Une réforme libérale de l’enseignement

Toute la classe politique s’accorde sur un point : la nécessité de gagner les élections de réformer l’éducation. Tout le monde a ce mot à la bouche, et à l’heure où les socialistes jouent entre eux à la surenchère de moyens financiers que nous n’avons pas, il était temps de démontrer (ou tout au moins d’essayer) que le niveau de l’enseignement apporté à la jeunesse ne dépend pas que des moyens. D’ailleurs, il convient de noter que la République Tchèque, qui dépense moitié moins d’argent par élève pour l’enseignement que nous, reccueille des résultats à peu près aussi bons (ou aussi mauvais, c’est selon), que la France.

Certes, tous parlent de réforme, mais si toutes ont échoué jusque là (quand elles ont franchi le barrage des syndicats), c’est peut-être aussi un problème de méthode. Tout comme Hayek dénonçait la « présomption fatale » des Etats, lorsqu’ils pensent pouvoir maîtriser l’économie et la société d’en haut, il est sans doute légitime de dénoncer la « présomption fatale » de ceux qui pensent que le système éducatif peut s’imposer d’en haut, sans tenir compte des particularismes individuels, et qu’un équilibre parfait pour chacun peut se déterminer par de simples palabres au sommet de l’Etat, entre pédagolologues. Une fois encore, le pays serait bien inspiré de se pencher sur les solutions libérales à ce problème.

Lorsqu’un rythme, ou une méthode éducative quelconque est imposée d’en haut, et si elle échoue (prenons l’exemple tristement célèbre de la méthode globale dans l’apprentissage de la lecture), ce sont des générations d’élèves qui en pâtissent, avant que l’État, qui défendra mordicus son idée initiale, ne reconnaisse son erreur, et ne se consacre à une réforme. Tous les délais sont rallongés. Si chaque établissement était en mesure de choisir ses propres formules pédagogiques (notamment, dans notre cas, entre les différentes méthodes d’apprentissage de la lecture), et qu’il en devenait responsable (car libre), les meilleures méthodes finiraient par se diffuser et être imitées, tandis que les méthodes qui échouent disparaitraient d’elles-mêmes, comme par sélection naturelle. Dans un pareil système, la méthode globale aurait disparu bien plus rapidement, et des méthodes novatrices de pédagogie seraient sans doute apparues, grâce à la créativité de telle ou telle équipe professorale, qui aurait fait « école » . L’autonomie des établissements scolaires permettrait des expérimentations continues, spontanées, révèlerait les techniques qui fonctionnent, et éliminerait rapidement les autres, sans intervention étatique, et permettrait en outre une plus grande souplesse dans l’adaptation à la situation de chaque établissement (un collège de banlieue a sans doute besoin de plus d’heures de Français qu’un collège du XVIe arrondissement de Paris).

La solution passe donc, à mon sens, par l’autonomisation (pardon). Chaque établissement scolaire serait libre d’adapter son enseignement, ses options, ses nombres d’heures par matière, ses méthodes pédagogiques, à sa situation et à sa philosophie. Cette stratégie serait déterminée par le chef d’établissement, non plus simple agent administratif, mais véritable chef d’orchestre, associé à un « Conseil d’Administration » auquel seraient associés les représentants de l’administration, des professeurs, des parents d’élèves, et des élèves eux-mêmes (à partir du lycée), idéalement élus par ceux qu’ils représentent, chaque année.

