[Piloups] Expendables : Unité Banale

 

Réalisé par Sylvester Stallone
Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li,
Dolph Lundgren, Randy Couture, Steve Austin,
Bruce Willis, Mickey Rourke, Arnold Schwarzenegger…
Sortie au cinéma le 18 Août 2010

Vous l’aurez compris à la seule lecture du casting impressionnant de ce long métrage, Expendables n’est pas un film très fin. Stallone débarque avec sa bande de copains pour nous proposer un énième blockbuster pétaradant et sa dose habituelle de fusillades et de héros tous plus charismatiques les uns que les autres (ceci est un sarcasme).

Pas besoin d’être cinéphile pour comprendre que le « scénario » d’Expendables n’intéresserait pas un enfant de 10 ans et pourrait tenir dans un kleenex. Une unité de combat indépendante menée par Barney Ross (Sylvester Stallone au sommet de son art) se voit proposer une mission de nettoyage dans une île tenue d’une main de fer par un dictateur. Barney, d’abord réticent, finira par foncer dans le tas pour les beaux yeux d’une femme. Ajoutez à cela quelques tentatives vaines de rendre le script plus compliqué en ajoutant des personnages en pagaille repoussant chacun les limites de l’inutilité, et vous obtenez un film de boeufs où il vaut mieux mettre son cerveau de côté si l’on ne veut pas être trop déçu.

Notre cher Stallone nous propose en fait un digne successeur de Rambo, mais en mode « par équipe » cette fois. Et quelle équipe ! De Randy Couture (champion MMA) à Steve Austin (ancien catcheur) en passant par Mickey Rourke (vitrine de l’avancée technique dans le domaine de la chirurgie plastique), Stallone a donc fait le choix de privilégier talent et jeu d’acteur (nouveau sarcasme pour ceux qui ne suivent pas). On notera que si notre gouverneur américain préféré Shwarzi et Bruce Willis sont en tête d’affiche, ce n’est que pour le « style », leur performance cinématographique ne dépassant pas les 2 minutes. Après tout ça, on se demande pourquoi des acteurs comme Jason Statham et Jet Li s’abaissent à jouer dans un tel navet. Même eux paraissent anormalement transparents, sûrement pas aidés par le niveau médiocre de leurs compères. En parlant de médiocrité, les dialogues sont tout simplement … américains, c’est à dire honteux. Je ne m’étendrais pas sur ce sujet, il n’y a absolument rien à en dire en dehors du fait que voir Stallone et Rourke parler des femmes et absolument hilarant. On peut cependant noter la performance de Stallone en tant que réalisateur, qui arrive à nous faire regarder un film de pas moins d’1h45 dans lequel il ne se passe pourtant absolument rien excepté quelques scènes d’action qui sont d’ailleurs inutilement longues et totalement inintéressantes. La dernière partie du film que constitue l’assaut nocturne du repère du dictateur est une énorme ignominie envers tout film d’action qui se respecte. Interminable et rébarbative sont les deux seuls adjectifs qui me viennent spontanément.

Comme prévu, The Expendables n’a bien entendu aucun intérêt cinématographique. Il n’est destiné qu’aux fans inconditionnels de Stallone et des grosses brutes pleines de testostérones qui constituent l’essentiel du film (cachez vous hérétiques). On peut cependant se consoler en revisionnant la scène culte où l’on retrouve simultanément Willis Schwarzenegger et Stallone dans une église (quel symbole), je ne peux vous cachez que cela reste néanmoins assez jouissif. Je ne saurais en fait conseiller Expendables : Unité Spéciale que pour une bonne soirée entre copains dans le but de bien rigoler en vidant un pack. Mais ne soyons pas rabat-joie, c’est aussi ça le cinéma !

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