S’il faut en rajouter une couche…

Par la présente, Malaberg constatera que ma réponse, bien que rapide à dessein, était loin d’être aussi mauvaise qui le pense. Je me ferai fort d’expliciter les points jugés trop obscurs.

outre que les liens qui « accablent » hugo chavez soient tous en provenance du figaro, journal notoirement gauchiste comme on le sait

Comme l’a dit Xerbias, cet argument n’a aucune forme de valeur : si on commence chacun à disqualifier les sources d’informations de l’autre, on ne pourra jamais débattre, sans compter que les tiennes (Réseau Voltaire) sont parfois beaucoup plus contestables que des grands journaux nationaux.

j’aimerais rétablir une vérité sur le soit disant bâillon sur les médias. l’énorme groupe RCTV, qui a été la victime du soit disant baillonnage, avait, pendant le coup d’état de 2002, appelé au putsch et à la mort du président Chavez. Heureusement, un véritable mouvement populaire a fait libérer le président, et il s’en est sorti indemne. Mais RCTV aussi. Seulement, en raison de ce comportement, l’état n’a pas renouvelé sa concession. Qu’y a-t-il de scandaleux ? Mettons qu’en france, M6 appelle à lyncher le président, pensez vous une seconde que la chaine tiendra 5 ans avant de se faire fermer ? Chavez a eu, au contraire, la main particulièrement molle sur ce coup, non ?

Je m’attendais à cette remarque… Parce que contrairement à ce que tu as prétendu un peu trop vite, je me suis informé sur les différentes thèses et aux différents jugements sur les polémiques autour de la personne de Chavez. Et j’en ai même déjà parlé avec certaines de mes connaissances qui le soutiennent (sans qu’elles réussissent néanmoins à me convaincre). Ai-je parlé précisément de RCTV ? On pourrait refaire le monde, mais je n’avais pas envie d’entrer dans un sujet épineux. Mais le souci, c’est que ce n’est pas le seul média que Chavez ait bâillonné. Je pense notamment aux 34 radios et télés privées dont les concessions n’ont pas été renouvelées… Et le motif avancé n’est pas d’avoir menacé de mort le Président ! Non : ce sont des raisons plus ou moins bureaucratiques obscures et farfelues. Et on pourrait continuer.

Je rappelle que la politique en amérique du sud est d’une violence inouie par rapport à celle que nous connaissons (j’y suis allé ! peux tu m’en dire autant ?) que ce soit de l’opposition envers le gouvernement en place ou le contraire, et ce quelles qu’elles soient.

Lula Da Silva a dirigé un pays probablement encore plus tourmenté que le Vénézuela (même si je n’ai pas la prétention de me dire spécialiste de l’Amérique du Sud), et, quoi qu’on pourra toujours trouver quelque chose de négatif, il n’en n’est pas arrivé aux excès de Chavez. Il ne s’est pas non plus engagé sur la même voie socio-économique. Nous verrons bien dans l’avenir laquelle était la meilleure. Même si ce n’est pas le sujet ici. Ah. Et la remarque sur le fait que je n’y sois pas allé et une fois de plus totalement hors sujet. Toi qui me reprochais dans un précédent article des marques d’assurance ou de généralisation, je te recommande quant à toi d’éviter le dénigrement (même si je sais que ce n’est pas méchant) et le préjugé dévalorisant sur tes « adversaires » . S’il fallait être allé dans tous les pays qu’on évoque, la Blogosphère n’existerait pas…

Pour ce qui est des autres accusations sur Chavez, tout d’abord j’aimerais voir un article sérieux en parlant, et pas juste des assertions, et quand je dis un article sérieux, ça veut dire un article pas en provenance du figaro, du point, du monde, de l’express, et de toute sorte de journaux dont le parti pris chronique enlève toute crédibilité à leurs articles sur le sujet.

Mais ça, c’est une fois encore beaucoup trop facile ! Pour réfuter un argument, il suffirait donc de bannir toutes les sources d’informations suspectées de les diffuser ! Un peu de sérieux…

mais je sais que la situation là bas, dans toute l’amérique du sud, chasse gardée de la CIA, un peu moins de nos jours, mais encore pas mal, ne permet pas d’être aussi tendre qu’on souhaiterait l’être dans un pays aussi calme que la France. Mais il a le courage de s’opposer à plus fort que lui, aussi, c’est une des raisons pour lesquelles je l’apprécie.