De fait, le chef d’établissement aurait les mains libres en ce qui concerne le recrutement de son équipe enseignante (selon ses objectifs). Les professeurs travailleraient plus facilement en équipe, partageraient des objectifs etc. Les conseils d’administration seraient maîtres de la stratégie pédagogique de l’établissement : nombre et répartition des heures de cours, rythmes scolaires, formes d’évaluation des élèves, enseignements optionnels…

Bien sûr, ce système de « sélection naturelle » n’a de sens que si les parents d’élèves sont libres de privilégier telle ou telle stratégie, donc de choisir l’établissement de leur choix pour leurs enfants. Ce qui implique l’élimination totale de la carte scolaire, voire même de favoriser la mise en place d’internats partout où cela est possible (les internats d’excellence seraient ainsi généralisés). En outre, le financement des établissements serait proportionnel au nombre d’élèves qu’ils sont capables d’attirer par leur excellence ou les services qu’ills offrent. C’est tout l’avantage du système du « voucher » , ou chèque éducatif. Même si chaque établissement continuera à être financé directement par l’Etat, la plus grande partie de ses financements dépendra du nombre d’élèves qu’il accueille. Chaque parent disposera d’un « chèque éducation » financé par l’Etat, pour chacun de ses enfants, qu’il donnera à l’établissement de son choix, où l’enfant sera accueilli.

L’administration de l’Éducation Nationale pourra être considérablement simplifiée. L’État n’imposant, non plus tous les programmes, mais uniquement des « objectifs cadres de savoirs et compétences » de fin de cycle, les inspections deviendront moins systématiques. Il est parfaitement inacceptable qu’une grande partie du budget de l’Education Nationale soit absorbé par les « impératifs » administratifs.

Dans la même lignée, le Bac tel qu’il existe aujourd’hui sera supprimé, ne serait-ce que pour des raisons économiques, mais pas que (se référer à mon précédent article à ce sujet). Chaque établissement organisera son contrôle continu, qui vaudra pour 50 à 75% de la note finale. Le reste consistera en une double épreuve nationale allégée (afin d’assurer un équilibre de compétences nationalement requises, à partir des objectifs cadres), en décembre et juin. L’examen serait organisé dans les établissements, par les établissements des élèves soumis à l’épreuve, afin d’économiser sur les exorbitants frais d’organisation. En somme, l’examen sera désacralisé, et l’organisation ne devrait pas être beaucoup plus lourde que celle d’un contrôle classique, à la différence près que tous les élèves de France le passent en même temps, avec le même sujet.

Il est envisageable d’instituer aussi une prime au mérite pour les enseignants exemplaires. Mais quel mode d’évaluation ? Chacun sait que les inspections ne veulent pas dire grand chose, puisque non-inopinées. N’importe qui est capable de sembler compétent pendant une heure ou deux (même Cécile Dufot, c’est dire). Le chef d’établissement semble le mieux placé pour être juge. Mais ces primes devront rester confidentielles, afin de préserver un semblant d’ambiance au sein des salles de profs. Pour avoir un témoignage de la qualité d’un professeur, surtout au niveau lycée, une bonne solution serait peut-être l’évaluation des professeurs par les élèves, anonymement, par voie informatique. Je sais, ce système peut sembler très choquant, et j’en suis parfaitement conscient. Cependant, contrairement à ce qu’on peut imaginer, par expérience, je sais que tous les lycéens, des plus intellos aux plus cancres, sont parfaitement capables d’un jugement objectif sur la qualité d’un professeur. Ce n’est pas son caractère qui serait jugé, mais sa pédagogie, sa capacité à se faire respecter, et a qualité de ses cours. N’importe quel lycéen sait faire la différence entre le prof passionné qui bosse 3 à 4 heures par jour sur ses cours, pour enrichir ses diapo, transmettre une passion, et préparer ses élèves au mieux, et le prof qui recycle ses vieux cours écrits il y a 30 ans, et lus sur un ton monocorde. Il ne faut pas sous-estimer l’intelligence de nos jeunes. Bien évidemment, je le répète, ces notes devraient rester anonymes, et le chef d’étabissement ne recevrait que les moyennes pour chaque professeur, afin de faciliter et moduler ses jugements sur des professeurs qu’il ne peut juger que de l’exérieur. L’occasion, peut-être aussi, d’intervenir discrètement auprès d’un professeur mal considéré, afin de désamorcer le problème. En aucun cas les notes ne seraient transmises aux professeurs. Ca ne doit être et rester qu’un outil permettant au chef d’établissement de récompenser les professeurs exemplaires, qui méritent largement plus d’attention et de reconnaissance. Cela dit, si cette suggestion semble trop délicate à mettre en place, on peut l’oublier. Elle est loin d’être essentielle.

