Hommage à la baronne Thatcher

Alexandre ne peut sans doute pas s’en charger, alors je le fais moi-même.

C’est avec tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de Margaret Thatcher, à l’âge de 87 ans.

L’une des plus illustres femmes du XXème siècle, avec Winston Churchill, le général de Gaulle, Nelson Mandela, Ronald Reagan, et Franklin Roosevelt.

C’est l’histoire d’une femme, qui a su s’élever contre ses propres différences pour s’imposer dans un parti machiste et ultraconservateur. Libérale, mais aussi progressiste, elle restera à tout jamais comme l’égérie du thatchérisme, ainsi que de la fin du déclin tant annoncé du Royaume-Uni. Silence à présent.

La Dame de Fer.

Pensées et condoléances à sa famille.

 

[Hippolyte] Tribune de soutient au mariage et à l’adoption pour tous

Fichtre. Dans un débat qui ne cesse d’enflammer les passions, du côté des conservateurs comme des soutiens, il me semblait désormais infamant de rester silencieux alors que toute la blogosphère se saisit de la question. Je ne vais pas m’appesantir plus longtemps en verbiage, je suis un soutient à la réforme (oui, sur un blogue de droite, cela existe). J’ai pour sentiment que cette question dépasse les clivages habituels même si elle y reste très liée de manière générale. On le sait, on le dit, on l’observe depuis quelques mois, cette question passionne les français chaque jour, ouvrant leur page Google dès le moindre rebondissement de cette affaire. Certains gueulent, d’autres applaudissent, d’autres s’en fichent. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a de réelles incohérences à s’opposer à cette réforme. Petite explication.

1°) Les religieux se plaisent tout particulièrement à associer l’ouverture du mariage aux couples gays, aux dérives de la polygamie, polyandrie (pour les musulmans, c’est d’ailleurs assez cocasse de noter l’emploi de ce mot), zoophilie, et pour les idiots du village, de la pédophilie. Je ne me ferai pas un sacerdoce de les raisonner, j’ai perdu ma fougue passée avec le temps, mais j’aimerais souligner la pure et simple diffamation, ainsi que l’amalgame douteux entre l’inacceptable et l’acceptable. Voyez-vous, l’homosexualité n’est pas une pratique, c’est une sexualité, comme l’hétérosexualité, la bisexualité ou la pansexualité. Si vous savez tous lire, vous retrouverez la même racine. Si vous savez tous lire, là encore, cette racine n’est pas présente dans les autres mots, et pour cause, il n’y aucune corrélation logique entre deux hommes/deux femmes qui s’aiment, et un homme qui a plusieurs femmes, une femme qui a plusieurs hommes, un homme-femme qui aime un chien et un(e) pervers(e) qui se tape des enfants. Dans le dernier cas, l’agissement est par pulsion, dans l’avant-dernier, il faut être réellement pervers pour apprécier… Je ne vais pas tous les décomposer, mais là où il y a exactement la même chose dans l’hétérosexualité et l’homosexualité, on nous ressort ces vieux argumentum ad hominem, pour dénoncer à demi-mots la perversité des gays car on n’assume pas son homophobie. Je ne me permettrais pas d’affirmer que tous les opposants à cette réforme sociétale sont homophobes, mais je me permets d’affirmer que beaucoup le sont, et ne le taisent que par les dérives accordées lors du vote du P.A.C.S (c’était les mêmes dans la rue, soit dit en passant) et car leur leader, charismatique déjantée du nom de Frigide Barjot, parvient à conserver la tête du troupeau.

2) Mais voilà… il y a un hic. Quand on associe Hollande à Hitler en trente secondes (point Godwin aussi rapide que la signature d’un P.A.C.S au greffe du tribunal), on peut se poser des questions sur la logique employée. On est tous différents, on est tous unique, mais il faut bien s’accommoder des particularités de chacun. Marre de se considérer chaque jour insulté dès que l’on ouvre le journal, et les premiers à souffrir sont les homosexuel-les humiliés chaque jour un peu plus, pris dans l’étreinte d’un débat autant que les enfants (on y reviendra, sur les enfants). On peut ne pas se vouloir homophobe, je respecte, mais la portée des propos que l’on peut avoir se répercute avec bien trop de gravité sur les principaux concernés. À entendre chaque jour qu’on n’est pas normal, on finit par saturer, et cela devient presque du harcèlement moral banalisé. #SiMonFilsEtaitGay est également dans mon viseur. La remontée des extrêmes par des débats pareils est nocive, blessante, en étant également injuste. Plus injuste encore, que ceux qui manifestent dans les rues seront ceux qui jugeront les enfants adoptés par des homosexuels, qu’ils veulent prétendre défendre (si ce n’est pas les opposants, qui peut bien se moquer d’une telle situation ?). C’est tellement hypocrite. C’en est ridicule. Une remise en question de certaines personnes seraient sans doute utile, surtout quand elles ne connaissent rien aux raisons pour lesquelles elles manifestent. Cela devient encore plus nauséabond, on agit par panurgisme dans le milieu.

