[Malaberg] L’héritage de l’URSS

On a grand tort, à mon sens, de cracher tout le temps sur l’URSS. En effet, tout n’est pas à jeter, dans son héritage. Par exemple, je trouve les blagues soviétiques d’une qualité sans pareille. Comme quoi l’humour est la politesse de ceux qui n’ont plus rien. (Je comprends pourquoi il commence à circuler tant de blagues sur Sarko)

Tenez, en voici quelques unes.

Un citoyen arrive aux funérailles de Tchernenko.

  • Votre billet ! – lui demande-t-on.
  • Pour ces spectacles, j’ai pris un abonnement

Au cours d’une réunion politique, Staline prend la parole pour un discours fleuve. Il parle, il parle, il parle. Soudain, un violent éternuement rompt le fil de son discours. Staline lève la tête et demande :
– Qui a éternué?
Seul un silence terrifié lui répond. Staline repose sa question. Nouveau silence.
– Gardes, fusillez le premier rang, rugit Staline.
Aussitôt dit, aussitôt fait. De nouveau, Staline veut savoir qui a éternué, mais personne ne répond.
– Gardes, fusillez le second rang, ordonne Staline.
Le second rang liquidé, Staline pose encore une fois sa question, et un homme sort du troisième rang et dit :
– C’est moi, camarade.
– A tes souhaits, camarade, – répond Staline avant de reprendre son discours.

L’inspection annoncée dans une école de Zagreb préoccupe tous les esprits. Les instituteurs chapitrent les enfants et leur font faire une dernière révision des connaissances politiques de base. Arrive l’inspecteur qui, dans la première classe où il pénètre, annonce qu’il va interroger lui-même des élèves pris au hasard, et désigne un garçon au troisième rang.
– Comment t’appelles-tu ?
– Ivan, camarade inspecteur.
– Qui est ton père, Ivan ?
– C’est le camarade Tito, camarade inspecteur.
– Et qui est ta mère ?
– C’est le Parti, camarade inspecteur.
– Très bien. Et quand tu seras grand, qu’est-ce que tu veux être dans la vie?
– Orphelin, camarade inspecteur.

Brejnev tombe éperdument amoureux d’une danseuse du Bolchoï. Après une cour pressante, il parvient enfin à la convaincre de venir dîner au Kremlin. Là, malgré tous ses efforts la ballerine résiste à ses avances, d’autant plus vigoureusement qu’elles se font plus précises. A bout d’arguments ainsi que de patience, Brejnev promet de lui accorder la première faveur qu’elle demandera.
– Je veux, dit la danseuse, je veux que tu ouvres les frontières.
– Ah, timide, tu veux donc que nous restions seuls…

Ivan, ouvrier russe, est un homme d’habitude. Tous les soirs en sortant de son travail, il passe voir son ami Vassia. Et tous les soirs avant d’arriver chez son ami, il achète tous les journaux du soir. Et tous les soirs, à peine arrivé chez Vassia, Ivan parcourt la première page de tous les journaux, puis il les jette. Un soir, poussé par la curiosité, Vassia lui demande :
– Mais enfin que fais-tu avec tous ces journaux?
– Je cherche un faire-part de deuil.
– Mais tu ne regardes que la première page, les faire-part sont à l’intérieur…
– Celui que j’attends, il sera en première page.

Un citoyen se présente au poste de la milice et demande à voir le chef pour lui faire une déclaration de la plus grande importance. Devant son insistance on l’introduit devant cet important personnage à qui il déclare :
– Camarade, je viens déclarer que mon perroquet s’est échappé.
– Comment ! C’est pour ça que tu me déranges ?
– Pas seulement pour ça, camarade. Je voudrais aussi qu’on enregistre ma déclaration.
– Quelle déclaration ?
– Je tiens à affirmer avec force et solennité que je n’ai pas les mêmes opinions politiques que mon perroquet.

Sous Staline, il est décidé de fêter solennellement le centenaire de Pouchkine. Le Praesidium lance un grand concours pour élever une statue à la gloire de l’illustre écrivain. De toutes les régions de l’Union Soviétique, les projets affluent, des plus modestes aux plus grandioses :
Pouchkine marchant, Pouchkine écrivant, Pouchkine lisant, Pouchkine haranguant le peuple, le peuple rendant hommage à Pouchkine, etc. Le Praesidium se retire alors pour élire le meilleur projet. Après une courte délibération, le verdict est rendu : la statue représentera Staline lisant Pouchkine.

Pendant les années cinquante, lors de fouilles archéologiques, on découvre les restes admirablement conservés d’un homme préhistorique. Les plus grands savants du monde se sont réunis pour essayer de situer cet hominien sur l’échelle du temps. Malgré tous leurs efforts, les résultats se font attendre. Ils organisent donc une réunion pour faire le point et définir la nouvelle ligne de conduite à tenir. Le savant russe, présent à cette réunion, demande la parole :
– Chers collègues, il semble que nos moyens traditionnels soient mis en échec par cet individu. Je vous propose donc de faire appel à un spécialiste de mon pays, qui, je le pense, devrait arriver rapidement à des résultats.
La proposition ayant été adoptée, on vit arriver le lendemain un petit homme tout habillé de gris qui s’enferma avec le squelette. Une paire d’heures plus tard, il ressort visiblement ravi.
– C’est un australopithèque, dit-il, c’est sûr, il a avoué…

J’aime beaucoup celle là.

Matriona, vieille paysanne «sans-parti et réactionnaire», sentant l’approche de la mort, réunit sa famille et demande qu’on appelle un pope. Une fois le prêtre chez elle, elle se confesse, reçoit les derniers sacrements puis exige de son fils aîné qu’il aille lui chercher le responsable local du Parti. Très surpris, le fils s’exécute quand même et revient avec le chef de cellule. Matriona le fait approcher de son lit et, devant toute sa famille, lui demande de l’inscrire au Parti. Le camarade, n’osant pas aller contre les volontés d’une mourante, l’inscrit au Parti, perçoit sa cotisation et lui remet sa carte. Dès qu’il a franchi le seuil de la maison, le fils aîné s’agenouille au bord du lit de sa mère et, des sanglots dans la voix, il lui demande :
– Oh, petite mère, pourquoi as-tu fait une chose pareille ?
– Vois-tu, Vassili, puisque quelqu’un doit mourir, il vaut mieux que ce soit un des leurs.

Dans cet esprit, je demanderai ma carte au FN, à l’UMP, et au Medef peu avant ma mort…

Depuis la chute de l’URSS, d’autres blagues circulent…

Par exemple, Tchoubais est celui qui a organisé les privatisations en Russie

Nous tombions dans l’abîme, quand nous nous sommes aperçu que Tchoubaïs en avait privatisé le fond

Je vous laisse deviner qui est Gaidar

Quel est le plus grand économiste marxiste de la Russie ? Egor Gaïdar, car il a réussi en deux ans ce que ni Lénine ni Staline n’avaient su faire, discréditer complètement le capitalisme dans ce pays.

Pour en avoir d’autres, je vous recommande ces quelques pages

Anekdot, Blagues époque communiste.

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À propos Malaberg
Blogueur associé provençal perdu dans le nord et caution de gauche sur un blogue de droite. Mais je le vis bien !

2 Responses to [Malaberg] L’héritage de l’URSS

  1. luciolebrune says:

    Pas mal du tout… ça m’a fait passer un bon début de dimanche matin.

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