Pour le reste, par contre, le temps presse. Il est grand temps d’aborder le sujet, d’en discuter, et de changer de méthode d’approche. Vous pensez peut-être que les Français ne sont pas favorables à ces changements ? Que nenni ! Alternative libérale diffuse cette enquête intéressante qui montre que 75 à 85% des Français approuvent ces réformes inspirées du libéralisme.

1. Diversification des types d’écoles :
« DEFAVORABLE »26%*  –   « FAVORABLE » 74%*

2. Renforcement des pouvoirs des directeurs d’établissements scolaires :
« OPPOSE» 13%  –  «FAVORABLE» 87%

3. Recrutement par le chef d’établissement de l‘équipe de professeurs :
«DEFAVORABLE  »19%  –   «FAVORABLE » 81%

4. Réelle possibilité pour les parents de choisir l’école de leurs enfants :
« DEFAVORABLE » 19%  –   «FAVORABLE  » 81%

5. Mise en place d’un système de financement de la scolarité pour chaque famille : bon scolaire, ticket scolaire,  chèque éducation, crédit d’impôt…
«DEFAVORABLE »26%  –  «FAVORABLE » 74%

Opinion des Français : sondage IFOP juin 2010

J’ai sans doute oublié une foule de détails que j’aurais aimé évoquer avec vous, mais l’essentiel à retenir est peut-être qu’en réalité, les Français souscrivent au Libéralisme quand celui-ci ne dit pas son nom. Mais personne n’ose s’engager en sa faveur. Pourtant, tout le monde est gagnant, dans ce système : les élèves, en premier lieu, les parents, aussi, qui peuvent choisir le type d’enseignement qu’ils souhaitent pour leurs enfants, les chefs d’établissements, et même les professeurs, responsabilisés, autonomes, libres, et récompensés pour leur mérite. Etonnant, non ?

Publicités

À propos Alexandre
Carabin passionné de politique, dextro-centriste et méchant libéral. Rule Britannia ! J'ai rarement tort mais ça m'arrive souvent.

4 Responses to Une réforme libérale de l’enseignement

  1. Malaberg says:

    Allez, je pose la question : que vaut un sondage – Rien !
    Oups, pardon, on m’a interrompu avant la fin de ma question. Je disais donc : que vaut un sondage sur un thème de débat sans débat ? (Surtout un sondage avec des questions aussi orientées)

    En, fait, guère plus que tout à l’heure. Surtout quand on connait les conditions dans lesquelles sont réalisés les sondages… (batteries de questions, obligation de répondre…)
    Et tirer des conclusions de ce truc, c’est…



    Je cherche…


    Je ne veux pas être (trop) désagréable… (tu me connais :-p )






    Allez, j’ai trouvé : aller un peu (très très !!) vite en besogne.

    Pour le reste, c’est à peine ghettoisateur. On va se retrouver comme aux états unis, avec d’un coté des établissements accueillant des enfants de milieux modestes qui feront de la garderie faute de moyens et de bons profs et de l’autre des établissements élitistes pour l’oligarchie, accueillant les élèves qui auront des parents qui auront la capacité (matérielle comme temporelle) de consacrer beaucoup de temps à l’inscription de leur gosse dans ce genre d’établissements, histoire de permettre la reproduction sociale. Cool. C’est même plus « adieu l’égalité des chances » c’est « Conditionnés dès la naissance ». (comme les délinquants, n’est ce pas ?)

