[Malaberg] Un EXCELLENT anime

Il s’agit d’un Anime nommé Code Geass. Pour ceux qui ne connaissent pas, on appelle « manga », la bande dessinée japonaise et « animé », les dessins animés qui en sont tirés.

Dans le cas qui nous intéresse, Il n’y a aucun Manga à la source de cet anime, il a été écrit spécialement pour être une série.

Pour tous ceux qui ont eu un jour envie de changer un monde qui vous semble mal fait, c’est fait pour vous.

Pour faire simple, c’est une uchronie (un univers tiré du notre dans un futur proche avec une histoire différente mais semblable), dans le Japon colonisé par l’Empire de Britannia, un garçon de 17 ans reçoit par un concours de circonstances (je n’en dis pas davantage, pas de trop de spoil) le pouvoir de se faire obéir de n’importe qui. (Mais juste une fois !) Il décide de prendre une revanche…

Par exemple, s’il dit « tais toi ! » tu ne parleras plus jamais, et s’il dit « meurs », et ben… Tu te suicides !

L’histoire est extrêmement bien ficelée, elle pose de vraies questions politiques (sur la violence, sur le lien entre la fin et les moyens), et elle m’a absorbé à deux reprises (une fois il y a deux ans, une seconde fois il y a quelques mois) avec succès. (ça m’a transformé en vrai no life le temps que je termine)

Le héros, qui s’appelle Lelouch (rien à voir avec le cinéaste ni avec le facho atlantiste de l’UMP) comme la plupart des personnages est assez ambigu, ni « gentil » tout rose, ni « méchant » completement salaud, un peu des deux, avec une volonté de fer qui écrase tout sur son passage.

Je ne dirais même pas que c’est un anime de gauche ou de droite, parce qu’en fait j’en sais fichtre rien, et je m’en fiche. (oui, oui, vous m’avez bien lu !)

Vous pouvez le trouver , sur Rutube, le youtube russe, difficilement accessible des restrictions européennes sur la propriété intellectuelle (et c’est tant mieux dans ce cas précis)

deux saisons de 25 épisodes (entre 20 et 25 min), avec de longs (mais sublimes) génériques d’intro et de fin.

Normalement, en deux ou trois épisodes, vous avez accroché. (Pour mon cas, c’était dès l’intro du premier !)

Ce qui est bien c’est que plus on le regarde, plus on comprend certains détails !

Précision : les commentaires du genre « j’aime pas les mangas/ce qui vient du japon » seront traités avec tout le respect que le niveau intellectuel qu’ils démontrent mérite. Les autres sont le bienvenu !

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DSK est de retour (et pas que lui)

Au cas où vous n’auriez pas été en contact avec la radio ou la télévision depuis plus d’une semaine, je vous rappelle les deux principales informations du moment : c’est la Rentrée (si, si), et DSK est rentré en France. Quant à moi, je suis rentré aussi, mais j’ai encore un peu de répit avant La Rentrée. Vous suivez toujours ?

Un superbe sujet de conversation autour de la machine à café peut être de spéculer sur les futures déclarations de DSK à la Presse (et sur la date de ces déclarations). En tous cas, c’est une attente qui plonge les médias dans une sorte de transe. Quant aux Français, je crois qu’ils commencent sérieusement à s’en foutre. Mais je finirai par croire que le fossé entre les préoccupations journalistiques et populaires s’accroît encore plus vite que celui qui sépare la finance de l’économie réelle.

Honnêtement, qu’attendez-vous des déclarations de DSK ? Qu’il avoue avoir violé une femme de chambre ? Attendez-vous de sensationnelles révélations ? Nous n’aurons rien d’autres que des propos convenus et parfaitement ciselés par une armada d’avocats et communicants. En bref, nous aurons du vent à peine brassé. Pas de quoi casser trois pattes à un canard.https://i1.wp.com/www.dessinateur.biz/blog/wp-content/uploads/2011/09/817_il_revient.jpg

Hier soir, j’ai regardé Ce Soir ou Jamais, l’émission culturelle (et légèrement bobo) de Frédéric Taddeï (la revoir en ligne). C’était assez drôle dans l’ensemble, surtout à propos de DSK. Surtout quand le duel verbal a opposé Raphaël Enthoven, arrogant et trop sûr de lui, et le génial Guy Sorman, oasis de sagesse libérale.

C’est Sorman qui a envoyé la première estocade. Il s’étonne de l’ « imposture DSK » , de l’attente messianique qu’a suscité l’ancien patron du FMI, considéré par beaucoup comme le meilleur économiste de France, auréolé de sa gloire toute FMIenne.  D’après l’auteur de Wonderful World, DSK n’a jamais rien apporté à la connaissance économique, ni en tant que professeur, ni en tant que ministre, ni même en tant que directeur du FMI. Celui que les Français attendaient comme le sauveur n’a jamais rien raconté d’original sur la crise, il n’a fourni que des explications réchauffées et conventionnelles.

Enthoven s’est soudain mué en grand défenseur d’une « présomption d’innocence » prétendument bafouée. Nous sommes tentés de lui répondre que ce principe est très visiblement à géométrie variable, et qu’il est certes visiblement plus confortable quand il s’agit d’un homme célèbre « de gauche » et moins souhaitable lorsqu’il s’agit d’un homme célèbre de droite (Woerth ? etc) ou d’un délinquant ordinaire accusé de viol dans sa banlieue… Par ailleurs, quelle vision de la Justice Enthoven défend-il ? Considère-t-il la justice (en tant qu’institution) comme l’alpha et l’oméga de la vérité ? Comme l’a déjà avancé Hashtable par le passé, la « présomption d’innocence » ou une quelconque décision judiciaire (humaine, donc faillible), n’empêche pas chaque individu de se forger sa propre opinion sur les faits, et d’en tirer ses propres conclusions. Le fait que Dreyfus ait été d’abord condamné n’a jamais -Dieu merci- empêché de croire en son innocence. De même en ce qui concerne l’affaire Outreau (qui fait l’objet d’un film glauque en ce moment au cinéma). Alors chacun est juge de penser ce qu’il veut quant à DSK. Puisque personne, à part les deux intéressés, ne saura jamais ce qui s’est passé dans cette chambre.

A ceux qui se plaignaient, avec des trémolos dans la voix, du lynchage médiatique de DSK, d’autres intervenants ont jugé bon de rétorquer que c’est DSK lui-même qui s’est exposé vis-à-vis de l’opinion publique, notamment à l’occasion de ce fameux (publi-)reportage de Canal+. S’il accepte de s’afficher dans son intimité, en train de cuire un steak avec son épouse, il doit aussi accepter d’être jugé sur ses frasques privées. DSK ne récolte que ce qu’il a semé. Il aurait été plus judicieux de s’inspirer de Martine Aubry, qui a toujours résisté à la mise en pâture de sa vie de couple.

Autre débat, celui sur la « théorie du genre » . Entendre un sociologue répliquer promptement au médecin Bernard Debré que « le sexe chromosomique ne correspond pas toujours au sexe gonadique, qui ne correspond pas toujours au sexe phénotypique » vaut son pesant d’or. Il suffit d’avoir suivi des leçons de Biologie de Lycée pour savoir que c’est un non-sens total.

J’avoue que j’ai pouffé aussi quand j’ai entendu Enthoven placer une critique du « pouvoir des marchés » dans un débat sur le traitement médiatique de l’affaire DSK. Il ne manquait plus que le Libéralisme, la Mondialisation, et l’Impérialisme Américain, et on aurait eu droit à toutes les tartes à la crème boboïsante. Très drôle. (Très prévisible)

Très drôle, mais pas aussi drôle que l’intervention de ce cher « Khmer Vert » , Fabrice Nicolino, intervenu dans le débat sur l’accroissement des inégalités avec ses thèses écolo-malthusiano-catastrophistes, accumulant les sentences péremptoires à la manière de plus dogmatique des évêques intégristes, gratifiant même Guy Sorman d’un double « vous ne savez pas de quoi vous parlez » , argument de haute voltige intellectuelle, à propos du développement des pays du Tiers-Monde. Il suffit pourtant de lire (ou relire) L’économie ne ment pas (traduit en une dizaine de langues) pour se persuader du contraire. Sorman sait parfaitement de quoi il parle.

Du reste, je trouve toujours aussi drôle de voir que les inégalités sont toujours le principal sujet de préoccupation des polémistes et autres troubadours télévisuels. Plus que l’écart relatif entre les plus riches et les plus pauvres, ce qui me préoccupe par-dessus tout, c’est le sort en absolu des plus modestes. En d’autres termes, je préfère que les inégalités relatives s’accroissent lorsque toute les couches sociales s’enrichissent (dont les plus modestes), plutôt que de les voir diminuer alors que touts s’appauvrissent (mais les plus riches s’appauvrissent plus vite que les plus modestes, la bonne affaire). Nivellement par le haut ou par le bas, voilà l’alternative. Avant de s’inquiéter des inégalités relatives, inquiétons-nous de la pauvreté dans l’absolu. Et rappelons-nous aussi que les plus modestes des Français font encore partie des 10% les plus riches de la planète. Voilà qui remet les choses en perspective.

Le débat n’est cependant pas nouveau. Il me rappelle la célèbre citation de Winston Churchill : « Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère » . Ou encore cette réponse de Margaret Thatcher à l’opposition, qui reprend mon raisonnement…

En attendant, rentrez bien, et allez investir dans l’or.

[Et découvrez plus de dessins humoristiques sur le blog de Na!]

[Tizz] Profondément humain

Les blogs juridiques sont légions, et parmi ceux que j’affectionne le plus, il y a les blogs tenus par des avocats, qui se contentent, en toute humilité, de raconter tel ou tel dossier qui les a particulièrement marqué. Maître Mô fait partie de ceux-là. Il ne jouit pas de l’exposition médiatique de son confrère Eolas, mais ses billets ont autant d’impact – pas de juridisme, pas de politique. Simplement la dureté d’un dossier, la magnifique morale d’une histoire, le quotidien de l’avocat pénaliste dont la tâche est d’assister quiconque se retrouve confronté à la justice de notre pays, quels qu’aient été ses actes. Lire la suite

[Alboss] Intéressons-nous au Kosovo…

Je vais donc, par ce billet, participer, moi aussi, à l’intérêt subit à l’effet du Kosovo. On ne parle, depuis la fin de la guerre, de ce pays que lorsqu’il pose problème. Et une problématique, plus que d’autres, semble revenir inlassablement et retenir l’intérêt des médias, qu’ils soient français ou plus largement occidentaux. C’est le problème du trafic d’organes. Lire la suite

[Tizz] Nouveau coup d’éclat policier

Aujourd’hui, devant le tribunal correctionnel de Bobigny, sept policiers ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir menti et accusé injustement un individu d’avoir percuté avec sa voiture un véhicule de police lors d’une course-poursuite. En effet, alors qu’ils prétendaient que l’automobiliste leur avait délibérément foncé dessus et ainsi occasionné des blessures à l’un deux, il s’est avéré au cours de l’enquête qu’ils ont en réalité sciemment menti pour couvrir des collègues qui conduisaient la deuxième voiture, elle seule responsable de l’accident.

Nul ne peut nier qu’il s’agit là de circonstances d’une extrême gravité, les faits imputés à l’automobiliste accusé à tort étant constitutifs de tentative de meurtre aggravée (car commis à l’encontre de fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique) et susceptibles d’être réprimés par la réclusion criminelle à perpétuité. Heureusement, la supercherie a été découverte et les sept policiers ont été poursuivis pour faux en écriture (le procès-verbal dans lequel ils ont transcrit leurs mensonges) et dénonciation calomnieuse.

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[Tizz] Au-delà de la honte nationale

On aurait beaucoup de raisons de s’enorgueillir d’être Français, même si un nombre non négligeable de ces raisons appartiennent au passé. Que reste-t-il aujourd’hui ? Vraisemblablement, pas grand-chose.

La Justice française est probablement l’exemple le plus honteux que notre pays puisse porter. Elle constitue une raison suffisante pour nous reléguer au rang de pays rétrograde et sale, une nation valétudinaire, malade. Au-delà de l’indicible, au-delà de la honte nationale.

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[Tizz] De l’art d’enfoncer des clous

C’est une guerre de tranchées, une guerre dure, pénible, et de longue haleine, de celles où l’on avance mètre par mètre, vers la victoire. Et en première ligne dans cette bataille, c’est l’ensemble des Barreaux français, qui mènent depuis de longs mois une lutte sans pitié contre la garde à vue en France. Et déjà, cette guerre est émaillée de quelques victoires qui sans cesse alimentent le moral des troupes : abrogation de la moitié de la garde à vue de droit commun par le Conseil constitutionnel en juillet dernier. Une jurisprudence européenne (de la Cour Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, abrégée CEDH) qui s’est véritablement montrée de plus en plus menaçante, par la condamnation par deux fois consécutives du régime turc qui était (était car la Turquie, elle, a largement modifié ses lois pour se mettre en conformité, ce que la France, patrie des droits de l’Homme, se refuse toujours à faire) très similaire au nôtre, puis de la France directement le 10 juillet 2008 puis le 9 mars 2010 dans un célèbre arrêt Medvedyev c/ France (n° 3394/03), où l’on apprend, avec stupeur et satisfaction mélangées, que le Procureur français n’est pas un magistrat au sens de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, car il lui manque, le bougre, l’indépendance nécessaire au regard du pouvoir exécutif (et pour cause, en France, les Procureurs sont soumis hiérarchiquement au Ministère de la Justice).

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