Notre système éducatif

Je pense que peu d’entre vous sont passés à côté de l’annonce des résultats de l’enquête PISA menée parmi les pays de l’OCDE pour évaluer la pertinence des systèmes éducatifs des différents pays. Sont évaluées la compréhension de l’écrit, les mathématiques, et la culture scientifique. Résultat ? La France s’en tire avec un retentissant « peut mieux faire » . Même si l’affaire commence à dater, je souhaiterais revenir sur quelques pistes à explorer afin de remédier à cet échec.

Évacuons immédiatement la question du budget alloué à l’éducation. Certains s’imaginent que ces résultats sont à mettre au compte d’un manque de moyens budgétaires. Or en 2005, la France consacrait 8470 euros pour un élève du secondaire alors que la moyenne de l’OCDE était de 7000 euros. Sans compter que l’argent en fait pas tout. Quant à la suppression de certains postes d’enseignants, je pense que son impact est pour lors largement négligeable.

La première idée, qui est d’ailleurs mise en avant par l’UNI, est celle de réhabiliter les groupes par niveau. On y répugne fortement, pour des raisons sommes toute logiques, puisque l’idée reviendrait à classer ou hiérarchiser les élèves par niveau, donc, éventuellement, à les perturber ou à les complexer. Je comprends tout-à-fait cet argument. Cela dit, je ne sais pas vous, mais quand j’étais à l’école primaire, beaucoup d’enseignants établissaient à la fin de chaque trimestre un classement des élèves en fonction de leurs résultats. A ma connaissance, personne n’en est sorti traumatisé. Pourquoi cette idée ? Quand une classe est hétérogène, que se passe-t-il ? L’enseignant peut se conformer au niveau du meilleur tiers de la classe, ce qui ne permet pas aux deux autres tiers, et notamment aux plus faibles, de rattraper le niveau. Ainsi, les meilleurs ont tendance à devenir toujours meilleurs, et les plus faibles, à perdre pied (c’est ce schéma qui semble en cours en France, à en croire PISA). L’enseignant peut aussi choisir de niveler son cours au niveau des plus faibles éléments, pour leur permettre de rattraper leur retard. Mais dans ce cas, ce sont les meilleurs qui sont lésés. Dans tous les cas, il y a des perdants. Alors, si on oublie la gêne liée au fait de diviser les élèves par groupes de niveau homogène, le bénéfice pourrait être énorme. Les « meilleurs » pourraient approfondir les notions étudiées et s’épanouir dans une classe où ils ne s’ennuient pas. Les plus « faibles » pourraient être accompagnés de plus près, et le contenu serait adapté à leurs besoins. Tout le monde serait gagnant, à la seule condition de parvenir à éviter les dérives potentielles d’un système à deux vitesses. A défaut d’être aussi radical, rien n’empêche d’instaurer une dose d’homogénéité partielle dans l’hétérogénéité actuelle des classes, ou de créer des groupes homogènes, au moins pour les options et les cours qui rassemblent plusieurs classes (comme les langues, par exemple).

En ce sens, l’idée des Internats d’Excellence est parfaitement représentative de cette problématique : doit-on permettre à ces jeunes méritants d’accéder à l’excellence dans un climat favorable, ou les laisser dans leurs établissements respectifs, dans des conditions souvent difficiles, afin qu’ils servent, en quelque sorte, de « locomotives » pour le reste des élèves, en zone difficile ? Mon avis est que les Internats d’Excellence peuvent aussi permettre aux élèves en difficultés, demeurés dans leurs établissements, d’être mieux accompagnés, tout en laissant progresser pleinement ceux qui en ont l’ambition.

Je persiste à penser que la définition d’un socle des matières essentielles renforcé en terme d’heures (Français, Mathématiques…), associée à un choix plus libre d’autres disciplines traitées sur un mode différent, permettrait d’impliquer davantage les élèves, tout en assurant des bases solides essentielles à leur avenir.

En parallèle, il convient de renforcer les contrôles pour s’assurer de l’acquisition de ces bases essentielles, au fur et à mesure du parcours de l’élève, étape par étape, par paliers, afin de repérer les éventuelles difficultés et corriger plus facilement les faiblesses ainsi mises en évidence. J’insiste sur l’acquisition des bases, car si les fondations sont instables dès le début, c’est toute la scolarité de l’élève qui est compromise. C’est dès le début qu’il faut agir ! Je confirme par la même occasion mon attachement au contrôle continu, « permettant d’évaluer au quotidien les progrès des élèves et d’offrir une réponse pédagogique dès que des difficultés apparaissent » (UNI), et plus représentatif du niveau réel de l’élève.