    En fait, non. Je trouve pas ça cool.
    Je t’avoue que ça me fait très peur, même. Encore plus que quand j’ai vu Jurassic Park à 8 ans, et pourtant ce film m’a traumatisé.

    Mais je salue quand même l’effort de rédaction et de réflexion, là. (Et ça me rend d’autant plus triste, mais j’en laisserai la cause implicite)

  2. Crapoto says:

    Le système que tu décris est proche de ce qui se passe en Belgique: pas de carte scolaire, liberté de l’enseignement (libre d’inspiration libérale, catholique d’inspiration chrétienne démocrate, d’Etat d’inspiration socialiste). Sauf que cette méthode ne s’inscrit pas dans la tradition française, dont l’Etat a construit sa nation notamment via l’école républicaine laïque, gratuite et obligatoire.
    Doit-on renier cet héritage? Malaberg a raison dans un sens, la ghettoïsation serait un produit d’un tel système, mais on la constate déjà avec le système de carte scolaire. Quelle était la part d’enfants de classes populaires ayant accès aux formations d’excellence dans les années 1950? Et quelle est-elle aujourd’hui? Plutôt que de blâmer l’organisation, ne peut-on pas se pencher sur le savoir que l’on transmet?

  3. Alexandre says:

    « Oups, pardon, on m’a interrompu avant la fin de ma question. Je disais donc : que vaut un sondage sur un thème de débat sans débat ? (Surtout un sondage avec des questions aussi orientées) »

    Tout le monde a compris que les sondages n’étaient jamais fiables à 100%, mais ils donnent malgré tout une franche indication. Il ne faut pas prendre les gens pour plus bêtes qu’ils ne le sont : ils comprennent très bien les enjeux, généralement, même s’ils se trompent souvent. L’idée était juste de montrer qu’outre les avantages attachés, à mon sens, à cette réforme, elle devrait (conditionnel) pouvoir passer en douceur avec un peu de « pédagogie » , puisque les gens n’y sont pas farouchement opposés de prime abord. Au-delà de ce constat, je ne base pas mon raisonnement là-dessus : je n’ouvre pas mon article sur ce sondage.

    « Pour le reste, c’est à peine ghettoisateur. On va se retrouver comme aux états unis, avec d’un coté des établissements accueillant des enfants de milieux modestes qui feront de la garderie faute de moyens et de bons profs et de l’autre des établissements élitistes pour l’oligarchie, accueillant les élèves qui auront des parents qui auront la capacité (matérielle comme temporelle) de consacrer beaucoup de temps à l’inscription de leur gosse dans ce genre d’établissements, histoire de permettre la reproduction sociale. »

    J’avoue, sincèrement, que je ne vois pas trop où tu veux en venir. =/
    En réalité, l’école publique reste TOTALEMENT GRATUITE. Je vois pas trop ce que ça change, côté ghettoïsation, et impact des moyens des parents ! C’est juste que le budget des établissements sera « virtuellement » relié à chaque élève (sur un pied d’égalité), pour tenir compte de la répartition des élèves au sein des établissements, au lieu d’être versée automatiquement.
    Non, je ne comprends pas trop où tu veux en venir.
    Bien sûr, comme aujourd’hui, il y aura du privé et du public. Mais on ne fait ni plus ni moins que transformer le public … en public ! Quant au privé, il restera fidèle à ce qu’il est aujourd’hui (et pas forcément plus élitiste que certains établissements publics, d’après mon expérience).
    La crainte de certains est que l’école publique se vide au profit des écoles privées, avec un pareil système. Est-ce que c’est ça, que tu voulais dire ? Parce qu’en Nouvelle-Zélande, le problème ne s’est pas confirmé :

    J’en viens maintenant aux problèmes que posait notre système éducatif. Il était en complète déconfiture : c’était notamment un échec complet pour environ 30 % des enfants scolarisés et particulièrement pour les enfants venant principalement des zones économiquement et socialement les plus défavorisées. Depuis vingt ans, il avait été consacré toujours plus d’argent à l’éducation mais les résultats empiraient d’année en année. En vingt ans, les sommes consacrées à l’éducation avaient doublé, avec des résultats plus mauvais qu’au départ. Nous en avons conclu qu’il fallait réfléchir très sérieusement à ce problème.

