire, s’il acceptait l’idée qu’il a plus d’affinités avec une Droite ouverte et moderne qu’avec un parti socialiste en mort clinique, tenté par l’assistanat, le « care » et des solutions totalement dépassées, il pourrait participer aux majorités, peser sur la direction du pays, faire profiter le pays de ses très bonnes idées, et de ses belles valeurs. Et même, il pourrait sans doute un jour accéder au pouvoir. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, puisque le piège tendu par Bayrou à la gauche et à la droite s’est refermé sur lui et l’a coincé, tout comme Judas-Borloo et Judas-Morin finiront coincés à leur tour, privant la France des idées centristes. La stratégie est désastreuse, et nous n’avons pas fini d’en relever la faillite.

Le tandem improbable de Laurel-Morin et Hardy-Borloo n’a strictement aucune chance de l’emporter. Le premier a le charisme d’un bas en laine ou d’une chaussette à rayures, le second a autant de crédibilité que Gérard Schivardi. Je dis les choses crûment, mais c’est hélas ainsi que je vois les choses.

Les fossoyeurs du Centre se sentent revivre depuis qu’ils s’émancipent de l’UMP. Mais ils ont encore perdu une occasion de se taire. Même Bayrou ironise sur cette « danse du centre » , c’est dire !

Et enfin, si je puis me permettre, voilà quelle pourrait être la musique du prochain clip de campagne de l’Alliance Républicaine Écologique et Sociale, qu’ils pourront jouer dans leurs meetings (qu’ils tiendront dans des cabines téléphoniques, si le PCF veut bien partager avec eux) :

Lady Gaga – Judas.

Bon week-end quand même !

Le Centre existe !

Réponse à Malaberg, et à son article sur le Centre. J’avais prévu simplement de commenter son article, mais je me suis dit que la question méritait une réponse complète. Lire la suite

Il paraît qu’il faut se présenter…

Je n'ai pas toujours raison, mais je n'ai jamais tort.

Bonjour ! Ou bonsoir, tout dépend de l’heure à laquelle vous me lisez. A condition que vous me lisiez. Saluer le lecteur est paraît-il un bon début pour un premier billet. Lui souhaiter la bienvenue sur cette chose appelée Blog est également recommandé. Soit. Soyez les bienvenus. Je ne sais pas quel sort funeste s’acharne sur vous pour que vous ayez atterri jusqu’ici, mais j’aime autant que vous connaissiez un minimum l’auteur de ces lignes. Lire la suite

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