Ensuite, au risque d’adopter une rhétorique « de droite » , je pense qu’il faut responsabiliser les parents. Il faut absolument que les parents prennent autant que possible en charge l’éducation de leurs enfants, en leur inculquant un certain nombre de valeurs, afin de décharger l’école, qui se consacrerait davantage à l’instruction, alors qu’elle fait parfois figure d’éducatrice et de garante de la discipline aujourd’hui. Des élèves qui ne seraient plus livrés à eux-même, mais soutenus par une présence plus forte des parents, réussiraient probablement mieux, dans un meilleur climat. Faut-il sanctionner financièrement les parents irresponsables ? Pourquoi pas, à condition de prendre en compte les éventuelles difficultés familiales. Mais les parents ne doivent en aucun cas oublier le rôle qu’ils ont à jouer pour l’avenir de leur enfant.

On entre dans un sujet épineux. Faut-il prendre en comptes les rythmes chrono-biologiques des élèves, ou est-ce un délire de plus ? Certains parmi la Blogosphère pensent que non, tandis que j’estime qu’ils doivent être pris en compte. Pourquoi donc avons-nous les élèves les plus stressés de tout l’OCDE ? N’est-ce pas le signal qu’il faut se poser quelques questions ? Si au moins ce stress se concrétisait par des résultats supérieurs à la moyenne… Mais ce n’est pas le cas ! Je pense que les journées sont souvent trop longues, surtout pour les plus jeunes. Il suffirait de réduire d’une ou deux semaines les vacances d’été pour alléger les emplois du temps. Nier l’impact des rythmes chrono-biologiques, ce serait considérer que les élèves sont capables d’une concentration stable tout au long de la journée… Ce qui n’est, de toute évidence, pas le cas. Pourquoi ne pas optimiser l’efficacité des journées de cours par une répartition plus intelligente des cours ?

Nous pourrions agir au niveau de la formation des enseignants. J’ai bien entendu les critiques répétées du nouveau système de formation des enseignants, qui ne les préparerait pas assez à contrôler une classe. C’est possible. Je n’ai pas la prétention d’en juger plus pertinemment que les premiers intéressés. Maintenant, il y a des facteurs sur lesquels la formation ne joue pas : la fibre et la vocation d’enseignant, qu’on a facilement, ou qu’on n’a pas, ainsi que l’investissement personnel, et les méthodes de travail et d’enseignement, qui font la différence entre un « bon prof » , et un professeur moyen. Quand je vois le courage et le travail mené par certains professeurs, je réalise que de l’un à l’autre, il y a d’énormes différences d’investissement. Est-il juste que tous soient pourtant rémunérés au même niveau ? Alors c’est vrai, c’est gênant de rémunérer les professeurs au mérite, et ils seraient les premiers à ne pas l’accepter. Et puis, sur quels critères juger du mérite d’un professeur ? Même s’il peut « crever les yeux » pour des élèves ou un observateur lambda, il faudrait des critères objectifs, « scientifiques » . Se baser simplement sur les résultats des élèves serait injuste, puisqu’il suffirait de noter avec largesse pour devenir un professeur méritant » . La question n’est pas simple. Pourtant, il existe des professeurs exemplaires qui mériteraient une plus grande reconnaissance, c’est certain… Et si tous s’investissaient autant, nul doute que notre système éducatif se porterait mieux !

Comment trouver de meilleures recettes pour notre système ? En s’inspirant de ce qui fonctionne à l’étranger ! C’est même un des avantages de l’Europe que d’encourager à la convergence des systèmes vers les meilleurs possible. Il y aurait des choses à faire, si on prenait la peine d’examiner en détail les raisons de la réussite de certains systèmes, même si ce principe comporte des limites évidentes : un système peut être parfaitement adapté à une société, et parfaitement inadapté à la nôtre… Il faut prendre en compte tous les autres facteurs qui influent sur la réussite d’un système scolaire : l’immigration, la mentalité, les traditions, le système social, le cadre familial… Et je ne voudrais pas voir notre système converger vers celui en vigueur en Corée du Sud, qui, malgré son évidente réussite, est à la limite du stakhanovisme.

Sachant qu’il n’y a donc pas de solution miracle, la meilleure méthode pour améliorer notre système éducatif est d’expérimenter. Testons, testons, testons encore. « Tempta et experire » . N’ayons pas peur d’essayer de nouvelles choses, d’appliquer des idées novatrices, à petite échelle, d’en tirer le bilan, afin de juger s’il serait pertinent d’étendre ou de généraliser un fonctionnement. Ce n’est que comme ça que nous réussirons à remonter dans le fameux et traumatisant classement PISA.