3) Les enfants. Ah les sacro-saints enfants, sur lesquelles une auréole n’a de cesse de pousser depuis le début du débat. On peut lire dans les slogans répétitifs des opposants au mariage gay, ceci : “Tous nés d’un père et d’une mère“. Ce à quoi, mon visage a répliqué ceci.

Oui, cette tête-là.

À quel moment, les partisans de cette réforme sociétale ont-ils remis en cause de le moyen de fécondation pour la naissance d’un rejeton ? Jamais. Et que l’on ne me parle pas de P.M.A, puisque dans les faits, celle-ci ne sera présentée que bien plus tard. Pas de chance, il faudra organiser d’autres manifestations, mais en attendant, ce genre de propos n’a pas lieu d’être. De même que la translation du débat aux écoles, qui, envers et contre tout ce qu’a pu dire le secrétaire de l’enseignement catholique, a bien été organisé avec des élèves de troisième des discussions à ce sujet. J’en suis le premier témoin, autant que les nombreux articles que l’on peut lire. On rajoute à l’hypocrisie, la mauvaise foi. Je crois bel et bien que ce débat m’ulcère. Marre d’entendre des moutons radoter les mêmes poncifs que leurs maîtres à pensées, marre de la passivité des partisans, marre de la subjectivité des opposants. Des gens sincères dans leurs idéaux, il n’y en a pas beaucoup. Plus encore dans un débat comme celui-ci, quand on voit la droite conservatrice brandir les vieux torchons de décadence de l’humanité, menace de l’équilibre de l’humanité. En fait, il y a déjà 40 000 enfants adoptés par des familles homoparentales en France. Les “contres“ arguent… je ne sais pas quoi en fait, car je ne comprends les arguments qui sont dits là-dessus par leur côté disparate et belliqueux. Eh bien, admettons. Si un témoignage, ne serait-ce qu’un, énoncé directement par un concerné avait l’outrecuidance d’expliquer son parcours, ce pourquoi il a eu des doutes, ce pourquoi il vit très bien, on entend les râleurs pousser leurs cris d’Orfraie, dénonçant avec fermeté la dangereuse manipulation intellectuelle des lobby pro-homosexualité. De l’autre côté, il suffit qu’un article, un seul, parmi la salve de positifs énonce le négatif d’avoir été élevé par deux pères, et deux mères, c’est la société toute entière qui pouffe un scandale, des « Ah je l’avais bien dit ». Argumentum ad nauseam (pour appuyer mes dires, voir la congélation d’un bébé en Afrique du Sud par un couple de lesbienne, ou tout simplement quelques sites d’actualités, tout de même moins violent). C’est particulièrement édifiant cette manière de pensée. Oui, des enfants le vivront mal, comme certains vivent mal d’être gros, d’être noir, d’être roux, toutes ces choses insignifiantes qui constituent l’endurcissement de la vie d’un jeune. Cela ne fera qu’une raison de plus, pour autant, n’est-ce pas le meilleur moyen de s’affirmer, pour qu’au bout du compte, cela entre dans les mœurs ? Je crois que si. Je crois également qu’une réforme n’est jamais sans risque, et je mettrais cela en corrélation avec le divorce. Je me montre persuadé que c’est en brusquant parfois l’évolution que l’on obtient des résultat. Devrions-nous dire à ces enfants que s’ils perdent leur parent, l’autre personne qui les a élevée ne pourrait plus les voir, simplement car on lui a refusé le droit d’exercer une autorité ? C’est tellement mesquin de parler de sécurité de l’enfant quand ceux-ci sont marginalisés à cause d’une administration désuète. Alors, à part la peur de la différence, quoi rétorquer ?

Je pense qu’il est grand temps de penser autrement. Ceux qui ne se sentent pas concernés par mon article, mais qui sont tout de même contre, je vous invite à réagir par les commentaires sur l’homoparentalité, car il y a des positions que je ne comprends pas. Pour conclure, je dirai simplement au gouvernement de ne pas reculer. Les gens, ça gueulent beaucoup, mais dans cinq ans, cela oublie tout. Le P.A.C.S en est l’illustration complète. De “Pédé aux bûchers“ à fervent soutient, l’antithèse se poursuit comme aujourd’hui, et cela continuera demain, peu en importe le coup porté à la crédibilité.

Hippolyte.

PS : Mais quel sauvage ! J’oubliais de vous souhaiter avec retard une excellente année 2013.