Une nouvelle tarte à la crème. un nouveau cliché. Celui-ci manquait. Les USA. Quand quelque chose ne va pas, il suffit d’accuser les Etats-Unis pour s’en sortir à peu de frais. Cuba ? Tout va mal à cause du blocus américain. Le Vénézuela ? Chavez est autoritaire (prend ça dans le sens que tu veux) parce qu’il doit gonfler les muscles devant la CIA. Je ne nie pas l’influence que les Etats-Unis peuvent avoir sur l’Amérique du Sud (et encore, si elle était si forte que ça, beaucoup de dirigeants ne seraient plus en place), mais ça ne justifie pas tout. D’autres exemples de la région ont prouvé qu’on pouvait se différencier, voire s’opposer de manière constructive à l’influence américaine tout en gardant une certaine mesure. Désolé de radoter, mais je pense aussi à Lula, bien que je sois certain que tu trouveras au moins cinquante bonnes raisons de ne pas trouver ce type fréquentable.

A mon tour, dois-je rappeler, à propos de relations troubles que les gouvernements francais on récemment soutenu les présidents Bongo, Bouteflika, Ben Ali, Kadhafi, etc. et que Papy Saddam et AlQaida étaient financés et soutenus par les états unis ? Ben alors, je n’entends rien ? Pas d’indignation ? Dommage.

Justement ! Il me semble que j’appuyais mon argumentation sur le fait que la Gauche fasse preuve de bien plus d’indulgence vis-à-vis de certains despotes ou apprentis despotes que vis-à-vis des autres ! Personnellement, je rejette toutes les atteintes à la démocratie, pas simplement celles qui peuvent m’attirer la sympathie de l’opinion publique (Tunisie, Egypte, Côte d’Ivoire…). Tu ne fais qu’enfoncer une porte que j’ai déjà entrouverte. Bon, après, je pourrais aussi te dire que la France ne peut pas se permettre de refuser le dialogue avec tous les dictateurs du monde, à moins de souhaiter vivre en parfaite autarcie : il ne resterait plus beaucoup de régimes fréquentables, hein (Chine, Russie, Algérie, et j’en passe). Et l’enfermement austracique, par l’isolement, de ces despostes peut aussi avoir pour effet de légitimer un déferlement de jemenfoutisme démocratique encore plus violent et incontrôlable, voire renforcer leur légitimité populaire autour du thème du rejet de l’étranger. Quant à la politique des Etats-Unis, je suis parfaitement d’accord avec toi, elle a parfois été absurde dans le domaine. Je ne pense pas l’avoir nié. Je pourrais aussi te dire que le rôle des Etats-Unis dans le renversement de Ben Ali a été sans doute prépondérant…

Pour ce qui est de « s’attaquer à la presse ». Dommage, je ne sais pas de quoi tu parles. C’est bête, mais je suis con comme un balai.

L’aveuglement va donc plus loin que je ne l’imaginais. :-)

« Corporation voyeuriste » ? Et je n’ai pas oublié ses propos sur Pujadas, Ferrari, Pulvar…

Mais tes préjugés à propos des médias sont trop forts pour que le débat ait un sens sur ce point. Par rapport à ce que déchaîné comme violence Mélenchon dans presque tous ses billets de blog, le « casse-toi pôv’con » fait figure de formule de politesse.

C’est un terme extrêmement malvenu. En effet, un pouvoir en place s’attaque à la presse. Mélenchon, lui, critique la presse du pouvoir en place. c’est un peu différent.

Oh mon Dieu. Ça se saurait si la Presse était acquise à la cause Sarkozyste. Le Figaro, à la rigueur, et encore. En-dehors, je ne vois pas. Ah. Et il n’y a pas une presse du pouvoir en place en France. Nous sommes en Démocratie, et l’ORTF a disparu depuis longtemps…

Par ailleurs en utilisant cette expression, tu restes très superficiel. Et oui ! En disant « il attaque », tu ne t’intéresses même pas au contenu de ce qui peut bien être dit.

Le contenu est rarement d’un haut niveau intellectuel. Exemple avec Quatremer : « Tout le bréviaire de la haine y est : je suis un « fainéant », une « couleuvre », un être rempli de « morgue » et de « mépris pour les autres », une personne « détestée » par les vrais démocrates qui suscite le « dégout », un père la morale « donneur de leçons », un « menteur ». Vous noterez aussi l’emploi du « ce » pour « ce Quatremer », afin de mieux me déshumaniser. Je suis moins bien traité, de ce point de vue que mon confrère de France Inter, Renaud Dély (victime dans le même long post de la verve du député européen), mais mieux que ma consoeur Audrey Pulvar : comme c’est une femme, elle a droit à un méprisant « la Pulvar » et elle ne rit pas, elle « glousse » comme toutes les dindes on suppose. Bref, même s’il ne le dit pas explicitement, il incite à la juste violence contre les journalistes, ces êtres qu’il déshumanise. » Autant je peux admettre qu’il critique Quatremer, autant je ne pense pas que les propos qu’il tient soit utiles à la compréhension de son opinion. Le dénigrement est-il indispensable à l’argumentation Mélenchonienne ? Une fois de plus, les attaques ad hominem n’ont rien à faire dans ce genre de prises de position. On croirait entendre les éléphants du PS se tirant à boulets de canons les uns sur les autres…en moins subtil.

Enfin, petit détail : pourquoi voudrais tu que je sois en désaccord avec le contenu (que tu dois chercher, je te rappelle) de la critique des médias quand je suis d’accord avec ? Même mieux, pourquoi serais-je en désaccord, alors que cette critique formule l’indignation refoulée et informulée accumulée depuis tant d’années ? Pourquoi serais-je en désaccord, alors que je vois quelqu’un appuyer enfin là ou ça fait mal ?

Premièrement, je ne parle pas du fond, mais de la manière dont il l’exprime. Et une fois encore, on peut très bien formuler la même critique, les propos insultants en moins. Deuxièmement, c’est un point de désaccord profond entre nous, mais je ne pense pas que la liberté de la presse soit menacée en France, ni même qu’elle soit soumise au pouvoir en place. Elle n’a pas de leçons à recevoir dans les affaires où elle est mise en cause, la plupart du temps. Tu vas me dire que je suis méchant, ou que je fais l’amalgame, mais très sincèrement (j’insiste sur ma sincérité sur ce point), mais en relisant ceci : « pourquoi serais-je en désaccord, alors que cette critique formule l’indignation refoulée et informulée accumulée depuis tant d’années ? Pourquoi serais-je en désaccord, alors que je vois quelqu’un appuyer enfin là ou ça fait mal ? » , je me dis que c’est précisément le genre de justifications que j’entends chez certains Frontistes qui m’expliquent pourquoi le vote FN les tente. Le point qui fait mal est certes différent, mais la primeur de l’émotionnel et du ressenti sur le rationnel, l’art du slogan et du constat est une méthode partagée. Une fois encore, c’est parfaitement sincère. Je te dis que c’est une justification entendue pour justifier tout et n’importe quoi.

Ensuite, les humoristes. Je ne peux que te livrer ma réflexion personnelle dessus. L’humour sert avant tout à critiquer le pouvoir en place.

Non ! Bien sûr que non ! Depuis quand l’humour ne doit-il viser que le pouvoir en place ?

Le rôle des humoristes est de grossir le trait, de pousser un éventuel discours de manière à le rendre comique. Par exemple, dans le cas Besson, Besson organise des déportations de sans papiers, de clandestins, de roms, il renvoie des gens dans leur pays alors qu’ils vont y être condamnés à mort, etc. Ca peut faire un peu penser à certaines actes des nazis. D’où la caricature de guillon. Elle caricature les actes.

Je ne pourrais pas mieux te répondre qu’en reprenant ces mots de Xerbias : « Et pour tenter de développer ce que je disais, sur Guillon et Plantu, il y a deux attitudes possibles : soit de considérer que les humoristes ont tort de caricaturer jusqu’à l’excès un trait des personnalités politiques, soit qu’ils ont raison de le faire. Soit donc Guillon pouvait légitimement traiter Besson de nazi et Plantu pouvait mettre de même sur le même plan Le Pen et Mélenchon, soit aucun des deux ne le pouvaient. C’est bien là le problème, la tendance à penser que des choses normalement inadmissibles peuvent être tolérées si elles sont faites pour des motifs unilatéralement jugés comme supérieurs. Ici, Besson peut être traité de nazi car il est dans un gouvernement de droite. » Ton argument est profondément injuste car uniquement basé sur une approche purement subjective ! L’humour n’est acceptable que s’il critique ce que je critique moi-même, mais le même humour devient inacceptable s’il s’en prend à ce que j’apprécie. C’est précisément ce que je disais dans mon premier article : une forme de « fanatisme » vous rend aveugles, et vous acceptez l’inacceptable uniquement parce que ça concerne une personne à propos de laquelle vous avez un préjugé favorable.

Par ailleurs, M. Besson est membre d’un gouverment qui, sur certains sujets, a été plus loin que ce que proposait le FN lui même. (le FN voulait 20000 suppressions de postes dans l’éducation nationale d’ici 2012, on en est à 100000)

Je trouve cette assertion tellement ridicule, que je vais en prouver le ridicule par une petite exagération Godwinienne que tu me pardonneras. Hitler a voulu éradiquer le chômage en Allemagne. Un Gouvernement qui réussirait à atteindre le « plein emploi » serait donc d’inspiration Nazie. Les Fascistes ont encouragé la construction d’autoroutes. Tout Gouvernement qui construit plus d’autoroutes que les fascistes est donc assimilable à un gouvernement fasciste. Les Communistes voulaient interdire la Burqa. Le Gouvernement a repris le sujet a son compte et a fait interdire la Burqa. Donc le Gouvernement est en réalité communiste ! Tu comprends que ça ne tient pas la route plus de cinq secondes, un truc pareil ?

Sauf que dans le cas de plantu, il ne grossit pas le trait, il diffame carrément.

La frontière est mince ! Besson en Nazi, ce serait grossir le trait, mais Mélenchon en négatif du F-Haine, ce serait de la diffamation ? A condition d’être subjectif, oui. Jusqu’où peut-on aller, dans ce cas ? Je n’ai pas d’exemple immédiat à l’esprit, mais il me semble que certains humoristes pourraient se faire du souci, si on examinait la question de la frontière entre caricature et diffamation sus cet angle là.

En effet, quel rapport entre le pen et Mélenchon ? Aucun. Même en caritaturant autant l’un que l’autre, il n’y a aucun moyen de les faire se rejoindre. En quoi Mélenchon se rapproche-t-il de Le Pen ? en rien. En cela, la caricature est complètement à coté de la plaque. En traitant celui qui porte nos valeurs de crypto lepéniste, Plantu insulte toute la gauche, moi compris.

Aucun rapport ? Une fois de plus, c’est de l’aveuglement. C’est un hasard si autant de Communistes ont rejoint le Front National autour des années 1990 ? Un tour de passe passe ? Quoi que tu en penses, et malgré ta bonne foi, il existe des similitudes de méthodes (et des divergences de fond certaines) entre extrême droite et extrême gauche. D’ailleurs, tu serais surpris par le tournant social du projet frontiste. Mais bon, tu ne veux visiblement pas admettre que le populisme de droite et le populisme de gauche peuvent se ressembler…

Là, tu es d’une malhonneteté intellectuelle flagrante: en effet, il n’y a que des articles à charge, sans les réponses qui ont été faites. Or ces réponses existent, sont nombreuses, très construites et fines, et malheureusement, tu n’en parles pas du tout… tu parles d’une polémique avec Jean Quatremer, qui est pourtant on ne peut plus de mauvaise foi, mais tu ne mets que les articles que Quatremer ! C’est très décevant, j’attendais mieux que ça de toi.

Quand tu critiques le Gouvernement, est-ce que tu proposes systématiquement le point de vue adverse ? Ta défense de Chavez s’accompagne-t-elle de références ciblées sur les autres points de vue en la matière ? Un partout ?

là aussi, tu es completement à coté de la plaque. Pour commencer, tu ne cites aucun exemple. Ensuite, tu parles d’attaques Ad hominem. là aussi : lesquelles ?

Mais là aussi, elles sont partout, les attaques ad hominem ! A chaque fois que Mélenchon critique quelqu’un, il y a recours ! Ca crève les yeux… Relis déjà simplement le reste de ma réponse, et tu trouveras des exemples. Attention, en niant ce recours plus que régulier, et quasiment systématique aux attaques personnelles, tu verses presque dans la mauvaise foi !

Après : tu demandes si on accepterait que mélenchon « soit insulté de la sorte ». Je ne sais pas de quelle sorte vu que tu ne donnes pas d’exemples. Mais ce que je sais, c’est qu’il est insulté, et, détail marrant, c’est toi qui en donnes l’exemple ! Par les attaques on ne peut moins pertinentes de ton pote Quatremer. Et il l’est continuellement dans les médias, que ce soient par les UMP (URSS…) ou par ses soit disant potes du PS.

Les propos de Quatremer ne sont pas aussi insultants que ceux de Mélenchon. Il n’y a pas la même violence. Je ne pense pas que Mélenchon ait été traité de rottweiler enragé, d’éboueur de la politique, de larbin de la cause prolétarienne, de propagandiste marxiste, et j’en passe.

Et l’avantage des insultes, c’est qu’elles se passent d’argumentation. Encore heureux, car il n’y en a aucune pour soutenir de telles âneries.

Vu à quel point Mélenchon traîne dans la boue quand il critique, on peut se demander si ce n’est pas de lui que tu parles…

enfin, tu parles de « rejet de la politique », peut être voulais tu dire « rejet de la politique de droite », parce que de mon coté, c’est plutôt une réconciliation avec la politique que j’observe.

On ne doit pas vivre dans le même pays. Et l’abstention parle d’elle même. Ces gens là ne votent pas davantage Mélenchon que l’UMP.

Tu parles d’orgueil démesuré, tu es complètement à coté de la plaque (t’as qu’à venir le voir ! tu jugeras sur pieces… Je suis certain qu’il passera au moins une fois à Nice d’ici avril 2012), tu parles du FN, je trouve que c’est vraiment très con, très insultant, et très superficiel, tu parles de manichéisme, tu es bien mal placé pour donner des leçons, et tu parles d’intolérance chevillée au corps, j’attends un exemple, parce que pour l’instant, je n’ai observé que le contraire…

N’es-tu pas le premier à revendiquer une hiérarchisation subjective des idées et une vision manichéenne des idéologies politiques ? C’est le monde à l’envers ! Au contraire, je peux t’assurer que l’intolérance politique et l’absence de nuance ne sont pas caractéristiques des centristes ou libéraux modérés. De ton propre aveu, c’est plutôt de ton côté que ça se passe. ;-)

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À propos Alexandre
Carabin passionné de politique, dextro-centriste et méchant libéral. Rule Britannia ! J'ai rarement tort mais ça m'arrive souvent.

One Response to S’il faut en rajouter une couche…

  1. Malaberg says:

    JE ne vais pas passer ma soirée à répondre à la polémique, je trouve que les réponses à ce que tu dis sont déjà dans mes interventions précédentes, que ce soit en commentaire ou en article.

    Quelques éléments cependant
    -Tu ne lis pas mes liens, ou tu ne tiens pas compte de ce qui est écrit. Tu les balaies d’un revers de main.
    -voici la réponse de chavez, la fin est très intéressante. http://www.agoravox.tv/actualites/medias/article/chavez-s-explique-sur-la-censure-23895
    -« Je pourrais aussi te dire que le rôle des Etats-Unis dans le renversement de Ben Ali a été sans doute prépondérant… » Ben voyons. Et ce ne sont pas les états unis qui ont provoqué la révolution Française, tu es sur ? L’idée d’une révolution populaire qui chasse l’oligarchie du pouvoir fait tellement peur à l’oligarchie qu’ils ne savent plus quoi inventer pour dire que « c’était prévu ». Pour le coup, ça me fait vraiment penser à la ferme des animaux, d’Orwell.
    -« C’est un hasard si autant de Communistes ont rejoint le Front National autour des années 1990 ? » C’est faux. Les études electorales sérieuses montrent que l’electorat du FN venait de TOUS les partis de l’époque en proportions égales. PCF, PS, UDF, RPR. Tiens d’ailleurs, si tu prends la présidentielle de 1988, le total PS+PC est quasiment inchangé par rapport à 1981 (autour de 41%), alors que le total RPR+UDF passe de 46.5% à 36.5%… Pareil pour le total gauche (passe de 46.8% à 45.3%) alors que le total droite hors FN passe de 49.3% à… 36.5% ! Avec le FN, on retrouve 50.9%… Et on retombe sur nos pattes. Bon, alors dire « electorat FN = electorat PCF », c’est un peu abuser, je trouve…
    -Cuba et les états unis : je pense que Mélenchon a eu tort de se laisser entrainer dans cette histoire. (par Quatremer !) Le mieux pour parler de cuba, c’est d’attendre que la droite se mette à parler des régimes qu’elle soutient un peu partout. Et pour ce qui est des états unis, ton argument ne tient pas. « Pfff, dès qu’il y a un mort à Auschwitz,on accuse les nazis… mais enfin, c’est pénible à la fin ! ça va, hein ! ça n’explique pas tout ! C’est aussi un peu la faute des juifs ! ». Ce n’est pas un argument non plus ! L’égalité de traitement entre le bourreau et la victime, c’est de la tartuferie.
    -« corporation voyeuriste ». Je suis tout à fait d’accord ! Voyeuriste était le mot qui me venait à l’esprit lorsque je réfléchissait au traitement de la campagne de 2007 par les médias, mais pas que.
    il me suffit de regarder un JT pour que ça me revienne. « Alors, hein, vous êtes malheureux, hein, hein que vous êtes triste »… Heureusement que tous les journalistes ne sont pas comme ça. Là encore, je rappelle que ce passage n’était pas un passage télé. Mélenchon n’est donc pas venu devant les journalistes leur dire « vous êtes voyeuristes ».
    Pour ce qui est des propos sur Pujadas et Ferrari, intéresse donc toi au fond du propos. LE FOND. Je sais bien que tu ne veux pas, mais il est indissociable de la forme. Pour ce qui est de Pulvar, il l’a soutenue lors de son éviction, alors…
    -La liberté de la presse n’est pas menacée en France… ah, c’est vrai, il existe des petits médias alternatifs. C’est vrai.Tant qu’ils existeront, on ne pourra pas dire qu’il y a menace sur la liberté de la presse, ah, le bon alibi… Sur le FOND, tous les GRANDS MEDIAS nous débitent la MEME SALADE, avec des sauces différentes, certes, mais le fond du discours est le même.
    -« Ton argument est profondément injuste car uniquement basé sur une approche purement subjective ! L’humour n’est acceptable que s’il critique ce que je critique moi-même, mais le même humour devient inacceptable s’il s’en prend à ce que j’apprécie. C’est précisément ce que je disais dans mon premier article : une forme de « fanatisme » vous rend aveugles, et vous acceptez l’inacceptable uniquement parce que ça concerne une personne à propos de laquelle vous avez un préjugé favorable. » Ok, t’as raison. Bonjour à Jean Nicolas Sarkopen !