Voir aussi : Éloge de la transmission (le Blog de Natacha Polony)

Je pense que peu d’entre vous sont passés à côté de l’annonce des résultats de l’enquête PISA menée parmi les pays de l’OCDE pour évaluer la pertinence des systèmes éducatifs des différents pays. Sont évaluées la compréhension de l’écrit, les mathématiques, et la culture scientifique. Résultat ? La France s’en tire avec un retentissant « peut mieux faire ». Même si l’affaire commence à dater, je souhaite revenir sur quelques pistes à explorer afin de remédier à cet échec.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/07/01016-20101207ARTFIG00679-le-systeme-educatif-francais-mal-note.php

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/07/01016-20101207ARTFIG00731-les-methodes-pedagogiques-francaises-mises-a-mal.php

http://www.uni.asso.fr/spip.php?article9983

Évacuons immédiatement la question du budget alloué à l’éducation. Certains s’imaginent que ces résultats sont à mettre au compte d’un manque de moyens budgétaires. Or en 2005, la France consacrait 8470 euros pour un élève du secondaire alors que la moyenne de l’OCDE était de 7000 euros. Sans compter que l’argent en fait pas tout. Quant à la suppression de certains postes d’enseignants, je pense que son impact est pour lors largement négligeable.

La première idée, qui est d’ailleurs mise en avant par l’UNI, est celle de réhabiliter les groupes par niveau. On y répugne fortement, pour des raisons sommes toute logiques, puisque l’idée reviendrait à classer ou hiérarchiser les élèves par niveau, donc, éventuellement, à les perturber ou à les complexer. Je comprends tout-à-fait cet argument. Cela dit, je ne sais pas vous, mais quand j’étais à l’école primaire, beaucoup d’enseignants établissaient à la fin de chaque trimestre un classement des élèves en fonction de leurs résultats. A ma connaissance, personne n’en est sorti traumatisé. Pourquoi cette idée ? Quand une classe est hétérogène, que se passe-t-il ? L’enseignant peut se conformer au niveau du meilleur tiers de la classe, ce qui ne permet pas aux deux autre tiers, et notamment aux plus faibles, de rattraper le niveau. Ainsi, les meilleurs ont tendance à devenir toujours meilleurs, et les plus faibles, à perdre pied (c’est ce schéma qui semble en cours en France, à en croire PISA). L’enseignant peut aussi choisir de niveler son cours au niveau des plus faibles éléments, pour leur permettre de rattraper leur retard. Mais dans ce cas, ce sont les meilleurs qui sont lésés. Dans tous les cas, il y a des perdants. Alors, si on oublie la gêne liée au fait de diviser les élèves par groupes de niveau homogène, le bénéfice pourrait être énorme. Les « meilleurs » pourraient approfondir les notions étudiées et s’épanouir dans une classe où ils ne s’ennuient pas. Les plus « faibles » pourraient être accompagnés de plus près, et le contenu serait adapté à leurs besoins. Tout le monde serait gagnant. A défaut d’être aussi radical, rien n’empêche d’instaurer une dose d’homogénéité partielle dans l’hétérogénéité actuelle des classes, ou de créer des groupes homogènes, au moins pour les options et les cours qui rassemblent plusieurs classes (comme les langues, par exemple).

En ce sens, l’idée des internats d’excellence est parfaitement représentative de cette problématique : doit-on permettre à ces jeunes méritants d’accéder à l’excellence dans un climat favorable, ou les laisser dans leurs établissements respectifs, dans des conditions souvent difficiles, afin qu’ils servent, en quelque sorte, de « locomotives » pour le reste des élèves, en zone difficile ? Mon avis est que les Internats d’Excellence peuvent aussi permettre aux élèves en difficultés, demeurés dans leurs établissements, d’être mieux accompagnés, tout en laissant progresser pleinement ceux qui en ont l’ambition.

Je persiste à penser que la définition d’un socle des matières essentielles renforcé en terme d’heures (Français, Mathématiques…), associée à un choix plus libre d’autres disciplines traitées sur un mode différent, permettrait d’impliquer davantage les élèves, tout en assurant des bases solides essentielles à leur avenir.

En parallèle, il convient de renforcer les contrôles pour s’assurer de l’acquisition de ces bases essentielles, au fur et à mesure du parcours de l’élève, étape par étape, par paliers, afin de repérer les éventuelles difficultés et corriger plus facilement les faiblesses ainsi mises en évidence. J’insiste sur l’acquisition des bases, car si les fondations sont instables dès le début, c’est toute la scolarité de l’élève qui est compromise. C’est dès le début qu’il faut agir ! Je confirme par la même occasion mon attachement au contrôle continu, « permettant d’évaluer au quotidien les progrès des élèves et d’offrir une réponse pédagogique dès que des difficultés apparaissent » , et plus représentatif du niveau réel de l’élève.