    Nous avons tout d’abord cherché à voir à quoi servait précisément tout l’argent consacré à l’éducation nationale. Et comme nous n’étions pas sûrs de l’objectivité des services gouvernementaux, nous avons confié cette mission d’investigation à des consultants internationaux. Il ont fait apparaître que 70 % des fonds consacrés à l’éducation nationale allaient au financement des services administratifs. En conséquence, nous avons décidé immédiatement de supprimer tous les Conseils d’Education (« Boards of Education ») du pays. A leur place, chaque école a été dotée d’un Conseil de Gestion (« Board of Trustees ») dont les membres étaient élus par les parents d’élèves de l’école et par personne d’autre. Il a été décidé que les fonds alloués aux écoles par l’État seraient uniquement fonction du nombre d’élèves de l’établissement. En même temps, nous avons informé les parents qu’ils avaient le droit le plus absolu du choix de l’école de leurs enfants. Il me paraît en effet inadmissible qu’une autorité quelle qu’elle soit puisse obliger les parents à envoyer leurs enfants dans une école qu’ils jugent mauvaise. Ce nouveau système a été appliqué le même jour à 4.500 établissements d’enseignement.

    Mais nous avons fait plus : nous avons donné aux écoles privées la possibilité de bénéficier des mêmes avantages financiers que les écoles publiques. Les parents bénéficient ainsi d’un « bon scolaire » qui leur permet d’avoir un plus grand choix en matière d’écoles pour leurs enfants. Là encore, tout le monde prévoyait qu’il y aurait un véritable exode des écoles publiques vers les écoles privées, l’écart de niveau entre celles-ci et celles-là étant estimé entre 14 et 15 %. Cette crainte ne s’est pas concrétisée et, qui plus est, la différence de niveau a disparu rapidement. Cela a pris environ 18 à 24 mois. Pourquoi cela ? Parce que, tout simplement, les enseignants des écoles publiques ont réalisé tout d’un coup que, si leurs élèves partaient ailleurs, les financements qu’ils recevraient seraient réduits d’autant, les fonds alloués, et destinés entre autres à rémunérer les enseignants, dépendant du nombre d’élèves de l’établissement. C’était donc leur emploi qui risquait d’être remis en question. Avant que nous ne lancions cette réforme, 85 % des élèves fréquentaient l’école publique. Un an après, à la suite de ces réformes, ce pourcentage ne s’était que peu réduit puisqu’il était passé à 84 %. Mais, trois ans plus tard, il était remonté à 87 % ! Pour autant, ce n’est pas le plus important : avant ces réformes, le niveau scolaire de notre pays était considéré comme inférieur à celui des pays comparables au nôtre d’un pourcentage estimé à 14 ou 15 % ; à la fin du processus, le niveau scolaire était estimé supérieur à ces autres pays d’un pourcentage de l’ordre de 14 à 15 %.

    Bref… C’est pas de la mauvaise foi de ma part, mais je vois pas trop sous quel angle tu vois les choses, dans cette affaire.

    @Crapoto : Merci de ton témoignage. Je suis d’accord sur l’idée que l’école de la République est très enracinée dans les esprits. Mais qu’en reste-t-il ? La liberté et l’autonomie est-elle forcément l’ennemie de la cohésion nationale ? Quant à la laïcité, la gratuité, et l’obligatoirité (pardon), les changements dont je parle ne les remettent absolument pas en cause. ;-)

  4. Ping : [Malaberg] Hollande 2012… Copé 2017 ? « J'ai rarement tort …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :