[Malaberg] Le 11 septembre… 1973. Et les autres.

Et oui, le 11 septembre n’est pas une date qui a été privatisée par les américains… Il s’en est passé des trucs le 11 septembre !

Allez, je prends quelques petits truc par ci par là (merci wikipedia) choisis très arbitrairement comme de coutume :

naissance de Pierre de Ronsard, Jacques Gaillot, Brian de Palma…

Morts de Georges Guynemer, Nikita Khrouchtchev, Salvador Allende

En fait, ce qui m’intéresse le plus ici, c’est le 11 septembre 1973. Que s’est il dont passé ce jour là ?

Vous trouvez ?

Toujours pas ?

La réponse est au dessus pourtant !

Le 11 septembre 1973, c’est le jour du coup d’état militaire au Chili, où, encouragé et soutenu par les états unis (la CIA), le Général Augusto Pinochet a renversé le président Salvador Allende, et entrainé la mort de celui ci. (Mort sujette à caution : officiellement, il s’est suicidé, ça arrange pas mal de monde, mais personnellement, je pense que le suicide ne se commet qu’en cas de grave problèmes internes qu’on ne peut plus affronter, et je ne pense pas qu’Allende entre particulièrement dans cette catégorie, au vu de son passé, il était plutôt du genre à affronter l’adversité)

Pour info, voici en quoi consistait le plan gouvernemental d’Allende (merci encore vous savez quoi)

  • l’augmentation des salaires de 40 à 60 %
  • la nationalisation à grande échelle de certaines industries (notamment le cuivre, principale exportation du Chili),
  • la réforme du système de santé,
  • le blocage des prix,
  • la réforme du système d’éducation, poursuivant les réformes entreprises par son prédécesseur Eduardo Frei Montalva,
  • des mesures diverses telles qu’un programme de lait gratuit pour des enfants (à raison d’un demi litre de lait par jour et par bébé),
  • une tentative de réforme agraire,
  • un nouvel « impôt sur les bénéfices » est créé,
  • un moratoire sur les remboursements de la dette extérieure et la cessation du paiement des dettes auprès des créanciers internationaux et les gouvernements étrangers.

Moi ça me semble en grande partie toujours d’actualité !

Ce coup d’état, c’était le début d’un régime gentiment fasciste (muni entre autres de camps de concentration, dont le monopole ne saurait être laissé aux européens), d’une féroce répression contre tout ce qui pouvait être de près ou de loin de gauche dans ce pays, (et dans les autres ! Cf l’opération Condor), et de la création d’un laboratoire (de plus) du néolibéralisme dans ce qui était la chasse gardée des états unis.

Bon, j’oublie plein de choses probablement, le nombre de victimes de la répression, un système social encore en vigueur aujourd’hui qui provoque des émeutes (entre autres l‘éducation au portefeuille : si celui de tes parents est gros, tu peux faire des études à 15000$ l’année, au minimum) la suppression du divorce…

Ce coup d’état était aussi une grande catastrophe psychologique pour la gauche européenne, qui se demanderait ce qui se passerait si jamais elle arrivait au pouvoir. Mon père me racontait que le 11 mai 1981 au matin, l’inquiétude était telle que le colonel de la caserne où il faisait son service militaire était venu préciser « l’armée en France est Loyaliste ! ».

Bref, puisqu’une catastrophe doit être célébrée le 11 septembre, je pense que celle du 11 septembre 1973 le mérite.

Je ne comprends pas pourquoi l’on fait tout un tintouin autour du 11 septembre 2001. D’accord, il y a eu quelques milliers de morts. Mais qu’avaient ils, eux, pour que leur mort soit plus importante que celle des bosniaques, tchétchenes, kosovars, et j’en oublie, qui sont morts à la même époque ? En quoi leur mort est elle plus importante que le génocide perpétré en 1965 en Indonésie ? (QUEL MEDIA en parle, de celui là, hein ?) Pourquoi parle-t-on plus d’eux que de la famine en Afrique, particulièrement en Somalie ? Des morts du Darfour ? (et j’ai oublié 99,99% minimum des évènements au moins aussi importants qui mériteraient une attention au moins aussi importante)

Le problème, c’est que même dans la morts, les gens ne sont pas égaux. Si t’es mort dans le world trade center en 2001, on parlera de toi pendant des années. Si t’es mort de faim à 6 mois, 6 ans, ou 20 ans en Somalie, on ne parlera même pas de toi. D’ailleurs, qui se rappellera ton existence ?

Allez, s’il faut célébrer une catastrophes et des morts ce 11 septembre, au moins que ce soit celle de gens qui tentaient de construire un monde meilleur…

J’aimerais savoir ce que quelques blogueurs de gauche pensent de tout ceci… (ainsi qu’Alexandre aussi !)

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À propos Malaberg
Blogueur associé provençal perdu dans le nord et caution de gauche sur un blogue de droite. Mais je le vis bien !

10 Responses to [Malaberg] Le 11 septembre… 1973. Et les autres.

  1. Crapoto says:

    Un mec qui porte la moustache et propose de raser gratis, ça n’inspire pas confiance à des militaires à la coupe standardisée! C’est capillo-tracté, certes, mais son programme était un poil démago (et on s’étonne qu’il fut victime d’un coup d’Etat)…

    • Malaberg says:

      Démago ? Je trouve son programme juste de gauche.
      Après, tu as le droit de penser que vouloir réduire les inégalités, c’est démago, mais je suis completement en désaccord. La démagogie, c’est dire des trucs qui vont dans le bon sens et en faire d’autres. La droite est souvent démago, par exemple. (« réduire la fracture sociale », « président du pouvoir d’achat »)
      La gauche, quand elle applique son programme, ne peut pas l’être…
      Quand à Allende, il était socialiste, tout simplement.

      • Crapoto says:

        Je t’accorde un point: la démagogie n’est pas l’apanage du bord gauche de l’échiquier politique (à la limite, la surenchère…). Néanmoins, elle est l’art de flatter, de promettre monts et merveilles. Pas vraiment la définition que tu en donnes.

        Cette impression de démagogie a pu être aussi renforcée par la référence Wikipedia, référence n’allant pas bien loin dans le « détail des mesures ». Ainsi, la simple énonciation de « réforme du système de santé, du système d’éducation ou agraire » laisse entendre un changement sans dire dans quel sens. Il va de soi que l’électeur le voit dans un sens lui étant favorable! Pour bien défendre ses héros, encore faille-t-il avoir des références solides ;-)

        Enfin, étant plus sensible à l’idéologie libérale, je ne vois pas, d’un, en quoi une collectivisation entre les mains de l’Etat est un avantage pour le pays, et de deux en quoi ce programme est fondamentalement de Gauche. (Je ne me l’explique pas… D’influence communiste à la limite). Sans citer le cas de l’URSS ou de Cuba (qui sont depuis bien revenus sur cette collectivisation cela dit), comment justifier le blocage administratif des prix? La valeur réelle des choses est faussée et cette pratique a les même effets pervers que la spéculation.
        En quoi la nationalisation est un bien économique? La comptabilité des entreprises publiques est séparée de celle de l’Etat, les recettes pour ce budget ne se feraient sentir que sous forme de « dividendes » versés à un actionnaire (capitalisme d’Etat?). Et la définition arbitraire des prix feraient fuir les acheteurs extérieurs, plombant la balance commerciale du pays en position « déficitaire ». Enfin, coupler cela avec l’augmentation des salaires et la nouvelle taxe sur les bénéfices pèserait sur l’unique dos des entreprises qui seraient fortement pénalisées pour l’exportations.

        Oui, à dire vrai, un tel système s’il aboutit peut partager la misère en détruisant l’économie national. Est-ce cela être de Gauche?

      • Malaberg says:

        Je crois que j’ai pas bien expliqué : le plan gouvernemental n’est pas un programme electoral, mais un PLAN élaboré une fois en place. Il est donc difficilement démagogique, étant hors campagne électorale…
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Salvador_Allende#Le_plan_gouvernemental
        Disons que lorsqu’on parle d’un socialiste (un socialiste, j’ai dit !) il y a certains termes qui sont tellement implicites qu’on ne se donne même plus la peine de les développer. Ainsi, réforme du système de santé veut dire santé accessible à tous, etc.
        Quant à la réforme agraire, en amérique du sud, quel que soit le pays, elle sous entend mettre fin au système latifundiaire hérité de… heu… de… la colonisation, tiens ! Colomb, Cortès et compagnie ! Ça sent un peu la poussière, tout ça.
        La réforme agraire a un mot d’ordre « la terre à ceux qui la cultivent ». (sous entendu : et pas au propriétaire qui l’a héritée et ne la travaille même pas…)
        Tu confondrais pas un peu collectivisation et nationalisation ?
        Quand je lis « collectivisation entre les mains de l’état », ça me fait tiquer. Si c’est collectivisé, c’est pas entre les mains de l’état… C’est pas du tout la même chose !
        ça rend ton propos assez flou.
        Le blocage des prix, c’est une mesure prise pour contrer la spéculation, justement. Mesure prise quand le prix deviennent délirants, comme par exemple, les prix de l’immobilier aujourd’hui… Ou les prix des denrées alimentaires ! (sous la révolution, par exemple, il y a eu des périodes où le prix du grain était défini. La spéculation était punie de mort, aussi…)
        Maintenant, si tu dis que c’est la spéculation qui définit la réelle valeur, ça n’engage que toi ! Peu de monde s’est aventuré à définir ce qu’est la « valeur » (encore moins la réelle valeur), si tu veux tenter le coup… T’auras au moins un prix Nobel !

        Quant à la nationalisation, c’est vrai, un point pour toi, elle aboutit à un capitalisme d’état. C’est moins pire qu’un capitalisme privé, mais c’est toujours pas génial, en effet. Un mieux serait justement la propriété collective des moyens de production, avec redistribution de ladite production.

        Pour ce qui est du reste, « détruire l’économie nationale », notamment, ce ne sont des assertions qui n’engagent que toi ! La démonstration, je l’attends…
        Au fait, tu seras gentil, trouve moi une entreprise (n’importe laquelle !), photographie là, et photographie moi aussi son dos, que je voie ce qu’elle peut supporter. Au passage, t’as le droit de l’enregistrer en train de râler, et de me mettre un lien vers l’enregistrement.
        J’ai hâte de voir de quoi ça a l’air !

        Tiens, dernier truc qui vient de me venir à l’esprit (cette question aurait du venir plus tôt) : est ce que l’URSS était communiste, selon toi ?

      • Crapoto says:

        J’aime bien ton répondant!
        Sur la distinction « collectivisation/nationalisation », il est vrai qu’en théorie elles se distinguent (un point pour toi). En pratique, c’est beaucoup plus flou. Si on regarde le cas de l’URSS, cette « collectivisation » est une confiscation d’une propriété privée par la puissance publique. Elle n’a réellement eu lieu que dans l’agriculture, au sein des Kholkozes, mais restait inféodée au décisions prises par les autorités centrales étatiques (et donc du Parti). C’est en somme la seule manière viable qu’ont trouvés les dirigeants soviétiques pour assurer un marché, mais surtout pour garantir le maintien et la primauté de leur autorité en matière économique (cf. les plans quinquennaux). Des expériences de « collectivisations » ont eu lieu en ex-Yougoslavie, à l’image des coopératives agricoles que l’on trouvait dans les pays à économie libérale. Je ne sais sur cet exemple si les décisions étaient prises à la base ou au sommet (par les producteurs ou l’autorité étatique ou régionale), mais mon petit doigt me dit que l’initiative individuelle n’était pas encouragée (et par initiative individuelle, on peut considérer qu’il s’agisse de celle d’un collectif). La Chine ne faisait pas exception à l’époque.

        Sur la question des prix, je maintien que la spéculation et le blocage des prix ont des effets pervers sur la définition de la valeur réelle des choses. De manière imparfaite et très théorique, cette définition correspond à la rencontre d’une demande et d’une offre. Cela s’appelle la « loi du marché ». La spéculation fausse cette valeur en créant de la rareté (et faisant monter les prix), tandis que le blocage des prix floue cette rencontre offre/demande en sur-évaluant ou sous-évaluant la valeur (quid du gain de valeur par utilisation d’une céréale de meilleure qualité nutritionnelle? Quid de la valorisation des avantages technologiques? ). La recherche d’un équilibre s’apparentant à la rencontre offre/demande exige une information « pure et parfaite », et donc l’absence de pratiques illusionnistes (tels que le blocage des prix ou la spéculation).

        Sur la question de l’entreprise, je ne sais si tu saisis le principe littéraire de la métaphore en parlant du « dos d’une entreprise », mais je te donnerais une excuse en supposant que ton matérialisme idéologique ne te permet pas des abstractions dépassant le premier degré de lecture. Mais en explication, augmenter les salaires et les impôts sur les sociétés (sur la production qui garantie un revenu… donc au final sur le travail) revient à augmenter les charges des entreprises, rognant sur les marges de bénéfices et obligeant à monter leurs prix pour rester économiquement viables. Dans une économie ouverte et globalisée, tout ceci se fait au détriment des exportations et ne relance que la balance commerciale des partenaires exportant dans le pays. Pour un exemple concret, regarde la France Mitterandienne avant le tournant fabiusien de la rigueur.

        Et enfin, pour l’URSS, je pense m’être déjà exprimé plus haut, mais un système étatique résultant d’une révolution idéologiquement marxiste, ayant contribué à créer la 3ème Internationale (dite « communiste ») et ayant disséminé des partis frères idéologiquement communistes n’est-il pas lui-même à la base communiste?
        Tu pourras me rétorquer que non, que le projet n’était pas abouti, qu’il a mal tourné. Un pays comme la RDA était « économiquement mûr » car industrialisé. Ce n’est pour autant que le communisme y ait triomphé.

  2. Alexandre says:

    Ce que Malaberg ne dit pas, c’est que le Chili est aujourd’hui, grâce aux méthodes libérales, le pays le plus prospère d’Amérique du Sud selon de nombreux critères économiques, sociaux, sociétaux etc. Laisse-moi juste le temps de retomber sur quelques articles que j’ai lus à ce sujet…

    Cette réussite n’excuse en rien le régime de Pinochet, mais un fait significatif est que les dirigeants démocratiques socialistes ayant succédé à Pinochet n’ont quasiment rien touché à la structure économique mise en place dans le passé. Quant au système scolaire, son souci est que les méthodes libérales n’ont pas été utilisées correctement jusqu’au bout (cf L’économie ne ment pas, Guy Sorman).

    Je te suggère de comparer la réussite sociale et économique du Chili et du Venezuela. Mais je ne doute pas que tu trouveras 50 bonnes raisons de me prouver le contraire de ce que j’avance. :)

    • Malaberg says:

      Ca ne te coute rien de le dire. C’est vrai que là bas, le président est un milliardaire… Après, il faut regarder les conditions de vie réelles (et leur évolution) des gens dans ce pays qui sont bien moins belles que ce que la « prospérité économique » ne veut bien montrer…
      La prospérité est bien davantage une question de répartition des richesses que de PIB.

      Les dirigeants « socialistes » qui ont succédé à Pinochet ont à peu près autant à voir avec Allende que Sarkozy avec BLum et Jaurès, ce qu’ils ont fait ne m’intéresse pas vraiment. D’autant qu’il n’y a eu qu’une seule présidente socialiste, Michelle Bachelet, pendant 4 ans, s’appuyant sur une coalition avec les chrétiens démocrates, qui eux, ne sont pas socialistes, et qui eux ont réellement tenu les rênes du pouvoir.
      Si tu voulais me démontrer que le PS chilien a viré à droite, c’était une bonne démonstration.
      L’explication n’est peut être pas à chercher si loin que cela : Pinochet a fait zigouiller tous ceux qui étaient un brin à gauche, comme Orlando Letelier, ou l’ancien président Eduardo Frei Montalva.
      Aussi peut être que le fait que Pinochet soit resté à la tête de l’armée pouvait constituer une dissuasion certaine pour qui aurait pu vouloir changer le système, qui sait… On réfléchit différemment, un pistolet sur la tempe, à ce qu’il parait.

      Guy Sorman, c’est rigolo, je l’ai vu hier sur france 3, et il m’a semblé être une magnifique machine à débiter des âneries. J’étais en désaccord avec lui très souvent.

      Je ne doute pas un instant que le Chili ait produit davantage de milliardaires que le Vénézuela ces dernières années, je te le concède. Par contre, en ce qui concerne la réduction des inégalités, je pense que le Venezuela est bien meilleur. Evidemment, ils ne partent pas du même point, le Venezuela est historiquement bien plus pauvre que le Chili, ça ne date pas d’hier. La tendance du Venezuela est cependant bien plus intéressante !
      Après, il faut savoir ce qui nous importe : que les riches deviennent plus riches ou travailler à ce que les richesses soient correctement réparties.
      Clairement, t’as fait le premier choix, et moi pas.

  3. Alexandre says:

    « Après, il faut regarder les conditions de vie réelles (et leur évolution) des gens dans ce pays qui sont bien moins belles que ce que la « prospérité économique » ne veut bien montrer… »

    Je ne t’ai pas parlé que de PIB, mais aussi de critères sociaux et sociétaux.

    « La prospérité est bien davantage une question de répartition des richesses que de PIB. »

    Non. Je me fous qu’il y ait d’importants écarts, tant que tout le monde a accès à un meilleur niveau de vie. La richesse de mon voisin ne m’ôte rien.

    « Je ne doute pas un instant que le Chili ait produit davantage de milliardaires que le Vénézuela ces dernières années, je te le concède. Par contre, en ce qui concerne la réduction des inégalités, je pense que le Venezuela est bien meilleur. »

    Justement, je ne crois pas. Rapporte-toi plutôt à ce passionnant tableau :

    Certes les Venezuela l’emporte selon Gini, mais le Chili compte moins de très pauvres, et affiche de meilleurs résultats sociaux presque pour tous les autres critères. Tu trouves souhaitable une situation d’extrême égalité quand tout le monde est plus pauvre, ou tu préfères plus d’inégalités quand tout le monde s’enrichit ? Ce tableau est éloquent.
    Quant à la pauvreté, elle recule nettement plus rapidement au Chili :
    http://www.thechileproject.net/uploads/7/6/0/3/7603847/8868499.gif?310

    « Evidemment, ils ne partent pas du même point, le Venezuela est historiquement bien plus pauvre que le Chili, ça ne date pas d’hier. La tendance du Venezuela est cependant bien plus intéressante ! »

    Le Venezuela, plus pauvre ? Le Venezuela, avec sa rente pétrolière ?
    Je ne crois pas.
    Le Chili part de plus bas en ce qui concerne la qualité de vie :

    « Après, il faut savoir ce qui nous importe : que les riches deviennent plus riches ou travailler à ce que les richesses soient correctement réparties.
    Clairement, t’as fait le premier choix, et moi pas. »

    Ne parle donc pas à ma place, Malaberg. Je ne te prête pas des intentions que tu n’as pas, fais de même à mon égard… Si tu essayes de me comprendre, je dis simplement que ce qui importe à un pauvre paysan africain, par exemple, n’est pas de savoir que son pays ne connaît que de faibles écarts de richesse (tout le monde est pauvre, la bonne affaire !), mais de savoir si LUI, le pauvre, peut s’enrichir. Si tout le monde s’enrichit, peu importe que les plus riches s’enrichissent plus vite ! Encore une fois, mieux vaut plus de richesses pour tous, malgré des inégalités accrues, que plus d’égalité, mais moins de richesses pour tous !

    • Malaberg says:

      C’est impressionnant, tu me ressors l’argumentation de Thatcher, fallait oser quand même.
      Mais je trouve assez amusant que tu sembles penser sincèrement que l’extrême richesse n’a pas besoin de pauvreté (plus ou moins extrême) pour exister.
      Je dois avouer qu’il fut un temps ou je voulais penser ça. J’ai cherché un cas de pays où il y avait des très très riches et où la couche inférieure de la population pouvait vivre dignement, le tout fonctionnant de manière pérenne.
      Bah j’ai pas trouvé.
      Pour ce qui est des chiffres, je rappelle que le Vénézuela était dirigé par des ultralibéraux jusqu’à Chavez, la seule chose que tu me démontres, c’est qu’ils ont moins bien géré eux que ceux du chili. (pas étonnant, au vu de la privatisation des ressources naturelles).
      D’ailleurs, c’est marrant, c’étaient des ultralibéraux inscrits parfois à l’internationale socialiste (venant d’eux, plus rien ne m’étonne).
      Ce qui m’intéresse, comme je le disais, c’est la tendance depuis qu’il est président.
      Si tu as l’évolution du taux d’alphabétisation, par exemple, ou l’évolution de l’indice de gini, de la pauvreté, ça, tu vois, ça m’intéresse bien. Ou l’évolution de la qualité du système de santé.
      (en fait il y a plein de trucs sur sa page wikipedia, mais comme j’ai pas envie d’encombrer mes commentaires de lien, j’en mets juste un, où il y a beaucoup de choses http://www.cepr.net/documents/publications/venezuela-2009-02.pdf )
      La tendance est très bonne à ce qu’il me semble…
      Maintenant, trouve moi le même document pour le chili !

      Tiens, au fait, explique moi comment tu définis un seuil de vie digne pour la couche sociale inférieure ?
      Par exemple, même avec toute la population au SMIC au minimum, comment améliorer la situation de tes gosses quand les études sont à 1,2 smic annuel par an ?
      J’ai remarqué que les libéraux avaient souvent tendance à ne pas compter tout ce qui est service publics dans la richesse. Alors que, bon, quand tes gosses ont l’éducation gratuite, les soins gratuits, ça fait quand même sacrément moins de dépenses à charge… Autant de choses qui font une richesse jamais prise en compte.
      J’ai travaillé récemment sur les indicateurs, ça m’a appris à me méfier de ceux qu’on peut utiliser pour « cacher la poussière sous le tapis ».

      D’ailleurs, toi qui es libéral, je signale que pour une concurrence loyale, chacun doit partir avec les mêmes chances au départ. Sauf que le système que tu défends contribue justement à ce que ça ne soit jamais le cas…

      Au fait, je n’ai pas de problème avec la richesse : sauf qu’elle doit selon moi appliquer le principe suivant : chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Vive la dernière tranche à 100% !

      PS : tu confonds « qualité de vie » et « espérance de vie ». Sinon, tu seras bien forcé d’admettre que Cuba est un excellent régime de ce point de vue… (Perso, je suis assez sceptique vis à vis du régime cubain, pas toi ? Je pense cependant que la réalité est plus compliquée qu’on ne veut bien le dire)

  4. Mateo says:

    L’histoire ne laisse pas la place au hasard. Entre ces deux « 11 septembre » je vois une logique implacable. Quand on fait le choix de la dictature; à de nombreuses reprises, on finit par le payer.

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