    -Pour ce qui est de la politque UMP et du programme FN, Voici un petit lien qui compare ce que Sarko a fait entre 2002 et 2007, et le programme du FN de 2002.
    http://generation-clash.blogspot.com/2008/04/sarko-applique-bel-et-bien-le-programme.html
    En 2012 devrait sortir celui qui tire le bilan de 2007-2012 !
    -« Quand tu critiques le Gouvernement, est-ce que tu proposes systématiquement le point de vue adverse ? Ta défense de Chavez s’accompagne-t-elle de références ciblées sur les autres points de vue en la matière ? Un partout ? » Bah, oui, quand je critique le gouvernement, je présente le point du vue du gouvernement, puis je le taille en pièces. Mais même sans ça, ton argument n’est pas pertinent. Critiquer le gouvernement, ça n’a rien à voir avec le fait de parler de polémique. Quand on parle d’une polémique, on cite généralement tous les points de vue, si on veut être honnête. C’est ce que j’ai fait d’ailleurs, dans mon billet sur mélenchon et quatremer. Mais il faut le reconnaitre, souvent, le gouvernement, comme le montre bien cette image : http://alternatifs06.free.fr/LeGouverneMent-temoin.jpg
    -« D’ailleurs, tu serais surpris par le tournant social du projet frontiste. Mais bon, tu ne veux visiblement pas admettre que le populisme de droite et le populisme de gauche peuvent se ressembler… » Mais c’est quoi ces trucs ? « populisme de droite et de gauche ? » Non seulement, c’est très insultant, mais en plus c’est completement faux. C’est quoi le populisme, et en quoi pourrait il être « de gauche » ou « de droite » ?Et le tournant « social » du projet frontiste, que j’attends de voir sur un document écrit, hein, genre un programme ne se manifeste que dans les mots. Un peu comme au NSDAP, jadis, dans les années 30. Et on a vu ce qu’ils ont fait. de politique « sociale », point. Ils ont fait la politique des patrons, malgré toutes leurs paroles.
    -Et pour ce qui est de la violence verbale, j’ai déjà répondu. Elle existe à des niveaux biens plus forts dans l’autre sens, mais tu ne la vois pas. Comme elle est partout, l’oeil non avisé ne la voit plus. « Salauds de fonctionnaires/ communiste ? tu soutiens l’URSS et la corée ?/ assistés/ banlieues à problèmes/ irresponsables/emmerdeurs/est ce que vous n’êtes pas dépassés ? » et il y en a bien d’autres, suffit de demander. Sans cesse et depuis des années. Mais bon, t’es pas du bon coté de la barrière donc tu ne t’en rends compte que lorsque le cours habituel des insultes est changé. Mais bientôt tu ne les verras plus non plus, parce que ça n’est pas prêt de s’arrêter… « C’est une révolte ? Non, sire, c’est une révolution ».

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