Ensuite, au risque d’adopter une rhétorique « de droite » , je pense qu’il faut responsabiliser les parents. Il faut absolument que les parents prennent autant que possible en charge l’éducation de leurs enfants, en leur inculquant un certain nombre de valeurs, afin de décharger l’école, qui se consacrerait davantage à l’instruction, alors qu’elle fait parfois figure d’éducatrice et de garante de la discipline aujourd’hui. Des élèves qui ne seraient plus livrés à eux-même, mais soutenus par une présence plus forte des parents, réussiraient probablement mieux, dans un meilleur climat. Faut-il sanctionner financièrement les parents irresponsables ? Pourquoi pas, à condition de prendre en compte les éventuelles difficultés familiales. Mais les parents ne doivent en aucun cas oublier le rôle qu’ils ont à jouer pour l’avenir de leur enfant.

On entre dans un sujet épineux. Faut-il prendre en comptes les rythmes chrono-biologiques des élèves, ou est-ce un délire de plus ? Certains parmi la Blogosphère pensent que non, tandis que j’estime qu’ils doivent être pris en compte. Pourquoi donc avons-nous les élèves les plus stressés de tout l’OCDE ? N’est-ce pas le signal qu’il faut se poser quelques questions ? Si au moins ce stress se concrétisait par des résultats supérieurs à la moyenne… Mais ce n’est pas le cas ! Je pense que les journées sont souvent trop longues, surtout pour les plus jeunes. Il suffirait de réduire d’une ou deux semaines les vacances d’été pour alléger les emplois du temps. Nier l’impact des rythmes chrono-biologiques, ce serait considérer que les élèves sont capables d’une concentration stable tout au long de la journée… Ce qui n’est, de toute évidence, pas le cas. Pourquoi ne pas optimiser l’efficacité des journées de cours par une répartition plus intelligente des cours ?

Nous pourrions agir au niveau de la formation des enseignants. J’ai bien entendu les critiques répétées du nouveau système de formation des enseignants, qui ne les préparerait pas assez à contrôler une classe. C’est possible. Je n’ai pas la prétention d’en juger plus pertinemment que les premiers intéressés. Maintenant, il y a des facteurs sur lesquels la formation ne joue pas : la fibre et la vocation d’enseignant, qu’on a facilement, ou qu’on n’a pas, ainsi que l’investissement personnel, et les méthodes de travail et d’enseignement, qui font la différence entre un « bon prof » , et un professeur moyen. Quand je vois le courage et le travail mené par certains professeurs, je réalise que de l’un à l’autre, il y a d’énormes différences d’investissement. Est-il juste que tous soient pourtant rémunérés au même niveau ? Alors c’est vrai, c’est gênant de rémunérer les professeurs au mérite, et ils seraient les premiers à ne pas l’accepter. Et puis, sur quels critères juger du mérite d’un professeur ? Même s’il peut « crever les yeux » pour des élèves ou un observateur lambda, il faudrait des critères objectifs, « scientifiques » . Se baser simplement sur les résultats des élèves serait injuste, puisqu’il suffirait de noter avec largesse pour devenir un professeur méritant » . La question n’est pas simple. Pourtant, il existe des professeurs exemplaires qui mériteraient une plus grande reconnaissance, c’est certain… Et si tous s’investissaient autant, nul doute que notre système éducatif se porterait mieux !

Comment trouver de meilleures recettes pour notre système ? En s’inspirant de ce qui fonctionne à l’étranger ! C’est même un des avantages de l’Europe que d’encourager à la convergence des systèmes vers les meilleurs possible. Il y aurait des choses à faire, si on prenait la peine d’examiner en détail les raisons de la réussite de certains systèmes, même si ce principe comporte des limites évidentes : un système peut être parfaitement adapté à une société, et parfaitement inadapté à la nôtre… Il faut prendre en compte tous les autres facteurs qui influent sur la réussite d’un système scolaire : l’immigration, la mentalité, les traditions, le système social, le cadre familial… Et je ne voudrais pas voir notre système converger vers celui en vigueur en Corée du Sud, qui, malgré son évidente réussite, est à la limite du stakhanovisme.

Sachant qu’il n’y a donc pas de solution miracle, la meilleure méthode pour améliorer notre système éducatif est d’expérimenter. Testons, testons, testons encore. « Tempta et experire » . N’ayons pas peur d’essayer de nouvelles choses, d’appliquer des idées novatrices, à petite échelle, d’en tirer le bilan, afin de juger s’il serait pertinent d’étendre ou de généraliser un fonctionnement. Ce n’est que comme ça que nous réussirons à remonter dans le fameux et traumatisant classement PISA.

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À propos Alexandre
Carabin passionné de politique, dextro-centriste et méchant libéral. Rule Britannia ! J'ai rarement tort mais ça m'arrive souvent.

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