[Piloups] Reviens Schwarzi !

                                                                                                                                                                                                            


Réalisé par Nimrod Antal
Avec Adrien Brody, Alice Braga, Topher Grace,
Danny Trejo, Laurence Fishburne…
Sortie au cinéma le 14 Juillet 2010

Une équipe de tueurs sanguinaires censée représenter l’élite de notre race (j’ai cru voir un predator se foutre de notre gueule à un moment, je vous assure) est larguée on ne sait trop comment (et on ne saura pas d’ailleurs) sur une planète inconnue qui sert de réserve de gibiers aux predators. On introduit avec ça de manière totalement obsolète et sans intérêt une nouvelle race de predator forcément plus balèze qui se querelle avec l’ancienne dont ils ont capturé un spécimen (pas besoin de spoil vous avez déjà deviné une partie du ending), et on obtient le nanar tant attendu.

« La peur est de retour » nous dit l’affiche, bizarre pour un film d’action qui ferait passer Die Hard pour un survival horror, mais admettons (big up à Jean Marie). On peut sans surprise deviner dès les premières minutes qui seront les veinards qui auront le privilège de rester en vie, puisque c’est écrit sur leur front. En partant de là le but ne change pas, faire crever tous les autres petit à petit de manière plus ou moins ridicule (surtout plus) et dans l’ordre listé au préalable par les spectateurs (on est trop intelligent je pense). Les rares pseudo-rebondissements qui n’ont d’ailleurs aucun sens et aucun fondement en plus d’être assez ridicules (prestation inutile et heureusement courte de notre Morpheus bien aimé) bouclent un script complètement plat qui n’apporte absolument rien au genre. Le petit retournement de situation qui lance la scène finale est en passant assez pathétique, je n’avais encore jamais entendu de justification aussi minable pour ce genre de twist (oui j’ai ri à plusieurs reprises durant le film). On termine le tout sur un remake de la scène finale de Predator premier du nom, mais en moins bien. En bref, Brody fait du Schwarzi mais sans sa carrure, sans son physique et sans son aura bestiale. Le clin d’oeil se transforme donc en comparaison lamentable qui ne fait que rendre Adrien assez misérable sur le coup. Puis vient le coup de grâce, la fin du film qui  reste en suspend. On en arrive alors à l’élément le plus horrifique du film auquel l’affiche fait peut-être référence : auraient-ils laissé intentionnellement la place à une suite ?! Enfer et damnations, on espère que non. On se dira donc tout simplement qu’ils n’avaient aucune idée de comment mettre fin à cette purge, et d’un côté c’est rassurant de penser que ce genre de chef d’oeuvre ne stimule pas spécialement la création.

Si ce film est l’aboutissement dans un domaine, c’est certainement celui des quotas au cinéma. Tout est en ordre dans la checklist, du mexicain au noir africain en passant par le soviétique et le nippon, sans oublier l’israélienne. On rajoute un médecin bien louche et un taulard bien lourd, le tout bien entendu mené par un ricain et sa posture de vrai faux badass. D’autant plus que le casting ne se transcende à aucun moment, se contentant du minimum pour un film qui ne mérite en fait pas d’avantage. Artistiquement parlant pas besoin de s’attarder, les effets spéciaux sont presque d’un autre temps et la photographie n’est pas travaillée. Quelques réminiscences de téléfilm plus tard, on nous propose sans trop forcer quelques scènes qui se veulent cultes dont un duel au sabre entre yakuza et predator. Ca aurait presque pu marcher si ça n’en devenait pas un brin trop héroïque.

Un scénario banal et linéaire doublé d’une bêtise qui frôle parfois l’indécence, et une réalisation plate et sans saveur qui n’apporte strictement rien de nouveau à la série des Predator. Voilà à quoi nous avons à faire, exit la tension et le côté sauvage des premiers opus, nous voilà de retour dans le monde des blockbusters et des reboot à deux balles qui plairont à toute la famille. Mais gardez le sourire, la vache qui rit fête ses 90 ans.

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One Response to [Piloups] Reviens Schwarzi !

  1. Malaberg says:

    bigre. ça me donne envie de le voir rien que pour vérifier tout ce que du dis ! (sur internet, pas au ciné, faut pas déconner…)
    En fait, non. Tu m’as convaincu.

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