PETIT RAJOUT : http://24heuresactu.com/2013/01/23/homoparentalite-letude-statistique-censuree-en-france/ J’ai enfin localisé le repère des extrémistes homophobes, dépourvus de tout savoir et de toute objectivité. Puis-je avoir mon gâteau au chocolat ? Cette étude tronquée, et fausse (je vous invite à lire les commentaires du bas, une bonne analyse en sera faite) démontre encore une fois l’hypocrisie latente des opposants, et le conservatisme réactionnaire dans lequel ils s’enferment. Heureusement, et je l’espère, pas tous, car l’amalgame entre pédophile et homosexuel me les brise légèrement et en vient jusqu’à me blesser dans ma dignité.

[Hippolyte] Comment la gauche fonce dans un mur

C’est mon premier article sur ce blog, j’espère que vous m’accorderez donc la grâce du débutant.

Tant de promesses, tant de paroles, que de belles paroles. Mais où sont les actes aujourd’hui, vers où se dirige-t-on ?

1) Introduction.

Depuis le début de la crise économique, tous les pays d’Europe se serrent la ceinture. On le voit en Italie (même si le vice politique semble désormais vouloir faire plier la vertu), en Allemagne (où personne ne semble pouvoir faire chuter Mme. MERKEL), en Grèce (je crois que seul le lien peut suffire à exprimer la situation dans laquelle le pays se trouve), dans toute l’Europe… Sauf, en France. Alors que les mauvaises nouvelles se succèdent pour le pouvoir socialiste, je n’ai jamais vu un tel concours d’hypocrisie de la part de ses représentants. L’on pouvait imaginer que la sévère correction infligée par les sondages suffiraient à faire réagir MM. HOLLANDE et AYRAULT (palpant le palier des trente pourcents), or rien ne semble pouvoir changer cette naïveté impénitente de leur part. Il y a, selon moi, deux sortes d’impopularité. L’impopularité due aux réformes impopulaires, et l’impopularité méritée par incompétence. Dans le cas du gouvernement actuel, il s’agit clairement du second. Ainsi, l’on doute même de la bonne volonté apparente défendue par Mme. VALLAUD-BELKACEM lors de son point presse hebdomadaire après le conseil des ministres. Lors de l’élection du nouveau Président français, un article très intéressant que je vous retrouverais à l’occasion, titrait “HOLLANDE, le nouveau porte-parole des pays méditerranéens.“. Plusieurs facteurs constatent donc d’eux-mêmes l’échec qui se profilent, tandis que chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus des pays du sud au détriment des pays du nord.

2) Les faits, s’il vous plaît.

Désormais, je m’interroge. Où est la compétence et le sérieux dans un gouvernement qui prend des mesures inconsidérées, plus motivées par l’anti-sarkozysme primate que par des raisons objectives et rationnelles. Je ne me suis guère étonné de voir la réforme des retraites reconsidérée, lorsque pour plaire à quelques groupes de populace, M. HOLLANDE feint d’agir dans l’intérêt des plus pauvres. Où se trouve l’intérêt des plus pauvres, comment prétend-il les défendre avec des beaux discours et des belles paroles ? Ce qui diffère de lui par rapport aux dirigeants que l’on eût précédemment, ce sont la qualité des gestes qu’il paraphe. Son premier semestre de quinquennat, je ne le vois que dans une bataille idéologique pour satisfaire ses électeurs, sans considérer avec sérieux l’état de la France. Je ne suis pas forcément pro-SARKOZY, mais je ne suis pas non plus anti-SARKOZY au point de revenir sur tout ce qu’il a fait. Revoir la réforme des retraites, avec de l’argent que l’on n’a pas, pour se faire débouter quelques mois plus tard par le COF (cliquer ici), c’est assez ridicule. Cela dit, on n’atteint pas encore les utopies prises par le parti socialiste. Véritable inconscience, suicide politique, ou tout simplement impuissance, force est de constater que les réformes entreprises sont en-deçà des réalités. Je pourrais encore m’y appesantir longuement, mais je vais me contenter de les citer. Les faits impliquent des conséquences, c’est un raisonnement simpliste qui conduit à comprendre pourquoi nous n’allons pas vers le mieux. M. AYRAULT et ses ministres dépensent de l’argent qui n’existent pas, que l’on emprunte sur les marchés financiers et qui n’est pas utilisé à bon escient. Ils croient à l’assistanat, je crois au mérite. Il n’y a pourtant pas de mérite à baisser de six centimes le prix de l’essence pour des milliers d’euros, il n’y a pas non plus de mérite à augmenter de vingt-cinq pourcents les aides scolaires, comme il n’y a pas de mérite à provoquer l’asphyxie des riches, comme ils disent si péjorativement. Les impôts sont augmentés, les charges sont alourdies, le coût du travail ne cesse d’augmenter, et le pire, ce qui m’offusque dans cette vision, c’est que la raison n’est pas commune, mais idéologique.

L’on assiste impuissant à l’implosion du pays dans des dépenses inutiles, et des sanctions qui ne cessent de tomber d’une part des agences de notation (certes, c’est un argument facile), d’autre part de l’INSEE et d’à peu près tous les organismes mondiaux. L’Allemagne elle-même se permet une ingérence dans nos affaires tellement l’inaction va dépasser le point de non-retour (sans parler de l’article de The Economist, pratiquement insultant mais assez dans le vrai (même si je dis que les britanniques devraient philosopher sur leurs propres problèmes avant de venir régler ceux des autres)).

3) Les solutions. 

Sans me rajouter aux harpies conservatrices affilées aux Tea Party qui se suffisent toute seule pour critiquer les trente-cinq heures, je rappellerai simplement l’état moribond dans lequel se trouve notre industrie. Les plans sociaux se succèdent, et on assiste aux amusantes ritournelles entre Arnaud MONTEBOURG et les différents patrons auxquels ils se confrontent. Derrière ce spectacle affligeant se cache toutefois un réel problème qui ne peut se régler avec des cris d’Orphée. Les charges patronales et le coût du travail, dans notre pays, sont beaucoup trop élevés. L’asphyxie induite à ces nombreux problèmes augmentent fatalement les chances de délocalisation, et personne ne doit s’étonner du départ des grandes usines vers l’est de l’Europe. Les prix y sont beaucoup plus avantageux, les charges moins nombreuses, et le besoin de main d’œuvre important. Tout répond aux exigences d’un patron qui ne cherche qu’à faire développer son entreprise au même temps que les PME se sabordent à cause des taxes. Il est impératif de s’engager à la baisse du coût du travail, mais aussi à autonomiser bien plus les sociétés, les ouvrir à une concurrence plus facile, se libéraliser afin de récupérer de l’argent ainsi que de développer une économie forte, tout en y gardant un peu d’influence.

D’autres problèmes sont également à pointer du doigt. L’assistanat. Nous sommes dans un pays qui ne récompense en rien l’effort, mais plutôt qui motive à l’intérêt personnel. Cela dit, les représentants sont issus du peuple, cela n’est pas spécifiquement étonnant que les intérêts personnels soient privilégiés. Mieux responsabiliser les gens, c’est les rendre plus citoyens, plus intéressés par l’intérêt commun ainsi qu’au développement économique au niveau national. Il faut intéresser les gens, leur laisser la possibilité de faire ce qu’ils ont envie, mais sanctionner les partisans du moindre-effort ; ceux qui se complaisent à rester à Pôle Emploi ou qui ne se prennent pas en main. Je suis partisan d’un système économiquement responsable. Il n’y a aucune raison d’aider ceux qui n’en ont pas besoin, bien sûr qu’il faut aider les plus pauvres, mais pour les autres, il n’y a aucune raison. On peut choisir de prendre son destin en main, ou de le laisser partir. Mais dans les deux cas, l’état ne doit pas avoir à payer les pots cassés. La générosité de nos allocations, de notre système de santé doit se fermer à ceux qui ne font rien pour la réussite commune.
L’égoïsme, par ces temps perturbés, c’est la gangrène, surtout que les français ont les moyens de réagir. Dans ce que l’on appelle les bas-de-laine, il y a suffisamment pour régler la dette et relancer la machine. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le plafond du livret A ne cesse d’augmenter. Au lieu d’investir, les français épargnent. On peut comprendre la raison purement personnelle, tout comme la longue agonie de ce qui nous reste. Il y a juste le pessimisme malsain qui empêche d’avancer. Pour tout dire, on en revient un peu à ce que disait Alexandre dans son article sur le libéralisme au pouvoir (ci-dessous). Le glas ne tardera pas à sonner où il faudra prendre conscience de la réalité, surtout du côté du gouvernement, qui devra alors arrêter les ballons d’essais, et s’interroger le plus sérieusement du monde sur les solutions, quitte à remettre des acquis en jeux, quitte à faire l’union avec la droite. Dans les temps les plus compliqués qui favorisent la montée des extrêmes, l’union nationale peut être une solution. Renoncer à l’ouverture, c’est s’enfermer dans un sectarisme démagogue. S’ouvrir, c’est avancer. Malheureusement, il faut la carrure nécessaire pour prendre des décisions, et c’est cela qui manque à nos dirigeants.

MM. AYRAULT et HOLLANDE, réagissez.

Capitaine Hippolyte.
(Mais qui s’appelle Sacha en réalité).

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